Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

Mardi 6 avril 2010 2 06 /04 /Avr /2010 19:45

Quand l’écoute est bonne, la parole est bonne.

 

Celui qui écoute est le maître de ce qui est profitable.

 

Ecouter est meilleur que tout.

 

Ainsi naît l’amour parfait.

 

Quant à l'ignorant qui  n'écoute pas,

Il n'accomplira rien...

c'est un mort vivant chaque jour..

 

 

PTAH HOTEP

 

Ptahhotep est un vizir (préfet) de l'Égypte Antique (environ 2400 av. J.-C.) sous le règne du pharaon Djedkarê Isési de la Ve dynastie.

 

Par Vieux Jade - Publié dans : étranges et beaux fruits venus d'ailleurs
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 20:36

Dans la tourmente des messages de peur qui nous assaillent constamment de l'extérieur, je voudrais communiquer un rêve que j’ai fait il y a quelques années. La fraîcheur est garantie, car le rêve transcende le temps. Ce rêve très simple et très bref a un caractère impersonnel et peut servir à tous. C’est pourquoi je le transmets. C’est comme une lanterne à accrocher dans un lieu obscur.

 

20 mars 2010 009

 

Je me trouve dans une tour en bois de pin. Je monte un escalier en spirale, marche après marche. Je vois que cette tour se trouve dans une vallée, au centre. Sur la gauche, une falaise. Sur la droite, une falaise. La tour ne s’effondre pas, mais elle bascule de gauche à droite. Elle va donc s’écraser sur la falaise de droite. Je reçois un message : « Continue à monter ». Ce que je fais, sans hâte, sans panique, sans crainte. Je monte, et je vois que la tour finit par toucher la falaise à droite. Sur cette falaise, de l’herbe, une prairie. Je continue d’avancer et spontanément une porte s’ouvre devant moi, juste à la hauteur de cette prairie, où je continue d’avancer.

 

Le contenu du rêve se suffit à lui-même : marche en toute confiance, sache ce qui se passe dans le monde, mais surtout : n’aie pas peur, ne ressens pas de haine, ni de désir de vengeance. Tu n’as pas de prise sur l’extérieur. La seule dimension sur laquelle tu aies réellement du pouvoir, c’est sur ton ascension continue. Et celle-ci a lieu dans le centre de toi-même, hors d’atteinte de l’émotion.

 

Dans les temps de la confusion, les maîtres de l’envoûtement ont cherché à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, comme disait le grand témoin François Rabelais : la première contient l’urine qui est jaune comme le soleil mais n’éclaire personne, et constitue l’empreinte individuelle ; l’autre contient la flamme qui éclaire. Et la flamme appartient à tous. Une flamme en allume une autre.

 

En clair : ne pas prendre le critère personnel pour la clairvoyance supra-individuelle. 

 

La vessie, c’est les bons sentiments, au nom desquels nous avons tout gobé, tout accepté. Nous avons tout avalé car nous n’étions pas tranquilles. Mon Dieu, qu’ai-je fait ? dit la vessie. C’est vrai, je ne suis pas super. Mis en demeure par le tribunal des enfers, royaume de la peur, celui qui sonde les vessies, l’homme s’est déclaré coupable. Coupable ? Ta peine sera d’ouvrir ta porte à tous les démons de l’enfer, et à vivre dans la crainte. Tu ne monteras pas. Tu es indigne, et resteras à jamais dans le monde des ténèbres.

 

Et le monde est plein de damnés, qui ont accepté de se laisser juger par le bas.

 

La lanterne contient la flamme qui éclaire tous les hommes, l’amour. L’amour n’est pas une émotion. Foutaises. Emovere (ex-movere), en latin c’est entraîner au dehors, sortir du centre. La peur, le désir de plaire, l’envie, la colère sont des émotions. Pas l’amour. L’amour rassemble. Pas par l’extérieur. L’amour recentre. Des êtres qui s’aiment sont au centre d’eux-mêmes, pas ailleurs. Mais ce centre est à la fois unique et particulier.

 

L’amour ne juge pas. L’amour consume et transforme ce qui doit brûler, afin de le transformer en lumière.

 

L’amour ouvre des fenêtres dans les murs gris de la triste réalité où s’agitent les hommes et dont ils sont, nous sommes, vous êtes partiellement responsables. Aujourd’hui le temps vient de fermer les portes aux démons de l’enfer, à la culpabilité posée comme un joug sur nos épaules. Ne nous laissons plus juger par ce qui n’a sur nous aucun droit. Ne nous laissons pas retenir par ce qui nous est inférieur.

 

Le rêve m’a dit : sois tranquille, monte.

Ne reste pas dans le mensonge. Ne sois plus la proie de la méchanceté et de la malveillance. Ne nourris plus ces monstres qui te tirent vers le bas. Repousse les du pied.


20 mars 2010 010

Les vampires flairent facilement notre porte : nous y laissons la marque de notre urine, pleine des phéromones de la peur, de la méchanceté, de la malveillance. Y’a bon.

Changeons, et les vampires iront ailleurs. Changeons tous, et ils devront changer aussi.

 

On vous a dit : Soyez ouverts, et avec vos bons sentiments nés de la culpabilité de l’incertitude (mon dieu, ai-je le cul propre ?), de la fausse morale des hommes, et vous avez laissé les loups entrer dans votre maison et tout saloper, pendant que vous trembliez de peur.

 

Le jugement post mortem des égyptiens avait deux critères : la déesse Maat, qui pesait l’âme (21 grammes, dit-on) dans le plateau d’une balance, contre une plume dans l’autre plateau. Le deuxième juge était le dieu-chacal Anubis, lequel renifle les excréments.

 

Il est temps de ne plus laisser dans ses fèces les odeurs de la peur et de la culpabilité. Il est temps de se nettoyer, s’alléger afin de pouvoir enfin monter l’escalier intérieur qui mène à l’extérieur.

 

1)      Non, je ne dois rien à personne. Sauf à ce moi essentiel qui attend patiemment la délivrance ;

2)      Oui, j’ai énormément et constamment menti, car j’ai cru pouvoir me cacher derrière mon ombre, et l’accumulation des mensonges a fini par devenir les murs de ma prison qui n’a plus de porte ; mais il suffit de renoncer à mentir, au plus intime de moi, pour que les murs s’effondrent ;

3)      Je me suis souvent trompé, et peut-être que je me trompe encore, mais j’assume mes erreurs, car l’erreur est aussi le chemin (L’erreur est la Voie (LaoYu)).

 

Comment sinon monter avec toutes ces charges qu’on nous a greffé, ces implants qui ne sont pas nôtres ?

 

En montant, vous découvrirez avec une joie immense que d’autres vous ont précédés, vous verrez leurs traces, avec bonheur, et que d’autres vous suivent. Et avec joie, sans crainte, vous vous arrêterez pour parler avec les uns ou les autres, et chacun aidera celui qui peine, à chacun son tour. Parfois vous serez amené à porter le fardeau d’un de vos anciens bourreaux, et vous verrez que ce n’était qu’une victime, comme vous l’avez été, et cela vous rappellera les innombrables victimes dont vous avez été le bourreau, dans l’illusion de la dissociation et tout cela se dissoudra enfin dans la lumière de l’aube, et dans l’Unité retrouvée.

 

Les premières marches sont les plus difficiles. Il faut se défaire de l’attraction terrestre. Relisez ces deux simples mots : ATTRACTION TERRESTRE. Tout y est. C’est si simple.

 

Nous sommes des voyageurs. Ne nous laissons pas engluer dans la vase. Retournons chez nous.

 

Se défaire de cette terrible attraction, c’est surtout ôter les ficelles minuscules qui nous relient à la terre. Jamais de grandes choses, toujours des gestes simples et minuscules. Si vous en avez l’occasion, lisez Jonathan Swift : « Les voyages de Gulliver », et vous saurez que vous êtes un géant endormi, lié à la terre par des nains au moyen de minuscules câbles, et que la terreur de ceux qui vous ont lié est votre éveil. Ces minuscules petites ficelles : le souci, la course contre le temps, l’angoisse du lendemain, la rancune, bref, une occupation de tous les instants. Voyez : nous sommes occupés. A quand la libération ?

 

Bien sûr, le combat contre les petites choses, ce n’est pas grandiose. Ca ne vaut pas un bon vieux dragon. Ca ne vous donnera pas l’impression d’enfiler une cuirasse d’or et de brandir Excalibur. Non. Là encore, on nous a menti. On attend une grande cause pour se lever, et on reste toute sa vie accroupi. A croupir.

 

La voie est dans les petites choses. La voie étroite, difficile, du simple et du quotidien. Admettre que je me suis toujours empêché d’Être et décider de changer est largement plus héroïque que de massacrer les voisins. 

 

Car chacune de ces petites victoires sur ma haine, mon ressentiment, ma colère, ma frustration, mon découragement, tout ce que j’ai cru être MOI, ce fameux MOI, qui est le seul véritable dragon, chacune de ces minuscules victoires est un pas vers le haut.

 

Enfin…

Voilà. C’est parti. Vous avez détaché les lacets du piège. Peur, culpabilité, bons sentiments, regrets, mais enfin, mais moi, mais pourquoi, mais comment, mais, mais, mais…vous montez.

Monter à l’intérieur de soi, c’est se relever, relever le niveau, lever les yeux. Se redresser, redevenir droit, vertical. Montez, montez, montez. Ne fermez évidemment ni les yeux, ni les oreilles, ni votre précieux cœur, foyer de toutes les rencontres. Montez les yeux ouverts. Sachez ce qui se déroule à l’extérieur. La tour s’écroule. Et alors ? Montez. Sans peur, sans haine, sans regret.

 

Le monde bascule, tout vibre ? Montez.

 


galaxie-spirale-474325[1]
 

C’est l’intérieur qui règle l’extérieur.

 

Si vous avez monté sans relâche, sans hâte, sans crainte, la porte ouvrira toujours là où est votre place.

 

 

 

Ce texte a paru pour la première fois sur NoT le 31 décembre 2009. Le gisant est celui de Guy IV de Forez dans la collégiale de Montbrison qui a laissé dans les mémoires la réputation d'un homme brave et généreux.

Par Vieux Jade - Publié dans : fleurs des champs
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 19:13

Cette après-midi, j'ai voulu doter mon blog de musiques que j'aime, au moyen de Deezer. Hélas, je n'avais pas prévu -éternel naïf - que :

 

1) je ne trouverais pas la moitié de ce que je voulais proposer - Yasmin Lévy, par exemple, Manset, Deleyaman, etc. Par contre j'ai eu la surprise de trouver la reprise par Yacoub de l'Amour marin, de Paul Fort, mis en musique par Brassens, et, pardonne moi, Georges, cent fois supérieur à ta chanson.

 

2) sans aucune indication et c'est bien là le problème, certains morceaux sont tronqués à 25 secondes, pour des raisons que je présume strictement mercantiles. Je regrette profondément que le Philip Glass d'Hours (enlevé), Diego Amador (fait), le  Lama de Feuilles à feuilles (fait) et d'autres peut-être, je suis en train de le découvrir en réécoutant aient accepté que leur oeuvre soit ainsi tronquée et massacrée. Mais après tout c'est leur problème. J'enlèverai dès que possible tout ce qui est tronqué. J'ai horreur de servir des miettes. A bas les cons. Tant pis pour Sonny & Cher, Randy Newman, Iz, et j'en passe.

 

3) Enfin, cette sélection est aléatoire et ne devrait donc pas être identique à chacun de vos passages.

 

Pour finir, si ça vous dérange, il suffit d'arrêter le juke-box, d'ailleurs très laid et clinquant (leur but, c'est pas de nous faire du bien, c'est le fric), comme un gros pâté dans mon beau blog.

Par Vieux Jade
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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 08:43

chine 2009 114

 

Chaque jour je me demande quel sera son visage, son vrai visage.

 

Car ce jour là, le jour de notre prochaine rencontre, elle viendra à moi, peut-être souriante, peut-être terrible. Peut-être aura-t-elle le visage implacable d’un camion de tonnes de fer en mouvement hurlant, et le caoutchouc brûlé en grasses stries sur l’asphalte sera mon dernier souvenir, ou celui d’un fracas immense d’avions et de bombes éclatantes de fureur et de millions de haches et de masses acérées qui découpent et labourent les chairs.

 

Peut-être aura-t-elle le sourire glacé de la lame qui tombe d’un coup, ou le regard trouble de la maladie chaude et pantelante, qui ronge le ventre et se glisse en flaques de sueur sous le dos, la perte progressive du contrôle.

 

Peut-être sera-t-elle belle, jeune, et qu’elle viendra me prendre par le bras, en amoureuse, pour m’emmener danser au grand bal des élus, de ceux qui rient en sautant dans le vide, peut-être qu’elle sera calme et patiente, et qu’elle plongera son regard dans mon regard, mettant l’âme nue.

 

Chaque jour je pense à elle, et elle le sait. Chaque jour, je me demande quel sera son visage, et si c’est aujourd’hui, que je vais croiser son chemin.

 

Mais elle est là, proche, à portée de ma main, et je lui parle. Quel que soit son visage, ou plutôt, quel que soit le visage qu’elle aura choisi ce jour là, elle sait que je l’aime, depuis le premier jour. Elle sait que je l’aime, que je l’attends, et que sans elle ma vie n’aurait aucun sens. Elle sait que je l’aime, elle reste gravement dans la pénombre, et tourne doucement comme un aigle dans le ciel tourne en cercles concentriques, et se laisse porter.

 

Elle est là, et je n’attends que l’instant où elle mettra sa main dans la mienne, et me dira : « Viens ».

 

Et je laisserai tout, car soudain rien n’aura plus le moindre sens que ces mots là, qu’elle dira en me prenant la main, ces mots que je connais par cœur depuis longtemps déjà. Elle dira « Viens » et je laisserai tout pour la suivre, mon amour, mon éternelle promise, ma mort.

Par Vieux Jade - Publié dans : extrême
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 11:09

DSCF0067

 

Considérons l’Être comme une sphère. Comme une planète, la Terre par exemple. La vie périphérique, à laquelle appartiennent les hommes, les plantes et la vie animale, tout ce qui s’agite rapidement et de manière éphémère, appelons ça : le bruit.

 

Tout ce qui s’agite fait du bruit. Purement ou même pas utilitaire. Ca raye à peine la surface que déjà c’est oublié et remplacé.

 

Seule, l’eau qui sourd du sol a un son, un murmure, un son. L’eau est impassible et plastique, n’a ni début ni fin, et sa parole est éternelle. Elle a visité et verra encore le haut, et le dessous, avant de resurgir. Elle coule au ventre de la terre, s’infiltre dans des coulées de sable, ainsi nue s'insinue, glisse sur la table des rochers ou sur des lits de glaise, avant de rejaillir encore à la surface, fraîche et neuve.

 

Devant son clapotis, les hommes s’arrêtent, et les troupeaux. Ils se taisent le temps de l’écouter parler, avant de lui donner l’abri de leur corps, puis de la pisser dans l’ombre, pour qu’elle retourne encore au commencement des temps, une fois encore.

 

L’ eau, c’est le secret de ce qui se murmure loin des foules, et qui apaise un peu la soif des hommes, cette insatiable soif de bruit et d’agitation.

 

Dans le bruit, nul n’entend rien, ni même ce qu’il croit dire. C’est lorsqu’ils font silence que les humains écoutent enfin la voix profonde qui coule en eux. Et lorsque deux d’entre eux sont accoutumés au silence, en ont perçu le son intime, alors ils peuvent enfin se comprendre. Alors, sans même ouvrir la bouche, ils savent que ce secret leur est commun. Ils sont « sur la même longueur d’onde ». Le bruit ambiant ne les gêne plus, c’est une autre bande passante.

 

Qu’importe le bruit des milliards de bouches qui vomissent des torrents de mots sans vie, les milliards de radios qui dégueulent de l’aube à l’aube, lorsqu’on a expérimenté une fois, une fois suffit, le silence ?

 

Cette espèce de télépathie qui apparaît en ce moment, qui relie certaines et certains, c’est l’eau qui coule en secret, en silence, par en-dessous, et qui surgit en mille sources (mille sources comme les mille vaches du plateau éponyme, vache étant vacua, mille creux, mille sources) mille points divers, parce que ces êtres sont reliés par le même plat de rocher souterrain, le même lit de glaise. Ils sont « sur la même longueur d’ondes ».

 

Et bien sûr, les sourds, qui crient de toutes leurs bouches leurs bêtises sans importance, tout ce qui fait le vacarme, ceux-là n’entendent rien, et les prennent pour des fous. Vous êtes fous, je n’entends rien. Maintenant, elle entend des voix.

 

Oui, dans le vacarme de l’existence, elle entend le son du silence.

 

 

Par Vieux Jade - Publié dans : fleurs des champs
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Orients

Présentation

Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

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Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.

 
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