Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 14:28

gorges du Tarn mai 2009 339

Quand je pense à 2012…je chante le blouze

 

 

Je vais passer pour un Charlot, peut-être, mais 2012 je m’en bats les flancs. Délicate expression employée en référence aux quadrupèdes équins qui ont coutume de se mettre tête-bêche afin de se chasser mutuellement les mouches au moyen de leur queue. Je ne vous conseille pas d’essayer si vous êtes bipède.

 

2012 m’a tout l’air de servir de planche de surf au seigneur des mouches, Baal ze bub.

 

L’idéal, pour le surf, c’est d’avoir une grosse mer. Des rouleaux. Et pour surfer sur la connerie humaine, rien de mieux qu’inspirer une méchante trouille, maintenir dans l’agitation. Car tout seigneur des mouches qu’on soit, on ne peut rien faire de bon par temps calme. Il faut préalablement agiter le potage. Ca explique le concept de guerre permanente.

 

On a déjà eu 1999, grâce à la savante adjonction de Mostra d’anus et du guru de la cotte de mailles, le bogue de 2000, et pffft…ah si, les touines toweurz (ça rappelle vaguement les zandrou sisteurz, maizen pire) on commençait à s’ennuyer sévère en enfer.

 

Une petite guerre par ci, un petit génocide par là, un tsunami, quelques séismes, un rien de famine, rien de bien consistant. Et puis en fait, je suppose que ça doit rapporter plus, du point de vue de l’énergie bien glauque, de faire peur que de faire mal. Mettons que faire peur à tous et mal à beaucoup doit être vraiment l’idéal du vampire. La peur pour bien épaissir le jus, la souffrance pour donner du goût, que diable.

 

Sortir du jeu est le seul moyen de sortir du jeu. C’est clair, non ?

 

Quand on se trouve au fond d’une cave entre les pattes d’une bande de tortionnaires, hélas, le choix devient très limité.

 

Mais lorsqu’on vit encore dans sa propre carcasse, debout dans ses propres godasses, que le printemps arrive, que les oiseaux chantent, qu’on a encore deux poumons, des yeux, des ouïes, une cervelle en état de marche, et une petite connexion avec le petit bon dieu, comme dit le capitaine Haddock, il me paraît complètement stupide, indécent, inhumain de ne pas en profiter pour jouir.

 

Jouir ? C’est permis. Autorisé. Conseillé, recommandé. Jouir de la vie. Se réjouir. Il y a toujours au moins UNE raison simple de jouir. Le vrai chemin passe par là. Pas par les ronces et les broussailles de la peur, du souci, de la préoccupation. C’est la différence entre simple, et complexe. Le simple est toujours ouvert. Caché, mais ouvert.

 

Pour avoir une bonne note à ce fastidieux pensum, je termine sur un petit jeu de mot franco-latin : n’oubliez pas de boare.

 

Allez, je traduis pour qui n’a pas son Gaffiot sous la main (je n’ai pas parlé de rafiot, gardez le pour le prochain tsunami, mais du célèbre dictionnaire latin) : n’oubliez pas de CHANTER.

 

Le blouze ou ce que vous voudrez.

Par vieux jade - Publié dans : attention ça pique
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 00:00

oleron-2009-283.jpg
L’âge d’Or, mythe éternel, ressemble un peu à ce que réclamait le bédéiste Gébé, d’un temps que moins de 20 ans ne peuvent pas connaître : « les maisons étaient sans porte ; une pierre fixée dans les champs ne marquait point la limite certaine des héritages (Tibulle)». Tibulle, si toi moins de 2 000 ans, toi pas connaître.

 

L’or constitue à lui seul un autre mythe. L’ AOR hébreu désigne la lumière. De fait, l’AURUM latin a bien des propriétés de la lumière, ne serait-ce que parce qu’il ne se corrompt pas. Il semblerait qu’il ait un intérêt particulier pour un certain type de sauriens qui depuis l’aube des temps cherche à mettre la main dessus, mais ce n’est pas ici le sujet. Restons-en à l’Or, Lumière.

 

Dans ce contexte, la lumière également partagée (le soleil brille pour tout le monde) n’a pas de limite. C’est un temps d’illumination, qui évoque l’enfance du monde, mais aussi l’enfance du fœtus non séparé, hors du temps, irradié par les énergies de la mère en fusion. L’âge dort.

 

Un peu plus tard, un peu plus loin, un peu plus bas, l’âge d’argent. C’est le temps des raisonneurs. A l’école on apprend la logique, qui va pas à pas et a oublié ce qu’était l’intuition. On dit qu’on apprend par cœur, alors que justement le cœur vient d’être mis au rencart. Par commodité, on installe des clôtures. C’est mieux, chacun chez soi. L’argent brille, lorsqu’il est astiqué, et met les diverses couleurs en valeur. Découverte de la valeur, par comparaison. Si le silence est d’or, la parole est d’argent. C’est l’âge des beaux discours et doctes péroraisons. De la pub.

 

Avec l’âge d’airain, j’ai failli écrire des reins, Vénus entre en scène. Waouh. Synonyme de bronze, l’airain est un mélange de cuivre, qui a toujours symbolisé l’amour, et d’étain qui y mêle des nuances de gris. Ces deux métaux ont de remarquables particularités  immédiates : le premier, comme l’or, existe à l’état natif, de couleur rouge, le second émet, du fait d’une forte cristallisation, un bruit semblable à un pleur, à un cri, lorsqu’on le plie.

L’âge d’airain est le temps de l’amour, et de la guerre. Des pleurs, des cris, du brasier des sens, des chocs de toute nature.

 

Chacun ayant ramené (provisoirement, tout au moins) sa chacune, enfin soumise dans son gourbi, comme chantait à peu près Chedid (le père), une fois la paix plus ou moins revenue, il est temps de faire. L’âge de faire. Des enfants, entre autres. Caïn assomme Abel, l’Ami de Dieu, se met de la cire dans les oreilles, et commence à construire des villes et des usines. Comme il a toujours le sang chaud, il fabrique aussi des bombardiers. Des fois que ?

 

Quand l’âge de faire se fait vieux, il rouille (l’âge). Bouffé par l’oxygène dans lequel il cherche toujours et encore plus sa survie, il s’auto-consume. Invention de la science et de la médecine, et des curés. (Je fais dans le très raccourci.)

 

Il y a alors deux options principales : certains vieillards vont peu à peu glisser du faire vers le non faire, et ça fait généralement des grand-pères et grand-mères que les petits enfants n’oublient jamais. Ils se retirent du monde tout en étant constamment présents, vivent dans des sortes de grottes mémorielles, comparables au ventre d’une Mère cosmique, dans l’Age d’Or retrouvé. D’abord redevenus comme des enfants, allégeant leur substance,  ils finissent parfois par retomber en enfance et renouent avec le plaisir de se faire pipi dessus.

 

D’autres refusent, de plus en plus irascibles et tyranniques, de céder un pouce de leur territoire et de leur pouvoir. Abdiquer ? Après eux, le déluge. Parfois pendant, à force de laisser monter. Ca finit rarement bien.

 

Cette petite fantaisie peut être lue à plusieurs niveaux, me semble-t-il.  

Par vieux jade - Publié dans : aromates
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 00:00

Dans mon enfance rurale, les gens se parlaient en incluant souvent dans leurs phrases le mot : Petit ! Ah, petit, ça fait mal.

Il m’a fallu 50 ans pour comprendre que ça pouvait avoir un rapport avec : putain ! plus ou moins interdit et détourné (bon, je n’ai pas pensé qu’à ça pendant 50 ans).

 

Et puis dans ma petite tête, laquelle était logée sur mes épaules dans ma petite voiture à cet instant précis, j’ai pensé au verbe grec Ptuein, qui veut dire cracher, et dont la première personne de l’indicatif est Ptuo, je crache.

 

Sans le savoir, les humains crachent souvent, comme pour exorciser (faire sortir Orcus, un visage du mal) ou amortir ce dont ils parlent, cette existence qu’ils ont du mal à avaler, et qui souvent les possède ou les dépasse : Putain, c’est beau.

 

Pour chasser le malheur, certains peuples crachent neuf fois. Quelque chose qu’on n’a pas envie d’avaler. Pas bon. Trop gros.

 

De retour à mes petits dicos, je vois que le latin puteo signifie puer, et qu’il serait l’origine de putain. Peut-être. Qui le sait ?

 

Mais cette image des hommes en train de cracher ce qui ne leur plaît pas ou ce qui les subjugue m’est restée. Tant que nous cracherons, rejetterons une partie du réel offert aux sens, nous ferons encore un choix entre bien, et mal. Trop. Et nous resterons là, dans cette réalité.

 

Putain !

Par vieux jade - Publié dans : compost
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 15:39


gorges du Tarn mai 2009 294

L’usage juste de la parole


Au chapitre IV de la dernière partie des Voyages de Gulliver, intitulée « Voyage aux pays des Houyhnhnms », Jonathan Swift expose la rencontre de son héros, Gulliver, avec un peuple d’équidés évolués, propriétaires d’un bétail particulièrement dangereux et répugnants : les Yahoos. Ceux-là ressemblent beaucoup à Gulliver, comme nous ressembleraient des humains entièrement bestiaux et marchant à quatre pattes.

L’extrait que je présente ci-dessous a pour but d’ inciter à lire l’intégralité de cette œuvre. Ou à défaut, de prendre conscience que la morale d’un « honnête homme » anglais du XVIIIème siècle ne différait guère de celle que nous ont transmis les chefs indiens d’Amérique, en ce qui concernait la vertu de la parole vraie.


« Pendant que je prononçais ces dernières paroles, mon maître paraissait inquiet, embarrassé et comme hors de lui-même. Douter et ne point croire ce qu’on entend dire est, parmi les Houyhnhnms, une opération d’esprit à laquelle ils ne sont point accoutumés ; et, lorsqu’on les y force, leur esprit sort pour ainsi dire hors de son assiette naturelle. Je me souviens même que, m’entretenant quelquefois avec mon maître au sujet des propriétés de la nature humaine, telle qu’elle est dans les autres parties du monde, et ayant occasion de lui parler du mensonge et de la tromperie, il avait beaucoup de peine à concevoir ce que je lui voulais dire, car il raisonnait ainsi : l’usage de la parole nous a été donné pour nous communiquer les uns aux autres ce que nous pensons, et pour être instruits de ce que nous ignorons. Or, si on dit la chose qui n’est pas, on n’agit point selon l’intention de la nature ; on fait un usage abusif de la parole ; on parle et on ne parle point. Parler, n’est-ce pas faire entendre ce que l’on pense ? Or, quand vous faites ce que vous appelez mentir, vous me faites entendre ce que vous ne pensez point : au lieu de me dire ce qui est, vous me dites ce qui n’est point ; vous ne parlez donc pas, vous ne faites qu’ouvrir la bouche pour rendre de vains sons ; vous ne me tirez point de mon ignorance, vous l’augmentez. Telle est l’idée que les Houyhnhnms ont de la faculté de mentir, que nous autres humains possédons dans un degré si parfait et si éminent. »


L’œuvre de Swift a été longuement analysée et commentée, à toutes sortes de niveaux. Je n’y ajouterai évidemment rien. Ce bref passage me permettra simplement d’insister sur un point crucial du chemin de l’homme : ce qui est basé sur le mensonge, l’illusion, « ce qui n’est pas », est voué à la mort. Le vrai sens du mot chrétien « pécher » est : manquer la cible. Mentir, aux autres, ou à soi-même, n’est rien d’autre que s’enfoncer dans l’erreur. Ce qui revient à errer, se perdre. Innombrables sont ceux qui errent dans le refus et la peur de la vérité.


Augmenter l’ignorance, pour reprendre les mots de Swift n’est pas parler, mais dire ce qui n’est pas. Comment Être, dont la traduction en langage basique commence par « être en bonne santé », si nous grouillons de paroles fantômes qui disent « ce qui n’est pas » ?


Avant de consulter le corps médical, dont la science est entièrement matérialiste et par conséquent vénale, sans doute vaudrait-il mieux chercher en nous-mêmes où se dissimule le mensonge ? Comment vouloir la lumière, si nous bouchons les fenêtres de notre cave ?


Rien de plus facile, rien de plus difficile. Le plus facile est de tirer dessus quand on en a attrapé le bout. Le plus dur est de trouver le bout. Non pas qu’il soit caché bien loin. Les indiens appelaient ça : la langue fourchue. En relations internationales, ça s’intitule : diplomatie, traduit du grec : double langage. Mais pour voir le début du bout qui mène à la fin, il faut changer de lunettes. Et le genre de lunettes adapté n’est pas remboursé. Regardons quand même.


Comment changer le monde ?


Beaucoup disent que nous créons la réalité, et que nous pouvons donc la changer. Mais comment ? Il faut certainement se pencher sur deux questions : le projet, et les matériaux. Si la réalité est un assemblage de briques, et que nos briques sont défectueuses, le projet le plus grandiose ne tiendra pas. Il me semble que, depuis l’éternité le projet est toujours le même : une vie meilleure, un monde plus juste. Et on n’y parvient pas. Peut-être n’est ce pas dans le projet que réside le problème, mais dans la qualité des briques. Examinons les briques. Sont-elles faites de ce qui est, ou de ce qui n’est pas ?


Les briques servent aux projets les plus vastes comme aux plus simples. Vivre en famille est un vaste chantier. Vivre avec soi-même également. Ce sont pourtant les plus simples. Pourquoi est-ce si compliqué ?

Quels matériaux employons-nous ? Quelles sont les bases sur lesquelles sont établies nos relations, avec l’autre, avec nous ? Instruisons-nous, lorsque nous parlons, ou disons-nous ce qui n’est pas, en croyant nous protéger ou en retirer un profit ?


Tout ce qui est construit sur le mensonge fait mal. Notre seule possibilité de création se trouve à ce simple niveau. Certes, c’est moins excitant que de foutre le feu, mais la porte, la seule porte est là. Aucune autre, nulle part.

La violence n’est qu’une forme cristallisée du mensonge. Le mensonge (racine MEN, l’homme) est la source de tous les maux, qui en découlent dans un enchaînement imperturbable. Pourquoi se plaindre des effets, quand on pourrait soigner la cause ?


Tant qu’on trouve des avantages à vivre dans le mensonge, pourquoi changer ? La maison brûle. Tout le monde a chaud, tout le monde a mal. Pourquoi attendre de sortir de l’état de Yahoo ?


Par vieux jade - Publié dans : féculents
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 08:01

gorges du Tarn mai 2009 324
J’ai récemment observé lors d’une averse la formation de grosses gouttes translucides sur la face inférieure d’un garde-fou. Alimentées par de microscopiques ruisselets, elles oscillent, vacillent, tremblotent, prennent du poids, de l’ampleur, se tendent, reviennent, gonflent encore puis soudain…décrochent et s’écrasent au sol.

 

Comme en toutes choses, il y a un seuil de saturation, une masse critique, un point de bascule, un poids insoutenable, une tension insupportable, un vomissement irrépressible.

 

Le monde de 2010 présente tous les aspects d’une énorme goutte sur le point de lâcher. Gonflé des innombrables ruisseaux que forment les petites ordures quotidiennes, les lâchetés inavouées, les grands crimes, la somme incommensurable des mensonges et des rapines, toute la structure vibre à fond, à tel point même que la terre se remue, se secoue et devrait inspirer les plus vives inquiétudes.

 

Il n’y a plus de temps à perdre en postures ou en échappatoires. Que voulez-vous vraiment ?

 

Il n’y avait pas de bureau de douane à notre entrée en ce monde. Nous ne devons rien à personne. Nous n’avons aucun contrat avec qui que ce soit d’autre que nous-même, dans toutes nos dimensions. Se souvenir que le pèlerin est le symbole de l’âme voyageant dans un habit de peau, nu en dessous. Le mot des Jacquaires était : Ultreia, plus loin, au-delà… ("Ultra ea, et sursum ea, Deus adjuvet nos", ou "Au delà de ces choses, et au dessus de ces choses, Dieu nous aide"). De passage, nous n’avons aucun lien ici-bas. Comme le Christ, sommes nous dans ce monde, ou de ce monde ?

 

Le Christ a voulu se charger des péchés du monde. Il a aussi distingué le bon grain de l’ivraie, les fils de Dieu des fils de Satan, ce qui approche son enseignement de celui des Gnostiques. Il y a des fardeaux qui ne sont pas les nôtres. Il est important est de ne pas sombrer avec ce qui ne nous concerne pas. Le temps presse.

 

Les belles âmes s’indignent : comment, le sort de l’humanité souffrante et solidaire, de notre mère Gaïa ne vous émeut pas ? Lapidons le salaud, brûlons l’égoïste !

 

Les millions ou milliards de crétins vautrés dans l’adoration du monde moderne vous étriperont à la moindre panique si vous croisez leur chemin, et sont surtout désireux de demeurer dans leur fosse. Aider qui ne le veut pas est la chose la plus dangereuse qui soit.

 

Le prix Nobel (du nom du célèbre inventeur de la funeste dynamite, faut-il le rappeler ?) a distingué en 2009 des petits plaisantins qui cherchent à rendre l’homme immortel. Est-ce une blague ? Il y a longtemps que tous les Faust de la création attendent ce moment. Les techniques d’éternelle jeunesse, des bains de sang d’Erszébet Bathory et de Gilles de Rais aux rites des satanistes actuels ou des raëliens démontrent surtout l’infantilisme et la stupidité de leurs adeptes. Quel intérêt de devenir éternel en enfer ? Misérables fous et malades, cousus d’or. Leur or c’est de la boue.

 

Comme on fait son lit on se couche. Reste qui veut. Les appels à la fraternité indistincte et à l’amour tous azimuts sont des pièges, comme les fleurs mortifères du magicien d’Oz.

 

Si ta route, ton cœur parfaitement nettoyé te mènent vers la sortie, bouche tes oreilles au chant des sirènes qui cajolent ou menacent afin de te noyer dans la mer de la culpabilité, une fois encore. Prends avec toi les petits qui peinent et trébuchent, appuie toi sur ceux qui peuvent t’aider, et marche.

 

Les jours, les semaines, les temps qui restent doivent servir à s’éveiller enfin, se redresser, devenir des hommes et des femmes adultes, pour aller au-delà, ultreia.

Par vieux jade - Publié dans : légumes verts
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Assourdis sens

RESPECT : 

Présentation

Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

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Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.

 
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