sauvages

Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 08:30

Victime d'un sort, mon vieux GPS (gros plein d'soupe) a rendu l'âme. L'ayant agoni d'injures dont certaines laissaient planer un doute sur son origine et la probité de sa mère, je bas ici ma coulpe.

 

Place au neuf, comme disait le huit fatigué de faire des boucles. En bon zéropéen, je consomme amérloque, de préférence fabriqué par des mineurs en Asie du Sud-Est. Ou du Sud-Ouest, je m'en tape, du moment que ça coûte pas cher et que ça indique la route pendant au moins vingt minutes. Après, tu écris à 60 millions de consommateurs pour obtenir le remboursement, c'est une affaire bien rôdée.

 

Consommateur, c'est devenu au fil du temps : con sommateur. Dès lors que je te somme de me rembourser la merde que j'ai achetée en connaissance de cause (toujours), puisqu'elle coûtait trois francs six sous, c'est à dire huit ou neuf mois de riz avec des charançons plus les torgnoles et la flotte pourrie, dès lors que je somme, je reconnais que je suis un con. Un con sommateur. Le con somme, somme, somme. Comment s'y soustraire ?

 

A ce sujet, bien des gens sont divisés, mais les plaintes se multiplient. Pas contre le travail forcé des nègres, des chinois et des enfants, non, personne s'en plaint, tant que ça marche. Mais il arrive qu'au bout de 20 mn en général, le truc te chie entre les doigts. Par pure vengeance, comprend plus que le swahili, le mexicain des hauts plateaux ou le pachtoune.

 

Une chose qu'elle est bonne, si que si ça fond pas dans les 20 mn, ça dure quand même deux ou trois ans. Au moins autant que le gamin qui portait les paquets dans les vapeurs d'acide de l'usine.  

 

Brèfle, comme disait un certain Bérurier à l'époque où les gens riaient encore (au pied, haha). Passons au vif du sujet.

 

L'outil est ultra plat. Plus plat, tu le roules autour d'un morceau d'un quelconque truc interdit, et tu le fumes. Bon, tu recraches, parce que le plastoc fondu, c'est dégueulasse, mais c'est pour dire : plus plat, tu meurs.

 

Mon nouveau GPS, il me rappelle la tronche à Misteur Miviludes, le Fenech (dit encore : le renard des sables). Tout plat. Mais faut pas s'y tromper, y'en a derrière la façade. Sait tout sur tout. Enfin, tout ce qui est plat. Pas creuser, manque d'oxygène. Pas équipé. Voit que la surface. Patine et veut s'accrocher.

 

Séance de conciliation : je tapote les cases sur l'écran. Langouèdje ? Français, là où la cigogne m'a échappé. T'as le choix entre Bernard et Juliette. Bien que je n'aie pas d'Alfa Roméo, par pur réflexe j'opte pour Juliette.

 

La malpolie ne s'enquiert même pas de mon prénom. Je tapote (pas tapé, monsieur le juge, juste tapoté, j'vous l'jure, je l'aimais, moi, juliette, jamais j'l'aurais tapée) la destination. Pour un premier contact, j'évite le questionnement métaphysique (qui sommes nous, d'où venons nous, où allons nous ???), pour privilégier la troisième interrogation.

 

Une fois le truc acquis, je m'endors comme d'habitude, tout occupé à explorer la réalité profonde, laissant le soin à la donzelle (Juliette, pas Bernard, y'a longtemps que j'ai choisi mon camp) de faire le boulot de me poser à l'adresse susévoquée.

 

Mais là, surprise, au bout de 30 secondes, elle glapit : "Vous dépassez la vitesse limite autorisée". Je ne vous dis pas l'effet sur un coeur presque sexagénaire. Après douze embardées et huit tonneaux, m'extirpant du véhicule, j'y dis : "Ça va pas la tête ? On aurait pu avoir un accident !!!"

 

C'est devenu son discours favori : voudépassélaviteçlimitotorizé toutes les trente secondes voudépassélaviteçlimitotorizé ben oui, je l'avoue, j'en ai rien à foutre des injonctions de la kommandantur s'ils ne veulent pas de voitures rapides qu'ils fassent des brouettes qui roulent à douze et quand y a une belle ligne droite dans un coin de campagne sans le moindre flic à l'horizon je monte à quoi cent cinquante cent soixante et j'emmerde la droite et la gauche et le milieu j'emmerde les mous les trouillards et les culs bénits un instant de jouissance avant de regagner la cohorte prudente et affalée qui ne sait plus que subir et vieillir dans la peur.

 

Putain de machine - pardon, juliette chérie - quand tu vas clamser, si tu vas au delà des vingt minutes fatidiques, quand tu iras au paradis des machines et que sans la moindre culpabilité incestueuse j'achèterai au marché aux esclaves ta fille ou ta petite fille, je suppose qu'elle appellera directement les sbires afin qu'ils me dépouillent et m'encabannent. 

 

 

PS : le blog et le blogueur sont en pause pour quelque temps. Bises.

 

 

 

 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 07:43

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Dieu nous appelle, nous espère, nous attend, entendais-je dans mon enfance catholiconforme.

 

Il nous aime, c'était la bonne nouvelle. Ça ne coulait pas de source, puisqu'on nous le répétait au moins une fois par semaine.

 

Dieu, oui. Lequel ?

 

Mais le dieu de la Bible, mon fils, qui t'aime, toi, pauvre pécheur. Moi ?

 

Mais moi, le dieu de la Bible, justement, je ne l'aime pas. Un fou furieux qui tue et décapite, viole, assassine et sème l'anathème. Jamais je n'irai vers un malade du genre. Faut pas te leurrer, monsieur le curé. D'ailleurs ma maman m'a appris à me méfier des messieurs qui offrent des bonbons. 

 

Les mécréants de mon enfance avaient appris à se moquer des curés tout de noir vétus en les appelant : corbeaux. J'ai mis longtemps à comprendre que ça avait autant de rapport avec leur plumage qu'avec leur ramage, comme disait M. Jean de la Fontaine, qui m'est si cher. Leur ramage : Crois, crois, croa, crôa.

 

Crois que dieu t'aime. 

 

Des corbeaux, il n'en manque pas, de ce temps. Catholiques, musulmans, laïques, suppôts d'Ashtar Sheran, et tous autres gougnafiers. Crois, crois, disent-ils avant de se partager notre charogne.

 

Combien de dieux ? Leur nom est légion.

 

J'ai ressenti un jour - un jour surtout - ce profond sentiment, cette incomparable joie d'être relié à l'univers, d'être une cellule du Tout. Pas besoin de croire. Pas besoin de lire ou de réciter quoi que ce soit. Soudain traversé d'une évidence. Quiconque a vécu cet instant ne peut plus redouter ce qu'on appelle ici "la mort", qui n'est que l'extinction de la relation à la matière.

 

Une fois qu'on a eu ce gout d'absolu dans le coeur, tout devient relatif. 

 

Dieu nous aime ? Lequel ? Le dieu des armées ? Oh, qu'il les aime, les hommes, il en dévore chaque jour des milliers, et parfois, peut-être ces jours là a-t-il des invités de marque, dracula, nosferatu, lestat, d'autres de la même clique, un grand bastringue, il en tue des millions. Du sang jusqu'au mors des chevaux, comme à Jerusalem au temps des croisades, ou à Hiroshima. Il te veut. He wants you.

 

Ce dieu là, qu'il crève. Qu'il s'engraisse de ma chair, s'il le veut, lui et ses charognards, mais il n'aura pas cette goutte de conscience, cette flamme, ce précieux noyau qui est le véritable Moi. C'est un menteur, le dieu d'un groupe qui veut manger le monde. Un dieu affamé n'est pas un dieu, et surtout pas Dieu. 

 

Le retour à Dieu n'est que volontaire. Pas forcé. L'enrôlement est forcé. Payer des impôts pour payer des saloperies est forcé. Tout ce qui est forcé n'engage pas l'Être intérieur.

 

Existe-t-il, le dieu d'Amour dont parle le Christ ? Existe-t-il, le dieu d'Amour des adeptes de la Fede Santa ? Des troubadours et des cathares, le Père lointain dont un truand, le dieu qui a perpétuellement faim, aurait volé la vigne ?

 

S'il existe un monde, un lieu, un espace, un temps, et l'inverse de tout cela, un non-lieu, non-temps, non-espace, un POINT, dans lequel rien ni personne ne mange rien ni personne, ce point là, je veux le rejoindre, et toutes mes forces y tendent.

 

Et dans ce monde incroyable où nous nous débattons, même ma colère, ma rage et ma violence tendent à ce monde pur et limpide dans lequel il n'y aurait ni colère, ni rage ni violence.

 

Avez-vous regardé une corde, et comme s'en tressent les différents torons ? Toutes nos parties doivent ainsi se tresser pour ne faire qu'un seul câble, toutes les énergies, celles du désir, de la peur, de l'amour et de la révolte, afin que cordes et tireurs devenus, nous puissions nous hisser nous-mêmes hors de ce fiasco, où nous attend notre Moi éternel.

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 12:24

Parmi les chiffres qui tombent de la poubelle des media, celui-ci : 38% des zéropéens souffrent de troubles psychologiques ou mentaux. Pas 8, 18 ou 28, non, 38. Je concède que brut, ça ne veut rien dire. Des insomnies récurrentes à l'homicide, l'éventail est large. 

 

Ça pourrait venir, dit l'article, du désengagement des laboratoires de recherche. Si si. On aurait pu penser que justement les multiples saloperies chimiques qui pulullent dans l'eau, l'air, la terre et l'alimentation, les vaccins, les adjuvants, les little mother's helpers en seraient responsables, mais pas du tout. Non non.

 

L'hypothèse que les conditions de vie boulotmétrododoparfoisdansl'auto plus le fait que 147 sociétés et peut-être huit familles se partagent le monde en le détruisant par tous les moyens et en asservissant les humains fragilisent les esprits n'est pas abordée. Pas un mot. Donc c'est pas ça. Soyons sérieux. 

 

Que les gens se goinfrent des ordures télévisuelles, de sexe en boîte, leurs cervelles rincées chaque soir au matérialisme le plus sordide, que la bêtise et la pornographie triomphent, que tout semble permis alors que tout est interdit, ça n'a rien à voir. Non.

 

Simplement ce constat : les gens sont dingues parce que les labos ont cessé de fabriquer les bonnes drogues. Revenez, les labos, s'il vous plaît... 

 

La thèse est évidente : on naît dingue, et le monde comme il va n'a rien à voir avec ça, mais rien, il est parfait ce monde, et le gentil docteur doit nous prendre en charge pour qu'il soit encore mieux demain.

 

Tiens, c'est pourtant pas l'avis de tout le monde :

 

 

 

 

Il y a des gens qui ne reculent devant aucune provocation pour se faire remarquer. Allo, la miviludes ? 

 

Moi, je me demande bien pourquoi on s'embête avec ce genre de détail.

 

Y'a qu'à les foutre en tôle ou les euthanasier, les boulets de la société. Ça fera de la place et des économies. Les euthanasier coûte moins cher, même si on ne demande pas aux familles de rembourser les munitions, comme en Chine.

   

D'ailleurs, ce serait le programme des Georgia guidestones. Il ne nous manquait plus que les bonnes raisons, les voilà enfin. 

 

Après quoi, si mes comptes sont bons, il restera 62% de la population qui peut être cancéreuse, cardiaque ou bourrée de MST. Allez, au pif, j'en enlève encore 20%.  A la trappe.

 

Flinguons les obèses (15% ?) et les philosophes (3% ?). Hachons les pauvres récurrents résiduels, les chômeurs compulsifs. J'oubliais les vioques. Y'en a trop des vioques. Aux chiottes.

 

Après, c'est le top. Y'a plus que la crème. Plus que des supermen de 28 ans en ferrari et des belles gonzesses de 13 à 36 ans en string avec plein de bons morceaux gonflables là, là et là (tu vois, Madeleine, j'ai encore des fantasmes :)).

 

Ken et Barbie, chouette, avec plein de tenues dans des palaces climatisés avec distributeur gratuit de crème Chantilly à la cocaïne parfumée fraise des bois. 

 

Tous les ado auront une rolex pour leur première communion, avec le portrait à sarko en intaille pour pas se blesser avec le pif.  

 

Une piscine Desbijouxdefamille pour Noël, avec option clone de copé/hortefeux en maître nageur en eaux troubles (c'est moins cher, 10% pour chacun, 30% pour les deux, plus y en a, et moins c'est cher, normal) pour tous ceux qui resteront.

 

Le truc qui me gêne un peu (c'est quand même pas sûr, surtout si je dénonce un peu à droite à gauche), c'est que je risque de me trouver dans les 38%.

 

Mais bon, j'ai pas vraiment grand chose de Tenessee Ken.

 

 

 

 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 20:58

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Ce n'est plus un blog, c'est un confessionnal. J'espère que vous me pardonnerez de vous transformer en curés.

 

Notez que je ne demande pas votre absolution.  J'ai toujours eu horreur des intermédiaires.

 

Voilà, mes pères (et mères) : je ne suis pas un être simple. Ce serait trop simple. Ah, c'est pour ça que vous me lisez ?

 

Ma vie est simple, mais j'ai un talent infini pour tout embrouiller. Pas vous ?Enfin, pour ce qui me concerne : oui, et non. Parfois, quand c'est inextricable à force de me retourner et de tout retourner dans tous les sens, praouf (pour moi, j'entends : praouf, mais je suppose que ça peut varier selon la personne concernée) : une lumière jaillit et ce qui était foutu devient simple. Ce qui était fermé débouche sur un nouvel horizon.

 

Ce n'est pas ça, mes mères et mes pères, que je voulais dire. Vous le savez bien.

 

C'est du bourrage, des circonvolutions pour ne pas aller au but. Allez, j'y vais. Attachez les ceintures de chasteté, arrêtez les pipes, on décolle.

 

En moi, il y a un très très vieux singe. Oubliez tout ce que j'ai pu dire avant, pendant, après. Vite fait comme ça, sur un misérable blog perdu entre dix ou cent mille, ça ne ressemble à rien. C'est tout ?

 

C'est le noeud de l'affaire.

 

D'irréconciliables écoles darouinistes et anti se foutent sur la gueule depuis des siècles, et, je l'avoue, je pencherais plutôt vers les zanti, mais, nonobstant, je le confesse parce que je l'ai expérimenté (j'avais écrit "expérilmenté", ce qui est l'écriture véridique, "conçu des périls du mental", rencontré, et reconnu à plusieurs reprises : dans mon psychisme, ou mes mémoires enfouies, dans des strates inaccessibles à qui n'a pas pratiqué l'un ou l'autre des travaux d'Hercule, vit un singe très ancien, très sage, et très malicieux.

 

Malicieux sans péjoration. Aime faire des farces, prendre l'autre à son propre piège, mais sans "malice", sans intention de nuire. Singe bienveillant, sorte de monarque fondateur, ou ermite façon " Roi des singes".

 

La distance avec Darouine, c'est que c'est l'esprit originel, puissant et intact du singe demeure, dans un être humain (moi en l'occurence), et cohabite avec une foule d'autres niveaux. Pas d'adaptation successive du singe, devenu peu à peu humain. C'est on ne peut plus différent. Dans certaines conditions, je sens vivre et s'exprimer librement en moi un singe très ancien, très sage, et très facétieux, que mon expérience humaine accueille mais n'hésite pas à modérer (sinon je passerais cette existence en prison). 

 

Comme dans une vieille, très vieille maison - c'est ce que disait Gustav Meyrink dans "Le dominicain blanc", livre essentiel - tous les niveaux existent et cohabitent. Chacun occupe un étage, dont tous les occupants font une seule maison, la nôtre.

 

La sagesse de Darouine fut de repérer ces plans, son erreur impardonnable de croire qu'il s'agissait d'un adoucissement du début jusqu'à la fin.

 

Non. Cherchez en vous, et vous verrez que le dragon demeure dragon, le singe singe, et la panthère panthère. Ne passez jamais à portée des griffes de la panthère ou de l'ours en rage. Car aucun sage, fût-il leur meilleur ami, ne pourra vous retirer de ses griffes.

 

Aucune adaptation n'est possible.

 

VJ parle encore et toujours de VJ, penseront certains. Moi, je pense et dis autrement : si j'ai repéré ces êtres (dragon, singe, ours, panthère, etc.) en moi, ne sont-ils pas communs ? A vous, à moi ? Ou, si votre nature est différente, quels êtres primordiaux sont les vôtres ? Les pères de vos lignées ?

 

Et, pour répondre par anticipation et, à la manière des jésuites, par des questions aux objections de ceux qui ne veulent pas quitter les rives qui rassurent, et croient qu'il s'agit là d'un "vulgaire" "chamanisme" oublieux du supposé unique Dieu unique : Êtes vous certains que ceux qui ont entrevu leurs esprits animaux sont privés du secours des anges ? Êtes vous certains que le refus du voyage est une sûreté ? Dieu a-t-il vraiment interdit l'expérience, et la connaissance ?  L'ignorance protège-t-elle ? Le mépris à l'égard de ceux qui cherchent n'est-il pas la liqueur du refus de chercher, de la peur de découvrir ?

 

On a souvent écrit que le mot "apocalypse" signifie dévoilement, révélation; c'est vrai. On peut aussi le lire : découverte, connaissance.

 

Fut un temps où s'aventurer sur la mer était considéré comme une folie. Et, selon saint Paul, folie et sagesse, selon le point de vue, sont des notions réversibles. 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 10:10

La foire d'empoigne des "candidats" "socialistes" est du niveau de l'école primaire. Moi, m'sieu, moi. M'sieu, machin il arrête pas de cafter. Toi, t'es même pas socialiste. Ni toi. Voleur. Crapule. M'sieu, machine elle trafique les bulletins ! C'est même pas vrai, eh, connasse ! M'sieu, on m'a piqué ma montre ! T'as dit que j'avais guère honni guérini, hé ben j'te prêterai pus ma Jaguareu. Na na na nèreu.

 

Pauvre humanité.

 

Candidat, de candidus, c'est le novice en robe blanche. Le mot si galvaudé et si impropre à son emploi sert aussi aux autres prétendants genre sarkosaurus rex foetidus, je ne m'y arrête pas.

 

Ce monde en bas est comme celui d'en haut, inversé. Son reflet. Plus on grimpe, plus on croit s'élever vers le sommet, plus on descend. C'est la raison pour laquelle ce sont les pires qui prétendent régner. Loin d'être candides, donc rayonnants de lumière, les prétendants sont ternes, refaits à la truelle, et tout ce qu'ils disent est fait pour séduire, c'est à dire tromper.

 

 

Socialiste, ça n'a aucun sens intelligible. C'est un mot mort et puant. Tous ces gens là, mâles et femelles ou autres, sont tous issus de la bourgeoisie - ce qui n'est pas une tare en soi -, corrompus, rompus à toutes les vilenies, vendus à toutes les bassesses, gluants de partout, tout le monde le sait. Que savent-ils du monde réel, ces collectionneurs de postes, de richesse, de montres, de voitures, d'aubaines sexuelles et d'honneurs bidon et de prébendes ?

 

Quant à ceux qui par exception ne seraient pas contaminés, ils sont l'élixir, la quintessence de la nullité.

  

Qu'ont-ils à proposer ? Qu'on fasse tout sauter et qu'on créée un monde d'échange véritable ?

 

Qu'on devienne des vrais gens, avec les yeux ouverts, pour inscrire notre existence unique et collective dans le don et le respect ? Se souvenir que nous sommes des frères et soeurs de passage, et que ce passage peut être une fête ?

 

Rien. Je t'augmente un poil le smic et je double les impôts, à moins que ce ne soit le contraire. Retraite pognon pouvoir d'HA. Génial. Bandant.

 

Le mensonge, la nullité et la soumission sont communs à tous les polytocards, quel qu'en soit le bord supposé.

 

Le dire expose aux plaintes en diffamation, moyen commode pour faire taire l'enfant imprudent, certes, mais insuffisant à changer les faits : le roi est nu, menteur, glouton, impudique et très sale.

 

Que de plaintes, que d'assignations ces jours-ci, qui se croisent et s'entrecroisent, preuve que la marmite déborde pour de bon. Comme on ne peut plus vraiment défourrailler en plomb réel, c'est aux avocats de monter sur le ring.

 

Un pour tous, tous pourris, pourraient-ils chanter dans une grande chorale. D'ailleurs, ça aurait un succès fou chez Satan dans une pourrave party.

 

Cette éblouissante nécrose est un véritable signe positif. Il y a forcément quelque chose qui couve en dessous, une force nouvelle, un raz de marée ébourriffant qui va nettoyer toute cette sanie, ce pus.

 

Un miracle, l'irruption de la lumière, comme disent certains, ou la terreur d'une immense et terrible guerre qui balaiera tout et rendra nos âmes nues à l'essentiel ?

 

 

 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Orients

Présentation

Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

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Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.

 
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