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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 23:56

En me parlant de Bronté, Madeleine a ravivé en moi certains souvenirs. Mes parents avaient une antique statue de chêne, du XIIème siècle peut-être, qui représentait sainte Barbe. Cette femme tenait sur sa main droite une tour crénelée.

 

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Or, Madeleine a souvent parlé sur son blog de femmes à barbe dans l’iconographie ancienne, qui peuvent représenter l’union des contraires. Sainte Barbe a la tête coupée (encore), et on lui arrache les seins. Elle n'est plus une femme.

 

Madeleine mentionnait aussi le fameux Baphomet barbu trouvé par les sbires de Philippe dit « le Bel » dans des maisons templières, et qui servit commodément à les accuser d’adorer le diable avant de les passer par le feu.

 

Marie-Madeleine, disciple préférée du Christ, au point que certains se demandent aujourd’hui si la phrase de Saint Jean parlant du « disciple préféré », qu’on croyait le désigner lui, ne la désignait pas, elle, Marie Magdelaine était ainsi nommée en référence à une tour, de l’hébreu migdol.

 

Quelle était cette intrigante tour ? Tour à deux fenêtres en laquelle l'infâme Dioscore a enfermé sa fille, et dans laquelle celle-ci en ouvrit une troisième ?

Le meurtrier sera tué par la foudre. 

 

Lors de la prise de Jéricho, Rahab, une prostituée qui habitait "une maison sur la muraille de la ville" la livra aux hébreux. Même consonance BARB - RAHB, même situation dans une tour ou une muraille. Les murs de la ville s'effondreront.

 

Marie Madeleine est également donnée pour prostituée.

 

Le vieil alchimiste Olympiodore parle d'un lieu que les premiers traducteurs appelaient barba, mais qui était en fait birba, nom arabe des pyramides, sortes de tour ou de forteresse.

  

Dans ses "Demeures Philosophales", Fulcanelli a décrit le tombeau de François II de Bretagne. 

 

L’une des merveilleuses statues de Michel Colombe montre une femme extirpant sans ménagement un dragon hors d’une tour.

 

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L'homme est la seule créature verticale, comme une tour en mouvement. Notez bien la forme de la fissure par laquelle sort le dragon, zigzagante comme un éclair. Voici en détail l'une des plus belles oeuvres sculptées du monde. C'est si beau, si parfait, que je me demande comment un homme ou une équipe d'hommes a pu mettre au monde une oeuvre qui ressemble à un rêve minéralisé, une projection figée : 

 

 

Dans un livre qui a fait scandale, John Allegro établit un faisceau de relations entre l’ingestion rituelle de champignons à psilocybine et la Cène. Jésus serait le champignon, et toute cette scène serait codée. Ça semble énorme, mais Allegro n’est pas un gamin. Sa thèse est documentée, et lui-même l’un des spécialistes des textes de Qumran.

 

 

 

 

Madeleine remarque que (comme d'innombrables martyrs, en fait) Marie de Magdala a eu la tête coupée. Ayant vécu à plusieurs reprises des sensations de décollation, j’ai  personnellement bien compris le lien qui existe entre cette représentation symbolique et la perte de contrôle du mental sur le monde.

 

Comme plus bas David portant la tête de Goliath sur son dos, le mental bascule vers l'arrière.

 

Madeleine assimile Marie de Magdala à Brontè, dont le nom signifie le Tonnerre. Or, Allegro dit que le champignon est appelé : fils du Tonnerre, nom que porte également Jacques, fils de Zébédée.

 

La foudre a toujours désigné l’onction sacrée, la Révélation, l’illumination. L’ingestion de champignon bouleverse la weltanschauung antérieure, quelle qu’elle soit. La perception du monde vole en éclats, et le mental, fidèle gardien des apparences fout le camp, pour une fois.

 

Comme on le lit dans « le Trésor de Rackham le Rouge », d’Hergé, la Sainte Barbe est aussi la soute à munitions d’un bateau. Explosif. Il y a dans notre vaisseau un lieu chargé d’énergies, que le feu, de la foudre en particulier, menace de libérer. 

 

Je n’ai pas de thèse à défendre, pas de but à atteindre. Je souhaitais juste signaler que dans ces parages gît un mystère.

 

Il existe d’autres indices fascinants : dans la basilique de Vézelay, dite « de la Madeleine », ancien "Mont Scorpio", gigantesque antenne de fer tendue vers le ciel, l’un des chapiteaux Nord montre la victoire de David sur le géant Goliath, et sa décollation. Ce combat a lieu sous d’étranges plantes, que les commentateurs considèrent comme des arbres ; à ceci près que ce type d’arbre n’existe nulle part, et que les imaigiers savaient se servir de leur ciseau.

 

Ceci dit, Lorant Hecquet, le libraire de l'Or des Étoiles a eu un hoquet de protestation lorsque je lui ai demandé si quelqu'un avait déjà émis cette hypothèse, évidemment destructrice du consensus mou.

 

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Ce genre d’arbres, ils en ont fourré un peu partout dans les églises de France, les tailleurs d'images. Arbres au pied grêle coiffé d’un bonnet pointu. Turlututu.

 

Chapeaux de lutin, au cloître du Puy en Velay.

 

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Centaures comme Chiron, l'initiateur d'Héraclès, à Saint Parize le Chatel, fixant le cerf fugitif :

 

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Et l'être symbolisé :

 

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Le voyage vers le ciel, ou le tréfonds, existe depuis l’aube des temps. Nous vivons aujourd’hui dans un monde fantastique qui a déclaré une guerre totale à toute velléité de lui échapper. Une immense prison où l’on nous veut tous à genoux devant l'or et la technologie.

 

La frontière est claire, entre les humains qui rouscaillent contre les règlements, mais les jugent nécessaires à la survie de l’humanité, bateau ivre, radeau de la Méduse, et les fous de liberté, qui voient peu à peu se fermer toutes les issues traditionnelles.

 

Interdit l’alcool, interdit le tabac, interdits les psilocybes, l’acide, l’ayahuasca, le peyotl, la transe, tous moyens de défoncer les grilles du mental.

 

 

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Attis, porteur du bonnet phrygien, symbolisant la Liberté. 

 

Les démons qui gèrent l’enfer où nous vivons nous versent en abondance d’autres substances vénéneuses qui, loin de nous libérer, d'ouvrir les "Portes de la perception", le "Pays de l'Éclairement", nous transforment en porcs ou en chiens, comme le faisait Circé des compagnons d’Ulysse. La poubelle de salon vomit dans la tête des gens trois ou quatre heures par jour, et tout le monde applaudit. Les élections, les matches de foot, les ondes électro-magnétiques, les radiations, et les poisons chimiques font le reste.

 

Car s'il est interdit de chercher les fissures du réel, il est fortement recommandé de se gorger d'onctueux sirops soporifiques. On pourchasse les psychothérapeutes mais les anxiogènes les plus addictifs et débilitants sont délivrés à tour de bras et  sans la moindre difficulté par les serfs de Big Pharma.

 

Pas de drogués chez les tribus qui usent de plantes éclairantes, pas plus que dans les communautés et les peuples de l'Antiquité ou du Moyen-Âge qui les connurent et nous en indiquèrent le chemin dans l'Art Sacré. Les premiers pourvoyeurs internationaux de "substance mort" furent les anglais en Chine, pendant la guerre de l'opium , avant la CIA et nombre de services secrets.

 

Aucun rapport, malgré les médisances et la haine institutionnelle poursuivant son but obsessionnel de contrôle du monde, aucune relation entre "la drogue" et l'expérience spirituelle qui est comme la foudre, fût-elle induite par l'ingestion d'une plante amie. Cette expérience qui ne provoque aucune dépendance est capable de faire de l'être brut et ignorant, mais désirant un être neuf et limpide, comme l'alchimiste change le plomb en or. 

    

Au détail près que ce genre d'expériences est difficile à contrôler, et donc éminemment dangereuse pour qui n'y est pas destiné, et convenablement préparé.

 

Dans l'Antiquité, les mystères d' Eleusis, détruits par les chrétiens fanatiques en 395, choisissaient et éduquaient soigneusement les candidats à cette précieuse initiation. On disait d'eux qu'ils n'avaient dès lors plus peur de mourir.

 

Vue la qualification requise, il n'est pas question d'amener les foules à ce chemin resserré.

 

Marie-Madeleine pleure sur l’état du monde et les enfants de la Liberté, partout pourchassés. Les bûchers n’ont jamais cessé de fonctionner. La chasse aux herboristes, aux jardiniers, et mine de rien à tous ceux qui vivent à la campagne n’a qu’un but, amalgame après falsification, quelles que soient les apparences et les justifications : fermer l’une des dernières portes, la connaissance de la nature, de ses rythmes, de ses fastes, de ses plantes alliées.

 

Mais rien de tout cela ne doit nous effrayer ni nous arrêter en chemin. Il reste des manières de renverser la vapeur, de faire vivre à ceux qui cherchent plus ou moins confusément l’expérience essentielle de la tête coupée, qui mène à la Vierge barbue, reconstitution de l'être originel, le Rebis.

 

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Image qui rappelle le soleil inclus dans la double lune du pommeau de la Justice du tombeau de François II.

 

A moins de nous enfermer tous dans une camisole – ce qui est d’ailleurs le vrai risque d’un puçage – comment empêcher la transmission de techniques comme la Respiration holotropique, ou la Trame de Burensteinas ?

 

Comment empêcher celui qui a faim et soif de Lumière et de Liberté d’aller à leur rencontre ?

 

Comment empêcher la Nature de faire sauter tous les verrous ? La foudre de tomber et de fracasser toutes les tours, dont cette nouvelle tour de Babel ?

 

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N’ayez aucune peur de cette saloperie ambiante, car elle n’a aucun véritable pouvoir sur ce que vous êtes vraiment. Elle finira comme toutes les autres, et l'Esprit demeurera intact.

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages - Communauté : Néo-gnostiques
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 15:27

Une question, qui me vient comme ça : dans la chaîne alimentaire, qui est-ce qui bouffe les banquiers ?

 

 

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Délicieuse image trouvée là.

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 20:06

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Quelle drôle de notion que celle du "verbe réfléchi", qui est une variante exclusive des verbes pronominaux, lorsque le sujet "exerce une action sur lui-même", dit Ouiqui.

 

Sans vouloir trop entrer dans le détail : le sujet est il  vraiment "lui-même" ? Les choses sont-elles si simples ?

 

Je n'est-il pas un autre (Rimbaud) ?

 

La dislocation - étymologiquement le fait d'être en deux endroits (encore nommée "bilocation", mais ici marquant l'arrachement, le mouvement) - naît de cette "réflexion". 

  

Des exemples : je me regarde dans le miroir, donc disloqué, je m'interroge, je me lève, je m'assieds.

 

Qui regarde qui ? Qui interroge qui ? Qui fout des coups de pieds dans le cul de qui afin que qui ? retrouve momentanément la position verticale ? Qui accorde à qui ? le droit d'enfin s'asseoir ?

 

Mieux (ou pire) : je m'excuse. Je vous prie de m'excuser. On m'a appris à ne pas péter en public, mais là, je ne pouvais plus me retenir. Terrible livre qui parle sans cesse de ça, sous une autre forme : "Belle du Seigneur".

 

Anecdote du jour : en ville, roulant à 50 km/h, j'aborde un passage piétons ; sur le trottoir, un mec assis. Je vois un mec assis, et me dis : tiens, un mec assis devant un passage piétons. Aucune raison de le laisser passer, puisqu'il est assis. Il s'agissait d'un handicapé, sur un siège un peu exotique. Bien sûr, je l'aurais laissé passer, si j'avais compris. Et instantanément, arrive le flot des justifications : quelqu'un, en moi, explique pourquoi cette tragique erreur a été commise. Une mauvaise appréciation de la situation, rien d'autre, votre Honneur. Nous demandons de bénéficier de votre clémence, et de circonstances atténuantes. Irons à Jérusalem à genoux, 15 pater et 30 ave.

 

Rien de nouveau là-dedans. Juste un constat déjà ancien, mais qui soudain me saute aux yeux (ce matin lorsqu'enfin mon corps a réussi à quitter le cocon des couvertures, que "je" "me" suis levé).

 

Combien sommes-nous ? Combien de niveaux ?

 

Qui fait quoi ? Qui pilote ?

 

Qui suis-je ?

 

 

 

PS : surchargé de travail, je vais prendre un peu de temps, "me" reposer. A bientôt.  

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Samedi 4 juin 2011 6 04 /06 /Juin /2011 22:02

Pour les personnes qui n'ont pas elles-mêmes un blog, sachez qu'un titre comme "le Baiser", associé en recherche à "Vieux" ou "Jade" (surnom d'une actrice porno)  va ramener sur le blog un tas de mouches à merde en recherche de crapuleries : baiser Jade, ou baiser un vieux, etc.

 

Barrez vous, les vampires, ce qui suit va vous péter le fion. 

 

Baiser un vieux, si c'est ça que vous cherchez, dans votre misérable misère que je ne condamne pas, tant les choses ici bas sont complexes, j'en suis témoin. Je l'ai vu. Sorti de l'immonde, c'est beau, à vous faire pleurer. Si vous pleuriez, à la lecture de ce qui suit, vous seriez déjà à moitié sauvé. 

 

Mon papa, né en 1926, arrive aux portes de la mort. Le corps lâche un peu partout. Le coeur, les poumons, les reins, tout s'en va.

 

Moi, dans sa chambre renfermée, faire abstraction de tout ce qui nous a séparé, lui et moi, ce fossé, ce mur, ces invectives, ces condamnations.

 

Avec ma mère, ce n'était pas mieux. Une poule ayant pondu un canard.

 

Communication minimum. 

 

Et pourtant, dans cette chambre d'hopital confinée, lui gardant toute sa tête, elle aussi, mais prévoyant avec anxiété la solitude.

 

J'ai des souvenirs de règlements de compte entre eux, de passages dangereux, de haine cordiale, surtout venant d'elle. Ce n'est pas une accusation. Peut-être était-elle plus lucide, plus éveillée ? Mais tout cela a quarante ans...

 

Et là, ce jour là, dans cet endroit là, lui accoutré de cette chemise de nuit grotesque mais pratique pour les soins primaires, les couilles pendantes, qu'il ne cache plus, malgré la bienséance, c'est le dernier de ses soucis, le ventre gonflé, le bassin tout près, sur une chaise, tout ce qu'on ne voit pas mais qu'on devine, les insuffisances, les fissures, les toilettes à l'arraché, les glaires, la merde, ce jour là, alors que ma chair se révulse face à cet encombrement de chairs blanches, bleues, molles, affaissées, en détresse, elle, au moment de partir, à 82 ans, l'embrasse, d'un baiser léger dans les cheveux moites, au dessus de l'oreille, sur la tempe, et dit : à demain, mon chéri. 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 19:57

17

Dans son livre sur le symbole du Pôle chez Hergé, PG Sansonetti trouve ici et là semés des 111, 144 et 153, selon la guématrie de l'alphabet français.

 

Étant assez imperméable au symbolisme des nombres et des chiffres, ayant l'esprit peu pythagoricien, j'avoue que cet exercice me dépasse un peu.

 

Les mots me sont tant plus familiers ! Mais l'abondance, voire la surabondance, la redondance de ces nombres et de leurs dérivés étonne. En bon sceptique - car une moitié de moi doute de tout -, j'imagine qu'on peut retrouver quel chiffre on souhaite dès lors qu'on plie un peu le texte à son présupposé.

 

J'apprécie quand même ce livre qui m'échappe un peu pour deux raisons : il corrobore d'autres analyses qui personnellement me conviennent mieux : Augereau et surtout, Portevin. Ensuite il fournit une trame là où les exégètes, défricheurs et pionniers de l'oeuvre d'Hergé ne faisaient - réduction non péjorative vue l'importance de leurs travaux - qu'accumuler des données convergentes.

 

Ce préambule achevé, je remarque que le nombre 153 est assez récurrent. Il met bien sûr en relation avec le verset 21.11 de Jean, évangéliste favori des cathares, des chevaliers du Temple (avec Pierre, pas évangéliste mais gardien des clefs, signale Michel Lamy), et des franc-maçons avant leur annihilation ou leur subversion respective.

 

153 est le développement de 17. En français, la lettre correspondante par le rang numérique est l'indispensable Q.

 

Il m'est revenu que j'ai écrit sur cette lettre, qui désigne la curiosité (du cur latin : pourquoi ?) sous toutes ses formes.

 

J'ai peu de choses à y ajouter, si ce n'est que l'esprit en éveil est bien la clef qui ouvre l'accès à la complétude. Les paresseux, qui veulent passer leur existence à dormir, ne se servent de "pourquoi" que dans cette seule phrase : pourquoi se casser la tête?

 

Frappez, dit le Christ, il vous sera ouvert. Questionner, utiliser ses talents, labourer sa terre, comme disaient les alchimistes et Jean de la Fontaine, c'est le véritable labeur qui nous incombe. Travailler à la sueur de notre front, et, de la douleur qui résulte de la séparation, tirer le fruit sont, pour paraphraser M. de Sully, les deux mamelles du succès. 

 

Pas de 153, pas de récolte, de pêche miraculeuse, de vendange sublime sans le labour, le travail incessant qui consiste à retourner la terre des apparences pour y faire pousser les graines que le Ciel y apporte. Pas de 153 sans 17.

 

17 symbolise la Quête par dépouillement successif. On approche de Dieu, du Réel par abandon de tout ce qui n'est pas Dieu, le Réel.

 

Un mètre carré moyen recevant près de 50 000 graines par an, qui sont au point de vue du psychisme humain autant de suggestions, d'influences, autant dire que le travail ne s'arrête pas à gratter la terre, mais aussi à interroger chaque pousse : qui es-tu ?

 

S'exerce alors l'art du discernement.

 

Je ne voudrais pas vous décourager et vous ramener au camp de ceux qui dorment, mais c'est du boulot, du boulot et du boulot.

 

Ora, lege, lege, lege, relege, labora et invenies. Fastoche, non ?

 

A un certain moment du questionnement, le mental n'a plus de réponse. Ou tant de réponses qu'aucune ne suffit, quand toutes se télescopent et se contredisent.

 

C'est le moment de se foutre à poils, comme dans l'arcane XVII. Poser ses fringues, poser ses habitudes, ses choix, ses influences, ses trouilles, ses foutus acquis. Vidons les pots. Boire, d'ailleurs, permet de vider les pots sous une double forme, car le débridement (jusqu'à un certain point) permet l'approche du naturel : in vino veritas. 

 

l_etoile-1-.jpg

 

Peut-être le temps vient-il de vider les pots, de vider le vieux vin, les vieilles réponses, les anciennes conceptions, pour ouvrir un oeil neuf sur ce qui advient.

 

Dans ce cas, comme de tous temps, la peur, les réflexes conditionnés et les théories rhumatisantes doivent être jetés à la poubelle.

 

On passe alors de l'indispensable stade du questionnement incessant, travail opiniâtre, à celui de la confiance et de l'espérance, qui est un abandon total.

 

Il va de soi que seuls ceux qui ont creusé sans relâche la mine des apparences pour en extraire la précieuse moelle peuvent alors tout lâcher et voler.

 

Les autres s'appesantiront encore davantage dans le plomb du sommeil.

 

Ce n'est pas une malédiction, c'est un choix. 

 

Nous venons tous librement. Pourquoi demeurer dans les chaînes ? 

 

 

Ora, lege, lege, legeOra lege lege lege relege labora et inveniesOra lege lege lege relege labora et invenies

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Orients

Présentation

Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

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Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.

 
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