sauvages

Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 17:47

 

 

 

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Nadia, je la connais depuis 1974. L'ai revue en 2003 lors de la sortie de son film "Beduin Hacker".

 

 

 

Hier, je découvre qu'à la suite d'un montage volontairement bidonné concernant son dernier film - "Ni Allah ni maître", que je n'ai pas vu - elle est menacée de mort par ce que l'on range maintenant sous l'appellation "islamistes". 

 

Elle fait partie des gens fiers et courageux qui sont venus ici pour y amener de la lumière. Il suffit pour s'en convaincre de regarder cette "truie chauve", comme la nomme une fiente de porc qui appelle à la couvrir de crachats, chauve parce qu'elle a récemment subi une chimiothérapie.

 

Et 35 000 abrutis ont trouvé ça admirable. On réclame pour finir une balle dans la tête. Hypersexuel, mais peu élégant. Il est bien connu que les impuissants cherchent des dérivatifs. Tuer une femme qu'on ne pourra jamais baiser, c'est un ersatz assez courant. Comme fuir l'insupportable reflet de la sagesse qui excède notre pauvre horizon. On est tellement bien quand on est parfaitement con.

 

Truie chauve, c'est pas mal trouvé, cependant, pour un minus plein de haine. Parce qu'en y regardant de plus près, on trouve "true chauve" plus un i. Le i exprime la verticalité, son courage et sa dignité, true, truth, la vérité qu'elle exprime chauve, sans fioritures, la vérité toute nue, quoi. 

 

Comme quoi ce monsieur, sans le savoir, était inspiré. Puisqu'elle dit la vérité, tout simplement, son sort est scellé. Les hordes sont en marche. 

 

 

Bien sûr, les barbus qui arborent leur pilosité comme des chimpanzés en compétition, tout en cachant celle de leurs femmes sous le prétexte que Dieu l'a dit, ça leur est insupportable, tant de lumière d'un coup.

 

Si Dieu avait été un peu plus clairvoyant, il aurait anticipé le niveau des crétins auquel il donnait la vie, et aurait fait les femmes chauves, comme Nadia l'est par accident, puisque voir des cheveux de femme les fait bander, ces pauvres cons... 

  

Mais la stupidité n'est pas spécifique aux islamistes, hélas, on trouve les mêmes en face, avec les fous de Jéhovah, ce pseudopode sanguinaire qui les encourage à tuer tout ce qui bouge et à prendre possession de la Terre. Les mêmes aux yeux bleus en Amérique, avec 5 neurones bourrés de cocaïne et "God on their side", les mêmes partout, en fait. On n'a pas attendu 666 pour mondialiser la connerie. Des mecs à l'horizon minuscule qui veulent tout ramener à la dimension de leur bauge, il y en a partout et à toutes les époques.

  

Nadia se déclare athée. J'ignore ce que c'est pour elle. Pour moi, c'est un mot plein de trous. Ce qui compte, et qui compte dans tous les mondes, c'est la beauté intérieure, la noblesse, et le courage.

 

Elle vaut largement 35 000 petites vermines rabougries dans leur venin et leurs déjections.

 

Peut-être la tueront-ils, mais, d'une, on est tous là pour mourir, et de deux, ce ne sera pas une mort ignominieuse mais un destin accompli en conscience. 

 

nadia el fani[1] 

 Mais comme rien ne presse, je te souhaite de vivre longtemps malgré cette déferlante de crasse et d'être éternellement simple et lumineuse, comme tu l'es par nature. 

 

 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 17:11

 

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Voici 16 ou 17 ans, ma première femme m'a quitté. Ça arrive tous les jours à des milliers de gens, l'histoire n'a aucun intérêt.

 

Dans les semaines qui ont suivi, la gestion de l'événement a été chaotique.

 

Entre moments de déprime et périodes d'acceptation, il y eut des crises de violence. Une femme ne part pas sans qu'un homme n'ait été enrôlé pour assurer le suivi technique. Il y avait donc un homme, l'autre absolu, le pire, l'haïssable, et ma haine prenait des proportions dangereuses. Un week-end, seul dans un appartement désert, alors que j'espérais noyer dans l'alcool et le sommeil la révolte qui me rongeait, ce fut au contraire un paroxysme de cruauté qui me saisit.

 

Dès que je fermais les yeux, je me voyais le saisir par la nuque ou les cheveux, et lui traîner le visage sur des murs. Imaginez un peu la gueule d'un mec qu'on traîne sur les aspérités d'un mur (sans parler de la gueule du mur). Hé bien, je ne cessais de voir cette scène en boucle, de la voir, de l'accomplir, avec une haine immense et sans faille.

 

Je fus près de trois nuits et deux jours dans cet état de folie meurtrière. Totalement épuisé, je cherchais désespérément une issue lorsque soudain vint une idée : change la source des images.

 

Alors, avec effort, tant j'étais hypnotisé par cette horreur, je fis l'inventaire des images de substitution. Au bout d'un moment, je vis le visage d'une Vierge de mon enfance. Alors je m'y accrochai, comme on s'accroche à la corde qui vient d'être lancée et remontai peu à peu la pente du gouffre où j'étais tombé. Petit à petit,mètre après mètre, avec bien des difficultés je finis par sortir à l'air libre, sous ce visage tranquille et apaisant.

 

Je m'endormis comme une pierre. La nuit, je rêvai de lui, l'autre. Il était habillé en roi, l'image traditionnelle du roi en manteau de pourpre. Je m'agenouillai devant lui, et lui rendis hommage. C'était un vrai roi.

 

Quelques nuits plus tard, je vis que j'étais dans une cage, exactement une cage à oiseaux, ronde, dont la porte était ouverte. 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 10:01

Non, je ne reprends pas le blog. Plutôt une sorte de monologue public. Le Japon se liquéfie, c'est stupéfiant. J'espère que le monde entier va se liquéfier, et l'humanité se partager en deux : les porcs, les porcs immondes qui mènent des guerres partout en crachant à la figure de tout ce qui est beau, et les autres, vous, moi, ceux qui ne veulent plus mais plus jamais revivre un pareil cauchemar. Que la Terre se soulève et nous vomisse, je la comprends, et je l'espère. Mon ventre et mon coeur se soulèvent pareillement et je vomis les insectes exécrables qui souillent le pur visage de Dieu.

 

Je ne peux plus voir, apercevoir le visage d'un menteur professionnel sans avoir la nausée, et les zinfos les passent en boucle, les sarkozy, obama, berlusconi, et tous les autres, les triomphants ou les dépités, les minuscules crottes puantes qui se bousculent et s'étripent la couenne.

 

Le Japon coule, la mer pleure, les pauvres gens du Japon et de Lybie, d'ailleurs, de toutes les poubelles de la planète ont peur et faim, et les pires ordures se congratulent et bombardent.

 

Quel cauchemar ! Vers quinze ans, j'ai eu une nuit de panique. Je rêvais que j'étais dans mon lit (j'y étais, effectivement), et que la terre se soulevait, que des volcans entraient en éruption, des roches tombaient partout, et j'étais là, sur ce lit, incapable de bouger ne serait-ce qu'un doigt, incapable de me lever et de courir, incapable de la moindre résistance.

Rêve de digestion ou rêve prémonitoire, je l'ignore.

 

Mais parfaitement de circonstance, aujourd'hui.

 

Je sais que nous vivons un cauchemar, mais je sais aussi que nous en sortirons. Les putrides peuvent ravager la Terre et le coeur des hommes, ils n'agissent que dans la toute petite sphère de réalité qu'ils connaissent ou croient connaître. Ils ignorent absolument tout de l'énorme torgnole qu'ils vont se prendre, parce qu'ils sont totalement aveugles aux réalités plus hautes.

 

Comme si des rats s'écharpaient alors que des rapaces leur arrivaient dessus d'en haut.

 

Ça ne me fera pas jouir de voir chuter les macaques devant la colère de la Terre et du Ciel. Non. J'espère qu'ils se feront écrabouiller, parce que le principe d'équilibre le réclame, mais je ne danserai ni ne cracherai sur leur cadavre. J'ai autre chose en tête : partir. Quitter cette poubelle infecte. Sortir la tête et respirer l'air pur.

 

Être irradié m'indiffère. Je bouffe ce qui me plait, je sors, bronze et marcherai sous la pluie en toute quiétude. Je ne vois pas pourquoi seuls les japonais devraient crever. Mourir m'indiffère, mourir a toujours été le but de ma vie, et comment importe peu.

 

Sortir de ce cloaque, cette fosse aux crabes, oui, cela importe. Jamais plus je ne voterai, jamais. Je n'ai plus le moindre avis sur rien. Tout est pareil.

 

Que les humains fassent ce qui leur passe par la tête, peu me chaut. Bombardez, crevez-vous la panse, torturez, chiez partout, allez-y, vautrez-vous, les porcs. Foutez-vous en jusqu'aux oreilles. Je ne me sens plus ni concerné, ni solidaire.

 

Le plus souvent, je suis fatigué, car c'est fatigant de surnager dans cet océan de débris, en regardant le Ciel. Le monde est beau, et ça me réjouit le coeur. La pourriture qui y grouille n'en salit que la surface. J'aime la vie, j'aime les animaux et toute créature, même ceux qui piquent et dont je me méfie, et j'aime ceux que le Christ appelait : Hommes de bonne volonté.

 

Tout cela est déjà à part, sauvé, vivant, éternellement. Tout cela vit dans les ténèbres de la mort où s'agitent les ombres qui s'arrachent l'or maléfique et ce truc abject qu'on appelle le pouvoir.  

 

Voici pourquoi je fais des heures supp. Pas pour raconter ma vie. Pour vous dire encore, à ceux qui continuent à venir farfouiller ici, bien que ce blog soit fermé - il l'est - que les temps présents et ceux qui viennent s'annoncent terribles, mais que rien ne peut atteindre le coeur profond qui nous habite et fonde notre existence.

 

Nous ne sommes pas notre corps, nous ne sommes pas notre cerveau, notre moi, notre histoire. Nous sommes ailleurs et autre, et aucun dommage ne peut nous atteindre. Nous sommes vivants, et ce monde est mort et pue la charogne.

 

Laissons les morts se dévorer entre eux. Ils ont terriblement faim parce qu'ils sont creux et vides. Des simulacres.

 

Excusez-moi de revenir comme ça de temps à autre.

 

J'ai trouvé un blog qui me plait, bien que l'auteur ne soit manifestement pas très régulier. Je crois qu'il me plaît parce qu'il me ressemble.

 

Bon vent à chacune et chacun d'entre vous, et à la prochaine. 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 09:44

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Non, ce n'était pas une fausse sortie. Je ne rouvrirai pas ce blog.

 

Je veux simplement exprimer des remerciements à toutes les personnes qui m'ont manifesté leur affection. Je dois aussi des excuses pour la manière brutale dont j'ai baissé les stores.

 

Je sais que Ferlimpinpin, par exemple, a clos puis rouvert  plusieurs fois son blog. Je ne rouvrirai pas le mien. Mais je vous dois des explications.

 

Le vendredi 18 avril, Mme et moi avions décidé de visiter l'église d'Orcival, dans le Puy de Dôme. Pour elle, une première, pour moi, peut-être la troisième,ou quatrième dont une à pieds il y a très longtemps.

 

En saison, le petit village d'Orcival est bondé de touristes. A cette date, nous pensions être tranquilles, nous le fûmes. Nous restâmes plus de 30 mn dans la basilique sans la moindre présence humaine. Je ne sais pas si ça vient de la pleine lune, mais l'effet - tout au moins pour moi - fut atomique.

 

Orcival - le val d'Orcus, dieu des enfers - a plusieurs particularités : adossée à la montagne à l'Ouest,d'où coulait l'eau d'une source à tête de taureau (photo) aujourd'hui captée, ses seules portes se trouvent au Sud. La porte principale - celle des fidèles - étant fermée, tous les badauds entrent par celle des "initiés", c'est-à-dire que plutôt que d'entrer dans la partie tellurique de l'église, la plus proche des conditions terrestres ordinaires, on entre directement dans la partie "cosmique", c'est-à-dire à un niveau vibratoire élevé. Jacques Bonvin et Paul Trilloux ont largement écrit sur le sujet.

 

Ça a peu d'influence sur le touriste ordinaire, car il arpente à toute vitesse, et ressort sans que sa carapace ait été entamée. La plupart descendent dans la crypte à rebours, et filent au resto d'en face.

 

Nous n'avons rien d'extraordinaire, mais quand nous décidons soudain d'explorer une de ces machines à transmuter les humains, c'est parce que c'est une nécessité téléguidée de l'intérieur.

 

Pour le dire autrement, cette immersion répondait à un besoin réel. 

 

A l'entrée : eau bénite. Ça se fait rare. On en pense ce qu'on veut, comme de tout. Je m'en enduis le front, la nuque, et ces sacrées lombaires. Puis départ du circuit. C'est intuitif, un circuit. On fait comme on le sent. Au deuxième tour de l'église vide, soudain ma tête tomba sur le côté gauche, comme si elle pesait des tonnes, comme si on me l'avait coupée. C'est une sensation que j'ai ressentie deux ou trois fois dans mon existence, dont une fois en respiration holotropique. 

 

Je passe sur les demandes intimes que j'ai émises ; en gros : entrer dans la pleine conscience. Ça semble très ambitieux, peut-être. Mais je dois reconnaître que j'ai longtemps fait une erreur grossière, et subtile à la fois : croire que la langue des oiseaux était une sorte de compréhension du sens voilé des textes alchimiques. C'est vrai, et c'est largement insuffisant : comprendre la langue des oiseaux, c'est réellement revenir dans l'état non séparé dans lequel on comprend parfaitement ce que nous dit la Nature, notre mère, dont ses représentants les oiseaux. Imaginez que vous compreniez enfin ce que disent les oiseaux, le vent, l'herbe et la pluie... 

 

Ce qui nous en sépare : notre mental, habitué à raisonner, projeter, argumenter.

 

C'est donc cela que j'ai profondément demandé ce jour là. Être délivré du mental, quitte à finir comme Nietszche. 

 

Descendons dans la crypte : c'est pas de la crypte de gamins, un trou de souris, non. On doit pouvoir y tenir cinquante ou cent.

 

Là, c'est le pays des morts. Une forêt de piliers, c'est un terme classique qui ici s'applique à la forte densité de colonnes granitiques qui soutiennent le choeur. C'est le centre du vortex vibratoire, comme disent les géobiologistes. Faudrait avoir un scaphandre pour ne pas être atteint, transpercé. J'ai mis longuement ma main dans l'empreinte en creux sur l'un des piliers, jusqu'à ce qu'elle devienne glacée.

 

C'est la mort que je suis sciemment venu chercher. Mort mentale, mort du moi, de tout l'édifice, de la carapace, du fatras.

 

La preuve que ça marche, c'est que depuis ce jour, les pensées et les mots me coûtent. Curieusement, le travail profane alimentaire m'est difficile, mais je parviens à le traiter. Par contre, et c'est la raison de mon silence ici et d'une manière générale sur le net, je n'ai rien à dire. Tant de mots, de signes, qui m'éloignent du réel...

 

Mais ce n'est pas un suicide gratuit ou une simple pulsion de mort. Au delà, c'est vraiment la quête de l'origine, d'avant ce putain de mur capitonné qui nous isole du courant de vie.

 

Pour y revenir, il faut prendre tous les risques. Mourir, c'est presque un début.

 

Voilà. Ai-je été assez clair ?

 

J'ai besoin d'une cure de silence et de paix. J'ignore le temps que ça prendra et ce qu'il en adviendra, et au bout du compte, ça n'a aucune importance.

 

Mais vous comprendrez que je ne réponde pas à vos commentaires et mots d'amitié, parce que parler, y compris écrire ce texte, me demande de vrais efforts.

 

Une dernière chose : rien ni personne ne nous menace sauf la peur. Quel que soit le sujet - guerres, radiations, drames en tous genres - il n' a de prise sur notre être que celle que nous lui laissons. Aucun miso, aucun iode, aucun refuge ne nous protégera de la peur. Il faut donc purement et simplement extirper de nous les racines de la peur. Les racines, pas les feuilles.

 

Je suis parti débusquer les racines de la peur, et ce n'est pas avec des phrases et des mots que j'avancerai. Comme Ferlin, je pourrais vous dire : je vous aime tous, et c'est vrai, au fond. Mais c'est un peu facile de loin. De près, c'est plus dur. C'est vrai que j'ai beaucoup d'amour en moi, mais je sais aussi la difficulté à passer outre les formes. Je suis vraiment un amoureux de la solitude.

 

 

Merci encore à toutes les personnes qui m'ont lu et parlé tout ce temps : ce fut une sorte de famille, de lieu d'humanité et c'est très précieux en ce temps de robots.Je crois avoir reçu largement autant ce que j'ai pu transmettre.  

 

Si vous vous souvenez, un de mes rêves m'a annoncé le retour des radiations avant les projections et les déclarations officielles. Depuis l'enfance, j'ai basé ma vie sur les perceptions intuitives. Mon intuition actuelle, c'est que le temps des palabres est passé, comme celui des choses en boîte : musique, vidéo, etc. 

 

La seule source d'information qui vaille est à l'intérieur. Il y a plusieurs moyens d'y accéder : rêve, méditation, contemplation, jeûne, immersion dans la nature et autres. Tout le reste est mensonge. Les millions d'informations que vous pourrez glaner sur le net - guerres et rumeurs de guerre - font partie du film et vous emprisonnent. N'oubliez pas le sens anglais de net : filet, réseau. Toile d'araignée. Laissez-vous manger si vous voulez, je préfère voler.  

 

Le choix est simple, et de plus en plus urgent : croire au film, et y rester, ou chercher la sortie.

 

La sortie est à l'intérieur.

 

Je crois que cette fois-ci, j'ai dit et résumé tout ce que j'ai cherché à dire au fil du temps.

 

Soyez-vous propice. Vous et le plus grand Vous de vous-même êtes votre meilleur ami. Aidez-vous à vous évader.

 

 

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CE BLOG EST DÉFINITIVEMENT CLOS CE VENDREDI 25 MARS 2011, JOUR ANNIVERSAIRE DE L' ANNONCIATION PAR CE 846ème TEXTE, CE QUI EN RÉDUCTION DONNE 8+4+6 = 1+8 = 

 

 

NEUF !

 

 

 

 

 

 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 07:47

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Vermeer

 

Tu ne jugeras pas.

 

Et pourtant, à chaque instant, je ne fais que ça. Moche, grosse, pénible, ringard, abruti. Oh, c'est tellement rapide que c'est presqu'invisible.

 

Je ne crie pas : GROSSE CONNE, ABRUTI aux gens que je croise. Enfin, si, parfois, quand je suis bien protégé par la bulle de ma voiture. Mais dans la rue, au supermarquette, non. Là, parmi une infinité d'éviteurs, j'évite aussi. Je juge en douce, sous l'imperméable, et mon visage lisse et neutre ne montre rien. Putain, tu vas le pousser ton chariot ? Mais où que t'as appris à conduire ? Vas y mémé, passe la seconde. Le tout sous la capote anglaise du neutre civil qui redoute l'incivilité.

 

Comme il est gentil le monsieur. Oui, mais parce que tu ne lui as pas marché sur les ailes, ou sur la queue. D'ailleurs, il s'est soigneusement emballé avant de mettre la patte dehors.

 

Parce que si t'as le malheur de lui écraser un bout de viande qui traîne, c'est une furie qui se jette sur toi.

 

Un monsieur si gentil, si indulgent. J'aurais pas cru.

 

C'était pas un sage. C'était un juge en loucedé, qui haïssait tout ce qui n'était pas lui.

 

La différence entre le Juge et le Sage est une question d'expérience, ce qui est un synonyme d'ouverture. Le Juge vit sur son acquis. A qui ? A lui, bien sûr. C'est le J'eus-je. Ne connaît que son territoire, et réprouve tout ce qui y est étranger. N'admet que le connu. 

 

Peut se montrer absolument adorable, tant qu'il se sent protégé par les épaisses murailles de son égoïsme. Certains font ça par derrière, d'autres ne se privent pas de bavotter sur l'excentricité des autres.

 

Le Ça-je a tout vécu, ou, à défaut, considère que chacun est libre d'être différent et unique. Comment dès lors juger ?

Chaque être est un ça, non plus un j'eus.

 

Chaque rencontre est alors un moyen d'apprendre, de comprendre et de partager. Plus de condamnation, d'exclusion, de mise au ban. 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages
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Orients

Présentation

Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

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Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.

 
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