Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 11:34

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En 1792, l'organiste de Notre Dame de Paris, Claude Balbastre composa des variations sur les airs de la Marseillaise et du Ça ira, ce qui évita au grand orgue le démantèlement républicain.

 

Était-ce un traître, un profanateur, ou un héros ?

 

Durant la seconde guerre mondiale - enfin, l'épisode ainsi nommé d'une guerre jamais finie - nombre de gens sont aujourd'hui considérés comme "justes" parce qu'ils ont soustrait des juifs à la mort.

 

Sauver un tsigane ne mérite dans le meilleur des cas qu'un accessit. Il y a une bourse des valeurs en toute chose. 

 

Saint Georges, dit Georges Brassens, parle avantageusement des gens qui font un croche-pattes aux poursuivants du voleur de pommes. 

 

Toujours et partout, des êtres obscurs et insoupçonnés trichent en douce, comme je l'ai raconté ici.

 

Trichent, et affrontent les yeux baissés, soumis en apparence, trichent et encourent les foudres parfois mortelles des maîtres du moment.

 

Millions de héros anonymes, millions d'âmes secrètement rebelles, qui sont réellement le sel de la Terre, et sans lesquelles aucune noblesse, aucune justice, rien de beau n'aurait subsisté jusqu'à nous.

 

Ces gens là sont nos maîtres. Leur discrétion et leur courage sont des exemples pour nos temps. Rien ne sert de clamer sur les toits son désaccord, à moins de chercher à mourir. L'ego aime les morts glorieuses. 

 

Il est nettement plus profitable de faire semblant, et de garder en douce la tête claire et le coeur brûlant.

 

Déjà, les loups appellent à la délation : M. Fenech et ses sbires encouragent la foule à dénoncer les médecins bizarres, ceux qui certifient vous avoir vacciné sans l'avoir fait, et vous suggèrent de sortir de la médecine armée et obligatoire.

 

Vous en ferez quoi, des mauvais médecins, M. Fenech ? L'étoile jaune pour commencer, ou la déportation immédiate ?

 

Des milices naissent ici et là, avec pour mission d'observer les comportements inappropriés. Aux USA, les caissiers de supermarchés sont invités à signaler les gens qui achètent de fortes quantités de nourriture.

 

Nous sommes tous des suspects en puissance, et bientôt, peut-être, des coupables avérés. Coupables de penser clair, de vouloir vivre en harmonie, coupables de ne pas participer à la haine commune.

 

Ce jour là, qui peut-être approche, il faudra qu'il demeure des justes, pour tendre la main et glisser une aide, la moindre, un verre d'eau, peut-être, aux persécutés qui passeront près d'eux.

 

Pour qu'il en reste, ils devront courber l'échine et faire semblant, faire en douce.

 

Se faire violence pour faire en douce. Drôle de phrase. Drôle de vie. Drôle de film.

 

 

Par Vieux Jade - Publié dans : attention ça pique - Communauté : Le Sarmiento
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 11:44

 

Dès qu'on est entré dans la voie sans retour de la découverte de soi, il faut accepter d'y rencontrer des monstres. Dès le début de sa Divine Comédie, Dante avertit : Toi qui entres ici, abandonne toute espérance !

 

Depuis quelques années, je sais que l'indispensable exploration passe par la chair. La psychanalyse qui se focalise sur les productions oniriques est insuffisante.

 

Pourtant, les rêves sont une puissante voie de connaissance. Mais, s'ils peuvent rendre compte de la situation et donner du recul, ils sont impuissants à guérir.

 

J'ai relaté ici un voyage intérieur. Voyage au centre de la Terre. Jules Verne doit être lu attentivement.

 

Cette semaine, peut-être à cause d'un excès de poivre blanc, j'ai vécu une nuit horrible : j'avais le feu aux entrailles. N'ayant aucune confiance en la pseudo médecine, j'ai avalé du khuzu que m'a donné Mme VJ, qui m'a permis de traverser en apnée une journée de labeur.

 

Si le khuzu fait baume, la raison du mal demeure. Je sais comme mon ventre est depuis toujours la région sensible de ma géolocalisation. A vif, le ventre. On a tout fait, régression, hypnose, transe : découvert un vieillard très grand et décharné dont le ventre et les jambes ne répondaient plus, images de guerre, d'obus ou d'explosion, de lames perçant les tripes, mais rien de cela ne permet d'avancer, de résoudre.

 

Ce dimanche matin, éveillé vers cinq heures, j'ai du temps. La douleur est toujours là, tapie. J'y vais. Je dirige ma conscience vers elle, j'y entre, je lui parle, je lui dis, comme à un animal craintif : Viens. Viens.

 

Comme le renard du petit Prince, il faut du temps pour qu'elle accepte. Viens.

 

J'ai conscience que mon ventre est, comme les souterrains des villes, le refuge de tout ce que ma conscience honteuse a balayé loin de sa vue. Tous les comportements que la peur du regard des autres m'a amené à expulser y sont tristement descendus, dans l'oubli des abysses.

 

C'est un royaume indépendant, une cour des miracles, nourrie de rebuts, d'excréments, d'énergies basses, de ressentiment. Un monde qui souffre et appelle lumière et reconnaissance.

 

De profundis clamavi ...

 

J'y vais. Viens, ouvre toi, laisse-moi entrer. Et alors ça bouge.

 

D'abord, une sorte de dôme luisant et humide, gris vert, c'est le dos d'une bête sous-marine, énorme, qui émerge, qui occupe l'espace et gonfle mon ventre bien au delà de son volume réel.

 

Une pieuvre, peut-être. Calmement, je la considère. Viens. Et des torrents de noir pur envahissent ma vision, comme des nuages d'encre. L'encre sert d'écran aux poulpes.

 

Elle se vide et l'horizon est d'un noir de jais. Quand on en parlera, plus tard, Mme VJ me dira que les anciens chinois considéraient que l'homme est le réceptacle de neuf vers, dont celui de l'estomac ou des boyaux. 

 

Je n'ai pas peur, je ne veux pas le tuer, juste attentif à ne pas perdre le contact. La douleur bouge parfois. Un peu au dessous, mais parfois sous et même au dessus du nombril. Rester dedans. Ouvre-toi, viens.

 

Soudain, surgit l'image d'une silhouette chétive d'enfant, maigre, mal assuré sur ses jambes, prêt à tomber, en avant, en arrière,comme si le vent allait l'emporter, vêtu de bleu. Viens, viens sur mon coeur, viens. Dans des traînées d'encre, la silhouette s'affermit et vient vers moi, vers mon visage. A chaque pas, elle grandit, devient jeune homme, homme, toujours vêtue de bleu, puis des hommes en marche, qui montent vers mon visage, pesants, nombreux, venez, venez, venez sur mon coeur. Rien de sentimental, de l'émotionnel purifié. Et la foule des hommes en bleu monte vers moi. 

 

Je me suis éveille vers 9 heures.

 

Les religions que le monde cherche aujourd'hui à tuer pour les remplacer par le culte exclusif du pognon ont été le vecteur de la conscience aussi bien que les pires tortionnaires de l'histoire. A leur compte, on peut inscrire les périodes de jeûne du Carême et du Ramadan, par exemple, même si aujourd'hui c'est du foutage de gueule - les pieux muslim qui attendent le soir pour s'empiffrer comme des porcs, les chrétiens qui se goinfrent de poisson le vendredi.

 

Elles ont quand même transmis le souvenir des anciennes traditions qui, comme aujourd'hui encore dans le culte du peyotl ou les recherches de vision, obligeaient parfois à une privation de nourriture.

 

Parce que l'accumulation de bouffe est une aumône faite à nos démons, nos pauvres, notre peuple maudit et refoulé. Le jeûne les affame et les révolte ; alors ils sortent et se montrent à nous qui faisions comme s'ils n'existaient pas, sous le noir visage de nos terreurs accumulées et fermentées. 

 

Nos démons, s'ils hantent nos psychismes et se manifestent dans nos comportements, vivent au fond de nos entrailles. Ils y ont leur tanière.

 

C'est là qu'ils ont élevé leurs tentes, près des décharges de nos châteaux, de nos villes de verre, de nos somptueuses vitrines. Nos démons, sauf exception, sont les fantômes des cadavres de ce que nous ne voulions pas voir ou paraître, et que nous avons cru pouvoir maudire et refouler.

 

Le monde d'aujourd'hui qui jette à la rue tout ce qui n'entre pas dans ses théories et ses statistiques économiques est profondément malade, et s'enfonce un peu plus à chaque fois qu'il rejette, parque ou massacre les indésirables.

 

Il n'est que l'image de nous. Se révolter contre le monde sans reconnaître les taudis qui hantent nos propres décharges intimes, et nous font mal, c'est minable et pitoyable.

 

Comme le dit la science des anciens, la charité, bien ordonnée, commence par soi-même.

 

D'un autre côté, que les rênes du monde soient entre les mains de fous qui ne savent rien de cela et donc parfaitement aveugles est stupéfiant.

 

De profundis clamavi...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Par Vieux Jade - Publié dans : attention ça pique - Communauté : Le Sarmiento
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Vendredi 16 mars 2012 5 16 /03 /Mars /2012 10:52

 

Je suis en train de réaliser une étude sommaire des logiciels dont je suis équipé. Né en 1954, et n'ayant pas toujours téléchargé les versions récentes, je crois bien être un modèle un tantinet obsolète.

 

J'ai clairement chopé un virus au niveau de la sphère estomac, dont je n'arrive pas à me défaire. Je crains même de me péter le disque dur si je titille un peu trop de ce côté là. Donc j'alimente la bête en évitant les conduites trop restrictives que j'ai toujours détestées. Mais ce bougre de virus a réussi à foutre la mouise dans un circuit pourtant rôdé, puisqu'il n'admet plus ou presque les épices et le piment dont j'ai pourtant consommé des tonnes, et qu'il commence à grésiller quand le niveau d'alcool frôle l'orange, alors que j'ai largement empiété sur le violet voire l'ultra un certain nombre de fois. De foies ? J'ignore l'orthographe juste.

 

J'en ai un - un logiciel, pas un foie -  qui, je pense, vous a également été alloué, peut-être sous une version plus récente, plus performante : celui qui permet, en s'auto actualisant, de repérer l'âge des congénères.

 

Avez-vous remarqué qu'on a un système embarqué qui nous dit : plus vieux, plus jeune, plus vieille, tiens, çui là, il doit avoir 61 ans, 61/62 maxi. Elle ? 45 à tout casser.

 

Ça fonctionne depuis tout petit. Et ça évolue en permanence. C'est l'un des bidules qui naît et meurt avec ce truc qu'on est dès qu'on est né, comme dit Chouchon. Dans la même gamme, il y a aussi des logiciels sociaux : plus riche, moins riche. Plus ou moins distingué. Sérieux. Compétent. Drôle. Chiant. Plus fort, moins fort. Plus agressif. Plus dingue. Sexuels. Aucune chance avec. Ou, là c'est bon, ouh, c'est même très bon ! j'y vais, quitte à ce que le logiciel ait foiré.

 

Logiciels de guidage, ou de conduite. Comparatifs, ils favorisent la fluidité et minimisent le risque d'accidents dans le trafic de l'existence. 

 

Le logiciel dont je parle définit entre autres le niveau de déférence et le réalisme d'une approche sexuelle.

 

On est truffés de trucs comme ça, comme des bagnoles de luxe.

 

Mais c'est pas nous. C'est le véhicule.

 

Nous ? On est pas d'ici. Ces trucs équipent juste nos voitures de location.

 

Il ne faut jamais confondre Celui qui voyage et ce qui est à son service.

 

C'est pourtant ce qu'on cherche par toutes les hypnoses et tous les sortilèges à nous faire accroire. 

 

Faire la liste de ses équipements, c'est déjà s'en dissocier, commencer à se défaire, avant, si c'est possible, d'entamer le Retour.

 

En principe, il devrait y avoir un bouton : siège éjectable. 

Par Vieux Jade - Publié dans : fleurs des champs - Communauté : Le Sarmiento
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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 08:10

Merci à Yamma de m'avoir envoyé ce lien, et ce conte en particulier :

 

 

Un homme captura un jour un serin. L’oiseau, si petit qu’il tenait dans la paume de sa main, tenta de négocier sa liberté en ces termes :
- Qu’attends-tu donc de moi ? dit-il. Je suis si petit, si maigre, je n’ai que la peau sur les os ! Rends-moi la liberté ! En échange, je te dirai trois vérités très utiles.
- Soit, dit l’homme. Mais comment pourrai-je savoir si tes vérités sont utiles pour moi ?
- C’est très simple, répondit le serin. Je te dirai la première vérité lorsque je serai encore dans ta main. Je te dirai la seconde lorsque je serai sur la branche de cet arbre ; ainsi, tu auras encore le pouvoir de me rattraper si cette vérité ne te convient pas. Enfin, je te dirai la troisième, la plus importante, lorsque je serai là-haut dans le ciel.
- D’accord, dit l’homme. Dis-moi la première vérité.
- La voici : si tu perds quelque chose, s’agirait-il de ta propre vie, tu ne dois pas le regretter.

Voilà une vérité profonde, pensa l’homme : le non-attachement aux formes extérieures, en effet, est le secret de la vraie liberté. Et il ouvrit la main. L’oiseau s’envola sur la branche, d’où il proféra sa deuxième vérité :
Si on te raconte une absurdité, n’y crois sous aucun prétexte avant d’en avoir eu la preuve !
- Très bien, dit l’homme, tu es beaucoup plus sage que ne le laissait prévoir ton minuscule crâne d’oiseau : l’être humain, en effet, est naturellement attiré par le mensonge et l’illusion, nés de sa convoitise ! Mais quelle est donc la troisième vérité ?
- C’est, lui répondit le serin qui planait désormais dans les hauteurs du ciel, que j’ai dans l’estomac, deux diamants gros chacun comme un de tes poings. Si tu m’avais tué, ta fortune était faite !

Fou de rage, l’homme tenta de jeter des pierres au serin. Puis, s’accusant, maudissant sa stupidité, il se mit à pleurer sur son sort.

- Imbécile ! s’exclama l’oiseau. Je t’ai dit de ne jamais regretter aucune chose, et tu regrettes déjà de m’avoir libéré ! Je t’ai dit de ne jamais croire une absurdité, et tu m’as cru lorsque j’ai prétendu, moi qui tiens dans la paume de ta main, avoir avalé deux diamants gros comme tes poings ! En raison de ta convoitise et de ton aveuglement, tu ne pourras jamais voler dans le ciel comme moi !

 

 Parmi les plus grandes victimes de la marée... (Photo: Charlie Riedel, AP)

 

Par Vieux Jade - Publié dans : étranges et beaux fruits venus d'ailleurs - Communauté : Le Sarmiento
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 07:38

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J’ai signé un acte chez un notaire, il y avait mes sœurs. J’ai acquis pour 40 ans la propriété/responsabilité d’un immeuble. Lorsque je le vois – l’immeuble – je comprends que j’ai été floué. Toits à refaire, hangars béants, rien ne sera rentable. Devant mes parents j’explique de façon hystérique que JE suis un expert en immobilier, et qu’il est impossible que j’ai acheté ce truc volontairement. Je trépigne, je hurle que j’ai été abusé, trompé, drogué.

 

Mais je me suis engagé.

 

Plus tard, je suis avec d’autres gens, des hommes, assis par terre sur le sol d'une boutique, je sais qu'ils ont quelque chose à voir là-dedans. Mais la révolte et la colère m’ont quitté. Je commence à apercevoir qu’il y a nécessairement une issue à cette situation, et que je dois vraiment me fondre dedans pour la trouver.

 

La révolte est une perte de temps, et une attitude inappropriée pour trouver la solution.

 

Qui commence par l'acceptation de ce fait inéluctable : quelle que soit l'origine, la raison de notre présence dans ce monde de dingues, hurler, se lamenter et se désespérer ne résoudront rien. Il faut étudier calmement les données, et entrer dedans. 

 

Voici ce que disait le rêve du 14 mars.

 

 

Le concept de renaissance est souvent compris comme une sortie du monde. Il me semble que ce rêve précise que la sortie passe par une nouvelle manière de naître à ce monde, une incarnation acceptée et non par la fuite.  

Par Vieux Jade - Publié dans : aromates - Communauté : Le Sarmiento
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Orients

Présentation

Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

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Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.

 
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