Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 10:29

14 août 2010 074 

 

Qui sait ce qu’est un ange ?

 

Un être dénué de corps, une vibration parvenue jusqu’à nous, un niti venu d’ailleurs, autre planète, autre dimension ?

 

En ne considérant que ce que la Tradition énonçait, l’ange est un envoyé de Dieu. On n’est pas plus avancé. Si le Dieu en question est le roi des Lézards, ses anges doivent lui ressembler.

 

Dans une perspective métaphysique, dans laquelle Dieu serait le Centre, l’Origine et la Fin de tout ce qui existe, l’ange serait situé sur une verticale qui relie notre existence à Son Essence.

 

L’ange, en tant qu’intermédiaire, est autre. Chargé de mission, il doit parvenir jusqu’à nous. Rude tâche, me disais-je en prenant ma douche.

 

Pour une réunion professionnelle, j’ai pris mon char, comme disent les québékoué. Sur le parking, régnait une affreuse odeur difficile à identifier. Quand on respire du bout des narines, tant ça fouette, le discernement entre cadavre bouilli et légumes avariés est improbable.

 

Fuyant à toutes jambes, j’entre dans la salle de réunion, petite, pas aérée. Dix ou quinze mâles plus ou moins éventés étaient là. Là, durant deux heures, je me suis prudemment abstenu de savoir précisément ce qui pouvait schmecter de la sorte. Mais le mélange barbare qui s’offrait aux narines était manifestement composite et varié.

 

Il y avait indéniablement du gorille, un zeste de moufette, des relents d'estomac de chacal ou de dent creuse de hyène, sans parler de la chaussette dépressive. Remarquable.

 

On pue tous. On a tous des modes de vie stressants, une alimentation défectueuse, des organes en voie de délabrement. C’est normal, c’est la vie. On est des morts en sursis. Il faut retaper la vitrine tous les matins.

 

Mais là, je soupçonne que certains font vraiment le minimum. Changent pas le linceul tous les jours. Les ongles en deuil.

 

Midi sonne. Je suis chargé de faire établir des menus par un restaurant lors d’une future assemblée.

 

J’entre dans ce restaurant, autrefois populaire touristique genre guinguette où l’on mangeait de bonnes andouillettes, aujourd’hui agrandi et relouqué façon Las Vegas, avec un serrement de cœur. Double porte automatique, tapis, truc, faux marbre, faux luxe, et … une puissante et implacable odeur d'égout en grève ou de fosse septique moribonde m’envahit les canaux, qui ne sont plus à ça près.

 

Une demi-heure plus tard, mes fringues sont dans la machine et moi sous la douche (jamais essayé l'inverse).

 

Et alors me vient cette pensée : comment font les anges pour descendre dans ce cloaque, cette puanteur quasi générale (les parfums synthétiques compris, et largement) ?

 

Comment nous ressentent-ils, nous perçoivent-ils ? Comme des dieux en puissance, ou comme des porcs en leur bauge ?

 

Car si nous puons, c'est aussi ce vieux pourri de mental qui exhale l'avidité, la rancune, l'égoïsme, l'envie, le dépit, la colère, la jalousie, la frustration, et ça, ça schlingue vraiment.

 

Descendent-ils encore, ou sommes-nous définitivement foutus ? 

 

Au fait, combien ça gagne, un ange ? Comme un expert des cas extrêmes, ou comme un éboueur ? 

 

 

PS : Merci à l'ange installateur dépanneur de PC qui a remis mon matos sur les rails. Ça marche !

PPS : Pourvu que ça dure ...

Par Vieux Jade - Publié dans : compost
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Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

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Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

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Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

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Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.

 
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