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J'ai déjà causé du dont auquel comme disait l'ami Béru j'aborde ici la question : faudrait causer correct.
Et pour causer correct, faudrait déjà qu'on s'entende. A midi, finissant les restes des agapes d'hier où nous reçûmes avec bonheur une partie de notre progéniture, Mme VJ m'offrit de lui verser le solde d'une bouteille de rosé de Boulaouane. Ce qui, techniquement, pour frustrant que ça paraisse de prime abord, est en fait l'opportunité d'aller quérir sa soeur. Chut.
Avec ma candeur habituelle, j'entendis : Bleu d'avoine.
C'est pas beau , ça ? Bonjour M. l'épicier, mettez m'en cinq, bouteilles de Bleu d'avoine. Rosé, le rouge est dégueulasse.
Candeur, ou besoin d'une prothèse ?
Donc en ma cervelle spasmodiquement pensante s'est formée la séquence suivante : les glissements sémantiques peuvent provenir de la concomitance (j'aime les mots peu usités) de la surdité et de l'ignorance, qu'illustrent ici deux exemples récents dont auxquels j'eus l'honneur d'assister et d'ouïr de mes moyennement propres pavillons zoditifs il y a peu, dans les bouches respectives et probablement moyennement propres d'un agriculteur et d'un chauffeur routier :
Un chien bien affectif, (pour affectueux).
J'veux bien être compréhensible, mais...(pour compréhensif).
Qui me renvoient aux célèbres annulaires du téléphone et chaussures de cuivre, des duquels je fus enchanté d'ouïr de ma propre personne, s'il en fût.
Ces probablement moyennement braves gens dont l'audition est défectueuse devraient lire, ce qui un jour ou l'autre leur aurait permis de corriger. Mais plus personne ne lit.
Le comble demeurant les anals fats très bêtes qu'on entend sur les radios, les télés, et dans la bouche en chair et en os de fonctionnaires dispensant du haut de leur graisse mentale la bonne parole qu'ils sont payés pour déverser sur le bas peuple comme glu sur les zoiseaux : au jour d'aujourd'hui, locution que stigmatisait déjà le camarade Balzac et dont la résistance dépasse l'entendement. L'amarante de la sottise.
Car je l'ai entendu, l'entends encore et en ai fait une fois la remarque publique alors que chacun s'en gargarisait, en prélude à un flot consternant mais habituel de paroles creuses : au jour d'aujourd'hui est un pléonasme, et des plus laids. Balzac pour s'en moquer l'avait mis dans la bouche de Mme Pipelet, femme de concierge, qui donna ensuite la fameuse Pipelette, qui n'est qu'un tuyau, comme le nom l'indique, par lequel passent toutes les ordures.
Comme le chiendent, les sottises prospèrent dans un certain type de terre nettement sableux. J'en déduis que la cervelle des fonctionnaires de la pensée n'est qu'un support, sans aucune substance réellement nutritive qui permette le développement d'une pensée propre, et en particulier d'une conscience en miroir, seule apte à se percevoir soi-même.
Ce qui n'est pas pensée propre est-elle pensée sale ?
J'incline salement à le penser. A moins que ce ne soit pas de la pensée du tout. Juste une réaction chimique.
Après l’explosion
Nul ne l’a sue
Le jour d’après
Coule la lave
Brûlent les cendres
Lave la lave
Mange la louve
Larmes sans sel
De régime
Cuit et recuit
Frottent les cendres
Récurent
Pas encore nu,
Pas tout à fait ?
Restent des choses
Bien accrochées
Des salissures
De vieux fantômes
D’anciennes guerres
Qui peut le faire, si ce n'est toi ?
Nettoie
Les notes glissent
Comme des larmes
Gouttes de feu
Sur la paroi
Qui m’a volé le cœur ?
Qui m’a trempé vivant,
Comme une lame ?
Qui m’a fouetté les yeux,
M’a déchiré le ventre
Me baisant les paupières
Et m’enduisant de baume,
Me prenant par la main,
Pour me conduire
Dehors ?
LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR
NI BUT, NI QUÊTE
***
QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,
CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?
***
C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ
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LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?
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CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT
SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS
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QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT
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C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT
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CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR
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LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE
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L’ERREUR EST LA VOIE
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LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE
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LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE
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LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS
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LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR
C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;
CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,
CE SONT DONC DES PAUVRES ;
CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS
EST DONC LE VERITABLE RICHE.
***
VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS
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LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL
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LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES
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UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE
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UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER
RESTE UN DIAMANT.
MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT
EST DANS UN ECRIN DE SOIE,
ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.
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COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE
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DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX
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LE DEDANS REGLE LE DEHORS
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L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN
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LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,
L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES
Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.
Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.
Circuler, pour mieux s'ôter.
Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.
Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.
Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.
Les oiseaux sont les poissons du ciel,
nous en sommes les crabes
Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.
Un vrai sosie, c’est invraisemblable.
Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.
Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.
Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.
Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.
Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.
Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.
Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.
Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il est riche ?
La bouche est elle riche ?
Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?
Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.
On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.
Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.
Au matin, la nuit tombe de sommeil.
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