Partager l'article ! Comme tout le monde: J’ai des amis dont la plus jeune fille est friande de mes histoires de fantômes. Elle m’éc ...
J’ai des amis dont la plus jeune fille est friande de mes histoires de fantômes. Elle m’écoute religieusement, sans mot dire que : « T’as dû avoir drôlement peur…Tu m’en racontes une autre ? »
Mais, faute de renouvellement, le stock décroît inéluctablement, ou le souvenir s’efface.
L’autre jour, chez Mme Yog, dans la conversation, il me revint ce petit récit. Ce n’est pas une histoire de fantôme, mais l’évidence que nos perceptions dépassent parfois ce que les cinq sens officiels ont l’habitude de nous transcrire du monde.
Il y a quelques années, Madame VJ et moi-même batifolions en Périgord. A vrai dire, je l’avais accompagnée lors d’un stage, et nous avions décidé de passer quelques jours supplémentaires dans cette belle région.
Gavés de graisse, de foie, d’oie, de canard, de cochons, fritons, rillons, pâtés et autre ripaille féculente, nous en étions arrivés au point où l’on entre misérablement dans les églises en priant le bondieu de nous mettre enfin sur la voie d'un restaurant qui nous servirait ce splendide repas de roi : une simple assiette de légumes, crus ou cuits à la vapeur, avec une pomme.
Il y avait beaucoup de monde dans les rues de Sarlat, touristes, forains, marauds, badauds, tire-laine et vide-goussets, comme disait le délicat Marcel Schwob, fin connaisseur en truandaille médiévale, et les rues de la vieille ville étaient encombrées par une fête ou une foire finissante. Une animation, selon le terme novlanguien, dont le vrai sens est "maquillage du cadavre".
Comme dans tout centre ville qui ne se respecte plus, bicoz le tourisme, les vieilles maisons sont vouées à la bouffe et aux guenilles, comme disaient les vieux, les étages n’abritant plus que les stocks. La nuit, tout est mort.
Il n’était que seize heures, et Mme repéra à l’entrée d’une boutique quelques frusques de bon aloi, qui l’incitèrent à entrer plus avant, moi en remorque.
J’aime participer à l’achat du contenant de mon contenu préféré ; aussi ne récriminai-je point. Mais mon grand âge répugne à se tenir debout fixement. Ce que voyant, la dame venderesse qui n’avait d’autre pratique en cours m'invita :
- Asseyez-vous, Monsieur.
- Oui, merci, où ?
- Là, dit-elle en montrant un fauteuil dans un coin de la boutique.
- NON ! criai-je, lui causant une vive surprise.
- P..pourquoi ?
- Excusez-moi, mais j’ai eu l’impression de tomber dans le vide…
Elle écarquilla les yeux.
- Oui, j’ai eu l’impression que j’allais tomber dans le vide si je m’asseyais dans ce fauteuil.
Elle n’en revenait pas, la brave dame. Sous la moquette, dans le coin où trônait le fauteuil, il y avait justement une trappe, sous la trappe un escalier qui donnait accès aux caves. Et cela, je l’ai ressenti en un éclair de peur.
- Vous êtes voyant ?
- Ben…parfois, oui.
Comme tout le monde, à mon avis. A des degrés divers, je suis certain que tout le monde ou presque aurait une ou plusieurs histoires de la sorte à raconter.
Après l’explosion
Nul ne l’a sue
Le jour d’après
Coule la lave
Brûlent les cendres
Lave la lave
Mange la louve
Larmes sans sel
De régime
Cuit et recuit
Frottent les cendres
Récurent
Pas encore nu,
Pas tout à fait ?
Restent des choses
Bien accrochées
Des salissures
De vieux fantômes
D’anciennes guerres
Qui peut le faire, si ce n'est toi ?
Nettoie
Les notes glissent
Comme des larmes
Gouttes de feu
Sur la paroi
Qui m’a volé le cœur ?
Qui m’a trempé vivant,
Comme une lame ?
Qui m’a fouetté les yeux,
M’a déchiré le ventre
Me baisant les paupières
Et m’enduisant de baume,
Me prenant par la main,
Pour me conduire
Dehors ?
LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR
NI BUT, NI QUÊTE
***
QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,
CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?
***
C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ
***
LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?
***
CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT
SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS
***
QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT
***
C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT
***
CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR
***
LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE
***
L’ERREUR EST LA VOIE
***
LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE
***
LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE
***
LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS
***
LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR
C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;
CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,
CE SONT DONC DES PAUVRES ;
CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS
EST DONC LE VERITABLE RICHE.
***
VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS
***
LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL
***
LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES
***
UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE
***
UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER
RESTE UN DIAMANT.
MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT
EST DANS UN ECRIN DE SOIE,
ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.
***
COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE
***
DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX
***
LE DEDANS REGLE LE DEHORS
***
L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN
***
LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,
L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES
Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.
Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.
Circuler, pour mieux s'ôter.
Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.
Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.
Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.
Les oiseaux sont les poissons du ciel,
nous en sommes les crabes
Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.
Un vrai sosie, c’est invraisemblable.
Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.
Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.
Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.
Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.
Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.
Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.
Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.
Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il est riche ?
La bouche est elle riche ?
Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?
Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.
On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.
Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.
Au matin, la nuit tombe de sommeil.
Jade voyant?
Tu es a l'écoute de ton corps,c'est pour cela que tu sens certaines choses.C'est un don.
Tu peux entrer dans des églises,moi pas.Uniquement les petites chapelles et encore...
En Italie pour se préserver des mauvais sorts,on fait le fameux signe cornu.On jete aussi du sel par dessus les épaules,a table,parfois.C'est pour soi disant éloigner le "diable".
Ma belle maman,est une femme très pieuse.Elle était douée pour aider les personnes a qui ont avait jeté un mauvais oeil,et qui se sentaient perdues.Nul de la famille ne voulait reprendre la suite,pratique considérée comme désuette.Il y a quelques années,elle m'a "initiée" a détecter les gens sous emprise,appris les incantations salvatrices,etc...
Je n'en dirais pas plus ayant vécu une expérience similaire que ton épouse.
Les gens que je croise,sans leur parler,juste en les regardant dans les yeux,au dela de leur iris,je sais qui ils sont!Et ou ils vont!
C'est pourquoi j'ai du mal avec tout ce qui relève de l'ésotérisme.Et que j'évite les endroits que je ne ressent pas dans mon coeur.
Gros bisous,Léa.
Quand on ne regarde pas la télé, on développe d'autres antennes ?
Ma belle maman est une femme très pieuse.
Rien a voir avec le Vatican.
Son église est celle du bien contre le mal.
Du aimer vous les uns,les autres.
Du non mensonge.
Du partage.
Du juste pour tout être vivants.
Bonne nuit,Léa.
L'église du Christ, quoi. Pas l'église ruisselante d'or des marchands.
A partir de maintenant, je mets des lunettes de soleil pour lire les messages de Lléa, tiens pas à être reconnu.
Pas d’expérience dans le domaine sinon des ressentis vis à vis des personnes, comme tout un chacun.
Une expérience marquante toutefois: dans un immeuble où je venais d’emménager, toutes les nuits nous étions réveillés par les cris d’une femme. Le mec piccolait, elle le raisonnait et pas en sourdine, elle ramassait une ou plusieurs baffes (faut ce qui faut). Il s’exprimait par grognements. Il y avait une pétition pour les virer.
Un jour je les ai croisés, j’ai fait le rapprochement entre ce couple et le bruit, la femme normale, souriante quoique marquée, semblant très accrochée à son mari, le guidant. Mais lui, à faire peur, attitude simiesque, lent, épaules relevées, dos voûté, tête rentrée, l’air faussement hagard, un yéti.
Je dis faussement, car il regardait les gens par en dessous et il émanait de la haine de ce regard et même de toute sa personne. Jamais subit ce tel ressenti haineux, c’était palpable, difficile à exprimer, cela venait de loin et plus intense que les coups de gueule qui peuvent exister ici ou là.
Je ne connais pas la suite, ma voiture ayant été forcée, pas la peine de demander par qui, j’ai déménagé dans la foulée, me sentant pas de taille à l’affronter, ni physiquement, il devait bien faire 30 kg de plus que moi, ni autrement, la comprenette semblant absente. Des personnes comme cela, les asiles doivent en être remplis.
Les yeux voient, le cœur sert de boussole et réagit.
Jérôme Boam
Quand les flyers n'ont pas tout mangé, le coeur ouvre les yeux.
Aujourd'hui, je fais un lien, mais je me trompe peut-être.
Vous avez parlé de votre date de naissance....en août 54...
et ce n'est que maintenant que je réalise...je ne sais pas d'où je tiens ça ( dans un commentaire d'un lecteur qui vous nomme JP je crois) et là, maintenant, je réalise...si c'est bien votre prénom...j'ai perdu un frère qui s'appelait Jean-Pierre, il y a 31 ans... j'en avais 20, il avait 5 ans de plus que moi, et était né le 23 août 54...
Je n'ai pas l'habitude de faire cette sorte de lien, alors c'est peut-être n'importe quoi!
Mais je ne m'appelle pas JP, moi.