Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 00:00

oleron-2009-283.jpg
L’âge d’Or, mythe éternel, ressemble un peu à ce que réclamait le bédéiste Gébé, d’un temps que moins de 20 ans ne peuvent pas connaître : « les maisons étaient sans porte ; une pierre fixée dans les champs ne marquait point la limite certaine des héritages (Tibulle)». Tibulle, si toi moins de 2 000 ans, toi pas connaître.

 

L’or constitue à lui seul un autre mythe. L’ AOR hébreu désigne la lumière. De fait, l’AURUM latin a bien des propriétés de la lumière, ne serait-ce que parce qu’il ne se corrompt pas. Il semblerait qu’il ait un intérêt particulier pour un certain type de sauriens qui depuis l’aube des temps cherche à mettre la main dessus, mais ce n’est pas ici le sujet. Restons-en à l’Or, Lumière.

 

Dans ce contexte, la lumière également partagée (le soleil brille pour tout le monde) n’a pas de limite. C’est un temps d’illumination, qui évoque l’enfance du monde, mais aussi l’enfance du fœtus non séparé, hors du temps, irradié par les énergies de la mère en fusion. L’âge dort.

 

Un peu plus tard, un peu plus loin, un peu plus bas, l’âge d’argent. C’est le temps des raisonneurs. A l’école on apprend la logique, qui va pas à pas et a oublié ce qu’était l’intuition. On dit qu’on apprend par cœur, alors que justement le cœur vient d’être mis au rencart. Par commodité, on installe des clôtures. C’est mieux, chacun chez soi. L’argent brille, lorsqu’il est astiqué, et met les diverses couleurs en valeur. Découverte de la valeur, par comparaison. Si le silence est d’or, la parole est d’argent. C’est l’âge des beaux discours et doctes péroraisons. De la pub.

 

Avec l’âge d’airain, j’ai failli écrire des reins, Vénus entre en scène. Waouh. Synonyme de bronze, l’airain est un mélange de cuivre, qui a toujours symbolisé l’amour, et d’étain qui y mêle des nuances de gris. Ces deux métaux ont de remarquables particularités  immédiates : le premier, comme l’or, existe à l’état natif, de couleur rouge, le second émet, du fait d’une forte cristallisation, un bruit semblable à un pleur, à un cri, lorsqu’on le plie.

L’âge d’airain est le temps de l’amour, et de la guerre. Des pleurs, des cris, du brasier des sens, des chocs de toute nature.

 

Chacun ayant ramené (provisoirement, tout au moins) sa chacune, enfin soumise dans son gourbi, comme chantait à peu près Chedid (le père), une fois la paix plus ou moins revenue, il est temps de faire. L’âge de faire. Des enfants, entre autres. Caïn assomme Abel, l’Ami de Dieu, se met de la cire dans les oreilles, et commence à construire des villes et des usines. Comme il a toujours le sang chaud, il fabrique aussi des bombardiers. Des fois que ?

 

Quand l’âge de faire se fait vieux, il rouille (l’âge). Bouffé par l’oxygène dans lequel il cherche toujours et encore plus sa survie, il s’auto-consume. Invention de la science et de la médecine, et des curés. (Je fais dans le très raccourci.)

 

Il y a alors deux options principales : certains vieillards vont peu à peu glisser du faire vers le non faire, et ça fait généralement des grand-pères et grand-mères que les petits enfants n’oublient jamais. Ils se retirent du monde tout en étant constamment présents, vivent dans des sortes de grottes mémorielles, comparables au ventre d’une Mère cosmique, dans l’Age d’Or retrouvé. D’abord redevenus comme des enfants, allégeant leur substance,  ils finissent parfois par retomber en enfance et renouent avec le plaisir de se faire pipi dessus.

 

D’autres refusent, de plus en plus irascibles et tyranniques, de céder un pouce de leur territoire et de leur pouvoir. Abdiquer ? Après eux, le déluge. Parfois pendant, à force de laisser monter. Ca finit rarement bien.

 

Cette petite fantaisie peut être lue à plusieurs niveaux, me semble-t-il.  

Par vieux jade - Publié dans : aromates
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Retour à l'accueil

Orients

Présentation

Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Derniers Commentaires

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés