Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 10:13

 

La notion de guerre contre l' humanité  est de plus en plus répandue. Il est clair qu'une fraction de l'humanité s'est érigée et entend continuer à s'ériger contre la majorité, pour la maintenir sous sa coupe par tous les moyens.

 

La plupart des gouvernements sont d'évidence les complices ou les larbins de ces agissements déments, peut-être par crainte, car comme l'ont démontré les innombrables assassinats de dirigeants intègres depuis celui de Kennedy, et sans doute bien avant, il est dangereux de s'opposer aux puissances invisibles.

 

C'est de plus en plus clair, et presque tout le monde peut le voir, à condition de vouloir ou d'accepter de voir.

 

Inutile donc d'insister.

 

Une notion me semble cependant à préciser. La guerre contre l'humanité n'oppose pas seulement un clan et ses chiens de meute à la foule des esclaves.

 

Cette foule elle-même se déchire et se lacère mutuellement. Le jeu des puissants - voyez le nain et ses sbires - est de séparer. Le fameux "diviser pour régner" est toujours en place, et fonctionne à merveille.

 

Lâchons les pompiers sur les flics, les commerçants sur les fonctionnaires, les papys sur les étudiants, les cheminots sur les routiers, les blancs sur les noirs, et continuons tranquillement nos manigances.

 

Dire que l'humanité est en danger, c'est dire que les humains dans leur grand nombre risquent d'avoir froid, faim, de mourir de misère, et ne l'oublions pas, c'est déjà le cas, pour des raisons effroyablement mercantiles, comme le rappelle inlassablement Jean Ziegler.

 

 

 

 

 

Mais c'est aussi dire que l'humanité, au sens "caractère de ce qui est humain" est attaquée. S'il est extrêmement difficile de lutter contre les "maîtres" du monde, chacun peut résister à sa propre déchéance.

 

L'humanité est le propre de l'être humain, sa nature profonde, et chacun est le gardien de sa propre humanité. A chacun de découvrir ce qui fait son caractère unique, en quoi il est précieux et irremplaçable, quel est son trésor, de le sauvegarder, le préserver, l'entretenir et le donner au monde.

 

C'est là, dans ce minuscule creuset, que se livre la véritable guerre. Plus les hommes seront humains, c'est-à dire qu'ils quitteront la livrée mécanique dont on les affuble depuis la naissance, plus ils résisteront aux injonctions qui jaillissent de partout, y compris de leur propre nature pervertie, pour marcher leur propre chemin, plus la lumière grandira dans ce monde.

 

Nul ne peut rien contre le monstre extérieur tant qu'il n'a pas fait face à son monstre personnel.

 

Chaque instant nous propose simplement de choisir entre l'humanité, qui est chaude, souple et fragile, libératrice et l'inhumanité, froide, rigide, blessante, asservissante.

 

Chacun de nous, seul, peut en décider. C'est pourquoi chacun de nous détient le pouvoir de changer le monde. 

 

 

 

Par Vieux Jade - Publié dans : sauvages - Communauté : Le Sarmiento
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Assourdis sens

RESPECT : 

Présentation

Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

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Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

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