Partager l'article ! La pourriture du monde est la nôtre: Sculpture des frères Dakpogan Une attitu ...
Sculpture des frères Dakpogan
Une attitude courante (et normale) parmi les gens qui s’éveillent est de s’écarter avec violence et dégoût de la pourriture du monde. J’ai eu, et, vous le savez bien, j’ai encore ce retrait.
Un vieux conte, vieux comme le monde, expose cela : le conte du miroir. Une vieille femme, un vieil homme, de l’ancien temps, le temps d’avant le miroir, historique ou intérieur, le temps d’avant le regard sur soi, surprend son conjoint plus jeune en train de se mirer avec délices dans un objet acheté le matin même à un colporteur (le mal vient toujours du dehors) ; alors surgit l’horrible jalousie, qui prend le cœur entre ses griffes impitoyables.
La connaissez-vous, la jalousie ? Oui ? Alors je ne vous apprendrai rien à son sujet. Elle est la même pour chacun de nous, elle nous transforme en bête sauvage.
Tiens, rhum 43° chicorée liquide eau chaude sirop d’érable, ça très très bon (aparté).
Alors la pauvre dupe de la jalousie croyant que l’infidèle, le bien-aimé, contemple avec ravissement le portrait de l’autre, maudit soit-il, ce fumier, se jette sur lui, lui arrache l’objet fatal, le regarde et le rejette avec dégout : Qu’il est laid, ce vieillard !
Il est plus facile de se contempler avec ravissement que d’admettre que la laideur du monde est notre véritable reflet.
Or, si l’on rapproche ce conte de l’allégorie du papillon, ce que rien n’empêche, puisque nous sommes libres, on peut facilement juxtaposer l’horreur du monde de celle du cocon, forme désuète et moribonde, puante, miroir de nos passions et de nos limitations pourrissantes, de nos flétrissures intimes et secrètes, grossies à la loupe, au microscope, tant elles nous serrent de près.
Tout ce qui pue et fait peur, dans le miroir du monde n’est que la projection de notre pourriture personnelle, dont la conscience nous ronge comme un acide.
Cet universel dissolvant que nous renvoie notre reflet dévore comme un fauve, une inquiétude, un poison, notre tranquillité molle et satisfaite, la bienheureuse graisse qui nous isole, comme la mer une île, ce monstre dévorateur à face de Gorgone n’est que le portrait de notre passif, de notre vilenie jamais aperçue, toujours refusée.
Comment expliquer sinon, que certains, qui ont traversé ces enfers puissent se trouver en paix dans ce chaos ?
Nous sommes les reptiliens, les sionistes, les nazis, les tortionnaires, les chiens de garde, les prédateurs ; ils ne sont que nos misérables horreurs intimes grossies à l’extrême.
Le seul moyen de les vaincre est d’abandonner en toute conscience chaque comportement apparenté, fût-ce en germe.
C’est le seul travail qui nous incombe : désherber notre jardin.
Le reste est fantasmagorie.
Après l’explosion
Nul ne l’a sue
Le jour d’après
Coule la lave
Brûlent les cendres
Lave la lave
Mange la louve
Larmes sans sel
De régime
Cuit et recuit
Frottent les cendres
Récurent
Pas encore nu,
Pas tout à fait ?
Restent des choses
Bien accrochées
Des salissures
De vieux fantômes
D’anciennes guerres
Qui peut le faire, si ce n'est toi ?
Nettoie
Les notes glissent
Comme des larmes
Gouttes de feu
Sur la paroi
Qui m’a volé le cœur ?
Qui m’a trempé vivant,
Comme une lame ?
Qui m’a fouetté les yeux,
M’a déchiré le ventre
Me baisant les paupières
Et m’enduisant de baume,
Me prenant par la main,
Pour me conduire
Dehors ?
LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR
NI BUT, NI QUÊTE
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QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,
CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?
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C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ
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LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?
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CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT
SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS
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QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT
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C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT
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CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR
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LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE
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L’ERREUR EST LA VOIE
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LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE
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LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE
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LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS
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LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR
C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;
CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,
CE SONT DONC DES PAUVRES ;
CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS
EST DONC LE VERITABLE RICHE.
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VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS
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LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL
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LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES
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UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE
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UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER
RESTE UN DIAMANT.
MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT
EST DANS UN ECRIN DE SOIE,
ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.
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COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE
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DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX
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LE DEDANS REGLE LE DEHORS
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L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN
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LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,
L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES
Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.
Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.
Circuler, pour mieux s'ôter.
Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.
Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.
Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.
Les oiseaux sont les poissons du ciel,
nous en sommes les crabes
Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.
Un vrai sosie, c’est invraisemblable.
Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.
Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.
Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.
Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.
Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.
Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.
Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.
Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il est riche ?
La bouche est elle riche ?
Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?
Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.
On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.
Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.
Au matin, la nuit tombe de sommeil.
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