Partager l'article ! La vache !: Je rends ici grâce à l’aimable et oubliée personne qui m’a mis dans mon enfance sur le chemin des ...
Je rends ici grâce à l’aimable et oubliée personne qui m’a mis dans mon enfance sur le chemin des mots. Les mots, ces trucs dont on a sans cesse plein la bouche, et qui souvent sortent d’eux-mêmes, comme pour meubler le silence.
Comme on déverse des brouettes trop lourdes.
Qui m’a fait aimer les mots ? Je ne le sais plus. Des comptines, déjà : « Il était une fois dans la ville de Foix une marchande de foie qui se dit ma foi c’est la première fois et la dernière fois que je vends du foie dans la ville de Foix ».
Des devinettes : « Est-ce que tu peux porter Saint Cloud ? – Hé non, bien sûr – Ben moi je peux porter cinq clous ».
Des charades, des rébus, comme le rappelle Richard Khaitzine dans sa « Langue des Oiseaux ».
Mais ce qui m’a fait comprendre pour la première fois qu’il se cache un mystère derrière les mots, c’est l’histoire de la vache espagnole, connue pour parler si mal le français. Cette expression : « Parler le français comme une vache espagnole », je l’avais entendue plusieurs fois, dans la ville de Foix, et ça ne me paraissait ni obscur ni suspect. Nous, on avait des vaches françaises, blanches, normales, aurait dit Coluche, avec les quatre pattes qui touchaient par terre, de la bonne longueur.
Il nous semblait normal également qu’une vache ultra-pyrénéenne ne sût point convenablement notre belle langue si ardue. D’autant qu’à l’âge où l’on discourait de ladite vache, nous apprenions également que Bertrand Duguesclin avait débarrassé la France de ses mauvaises compagnies de routiers, ribauds, gens de corde et de sac en les emmenant voir en Espagne, justement, s’il n’y avait point de châteaux (en Espagne), avant de filer à l’anglaise. On était très zéropéen, en ce temps-là.
Adoncques, venue d’un pays où il ne pleut pas, et peuplé des descendants desdits truands mâtinés de barbaresque, il était bien normal qu’un ruminant quadrupède s’emmêlât* la panse et la caillette en bavassant notre précieuse langue maternelle. Tout le monde suit ?
Mais voici qu’une excellente dame, une de mes maîtresses peut-être (pourtant farouchement prépubère à l’époque, j’eus cependant quelques maîtresses), nous informa que la fameuse vache ibère était en fait un basque, vous savez, ces hommes dont le budget familial est obéré par l’achat d’onéreux couvre-chefs de feutre noir.
Comme un basque espagnol cause souvent la bouche pleine (de poulet basquaise, à ne pas confondre avec la poule au pot béarnaise, malheureux !), il prononce mal notre langue cristalline, et entre deux postillons, se déclare comme étant : oune vasche espagnol. Qui pour notre bande passante franco-défectueuse, selon le professeur Tomatis sonnait clairement comme une vache espagnole. CQFD.
Derrière une expression connue et acceptée, se cachait une réalité nouvelle, insoupçonnable.
Petite cause, grands effets. Une fois engouffrée dans mes circonvolutions cérébrales, l’information n’a cessé d’y faire depuis lors toute sorte de courts-circuits, dont certains de mes synapses, hélas, ne se sont pas relevés.
A preuve, ces historiettes que je me suis amusé à produire (l’âge de la retraite reculant, ça me donne du courage) :
C’est un combattant arabe qui a reçu la mission de faire exploser une installation pétrolière en Irak ; il fait pas mal de chemin sous le cagnard avec ses pains de plastic dans son sac. Il fait tellement chaud qu’arrivé à pied d’œuvre, il s’allonge un moment à l’ombre d’un derrick pour reprendre son souffle et se rafraîchir. Puis il place ses charges, les actionne, et le tout part en fumée.
Moralité : Frais derrick, chauds pains.
Musical, non ? Vous préférez littéraire ? Voici :
Thoreau, l’écrivain libertaire qui vécut solitaire dans les bois du lac de Walden était quelque peu mysogine ; il fuyait la compagnie des femmes, tant il avait peur d’être cocu ; il aurait ensuite été facile de prendre le Thoreau par les cornes.
Tolstoï par contre n’était guère épais.
Ce vers là a six pieds.
Exact, maître.
On reconnaît M. Seguin à son bouc. Prudente, la chèvre ne lui tourne pas le dos dès qu’il approche.
That’s all, folks, gardons en pour la suite...
* J’espère que vous apprécierez les deux accents circonflexes dus à l’usage de l’imparfait du subjonctif.
Après l’explosion
Nul ne l’a sue
Le jour d’après
Coule la lave
Brûlent les cendres
Lave la lave
Mange la louve
Larmes sans sel
De régime
Cuit et recuit
Frottent les cendres
Récurent
Pas encore nu,
Pas tout à fait ?
Restent des choses
Bien accrochées
Des salissures
De vieux fantômes
D’anciennes guerres
Qui peut le faire, si ce n'est toi ?
Nettoie
Les notes glissent
Comme des larmes
Gouttes de feu
Sur la paroi
Qui m’a volé le cœur ?
Qui m’a trempé vivant,
Comme une lame ?
Qui m’a fouetté les yeux,
M’a déchiré le ventre
Me baisant les paupières
Et m’enduisant de baume,
Me prenant par la main,
Pour me conduire
Dehors ?
LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR
NI BUT, NI QUÊTE
***
QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,
CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?
***
C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ
***
LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?
***
CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT
SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS
***
QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT
***
C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT
***
CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR
***
LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE
***
L’ERREUR EST LA VOIE
***
LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE
***
LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE
***
LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS
***
LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR
C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;
CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,
CE SONT DONC DES PAUVRES ;
CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS
EST DONC LE VERITABLE RICHE.
***
VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS
***
LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL
***
LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES
***
UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE
***
UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER
RESTE UN DIAMANT.
MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT
EST DANS UN ECRIN DE SOIE,
ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.
***
COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE
***
DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX
***
LE DEDANS REGLE LE DEHORS
***
L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN
***
LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,
L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES
Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.
Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.
Circuler, pour mieux s'ôter.
Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.
Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.
Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.
Les oiseaux sont les poissons du ciel,
nous en sommes les crabes
Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.
Un vrai sosie, c’est invraisemblable.
Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.
Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.
Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.
Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.
Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.
Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.
Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.
Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il est riche ?
La bouche est elle riche ?
Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?
Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.
On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.
Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.
Au matin, la nuit tombe de sommeil.
Amusant,très amusant.Merci Jade.
As tu déja assis ton popotin dans une bouse de vache tiède?
Non?
Ben,tu sais pas ce que tu as loupé!Surtout quand c'est fraichement posé.
A faire au moins une fois dans sa vie!
Je t'embrasse,Léa.
Si j'avais su...hé non. Font pas ça en thalasso, les "bains de bouse"?