Partager l'article ! Le chamois dans la cheminée: Cherchant sur le Net une vidéo qui illustre mon sujet, j’ai découvert avec horreur ...
Cherchant sur le Net une vidéo qui illustre mon sujet, j’ai découvert avec horreur une publicité pour des lunettes de tir de fabrication espagnole, qui vous permettent en complément d’un puissant fusil, de massacrer sans le moindre risque tous les chamois souhaités. Il suffit d'approcher le 4X4 au plus près, puis de grimper, voire de se frotter la bedaine au sol pour ne pas les alerter, et puis...pan, comme au jeu de quilles, certains tombent sur le sol, d'autres dans le vide ! Je me suis obligé à le visionner jusqu’au bout, afin de laisser croître à satiété toute la répugnance que ça m’inspire, afin qu’en moi, dans la dernière de mes cellules, tout s’insurge contre cette morgue de certains humains qui considèrent comme un sport le fait de tuer des êtres vivants, alors qu'ils sont déjà repus, n'ont même pas faim, et ne savent même pas ce qu'est la faim, afin que tout en moi crie et vomisse, pour qu'enfin cesse cette messe noire et rouge.
Je ne réclame pour eux aucun châtiment, aucune vengeance, simplement que mon cri d’horreur retombe sur eux en lumière et conscience.
Cela dit, j’ai renoncé à trouver une vidéo qui illustre ce mouvement. Mais vous connaissez le principe du chamois qui escalade une cheminée : il saute d’une paroi à l’autre, y prend appui pour sauter à nouveau, d’un côté à l’autre, jusqu’à la sortie.
C’est de cette manière que nous avançons dans l’obscurité. Le sol ferme de ce que nous croyons bien connaître sous nos pieds, nous sautons sur un socle que nous devinons, dans le noir, un autre socle de certitudes. Et ceux qui restent au chaud devant le feu où l’on voit clair, devant le feu des habitudes, disent : où vas-tu ?
Où ? Là-haut, en face. C’est drôle, en face, on ne voit plus les choses de la même manière. On voit le feu, en bas, mais la fumée nous gêne. Je redescends, ou je monte ? Il y a quelque chose qui brille, là haut. C’est quoi ? J’y vais. Mais qu'est-ce que tu fais ? Alors là, j'arrive vraiment pas à te suivre. Je te comprends plus. Hier, tu disais, et aujourd'hui...
Ben oui, je ne suis plus là où j'étais hier. Plus le même. Mais...on est du même côté, du même camp, toi et moi ! Camp ? De quoi parles-tu ? Ah oui, ton camp ! Tu t'y trouves bien, ça te plaît, un camp, bien en ordre ? Restes-y. Moi, je m'en vais.
Et j’atterris sur une autre plate-forme. D’où je vais plus loin, encore en face.
Et à chaque bond de ma pensée, de ma connaissance, je découvre un nouveau point de vue, qui englobe chacun des précédents. Et je ne songe plus qu'à grimper, encore. Rien ne m'attire plus, en bas, et je n'ai pas froid, loin du feu, la course réchauffe.
Et du haut, je vois en tout petit les chasseurs qui arrivent avec leurs fusils, et leurs lunettes. Je vois les chasseurs, et parmi eux, certains qui ne voulaient pas quitter le feu. Je les vois d’en haut, ils ont la main en visière, avec le soleil qui monte, l'un me montre du doigt, et plus haut que moi, je vois le ciel qui rougit, et l’étoile du matin.
Et je vois briller la lumière de la nuit sur la lentille de leurs lunettes infra-rouge. Que cherchent-ils ? Une proie. Moi, un autre, qu'importe ? Pourvu qu'ils éclatent de rire à chaque meurtre. Bravo, tu l'as eu. Ca s'arrose !
Je ne suis plus des leurs.
Moi je cherche la Lumière, j'ai faim, vraiment faim, de lumière.
Après l’explosion
Nul ne l’a sue
Le jour d’après
Coule la lave
Brûlent les cendres
Lave la lave
Mange la louve
Larmes sans sel
De régime
Cuit et recuit
Frottent les cendres
Récurent
Pas encore nu,
Pas tout à fait ?
Restent des choses
Bien accrochées
Des salissures
De vieux fantômes
D’anciennes guerres
Qui peut le faire, si ce n'est toi ?
Nettoie
Les notes glissent
Comme des larmes
Gouttes de feu
Sur la paroi
Qui m’a volé le cœur ?
Qui m’a trempé vivant,
Comme une lame ?
Qui m’a fouetté les yeux,
M’a déchiré le ventre
Me baisant les paupières
Et m’enduisant de baume,
Me prenant par la main,
Pour me conduire
Dehors ?
LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR
NI BUT, NI QUÊTE
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QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,
CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?
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C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ
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LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?
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CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT
SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS
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QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT
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C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT
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CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR
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LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE
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L’ERREUR EST LA VOIE
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LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE
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LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE
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LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS
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LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR
C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;
CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,
CE SONT DONC DES PAUVRES ;
CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS
EST DONC LE VERITABLE RICHE.
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VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS
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LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL
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LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES
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UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE
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UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER
RESTE UN DIAMANT.
MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT
EST DANS UN ECRIN DE SOIE,
ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.
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COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE
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DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX
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LE DEDANS REGLE LE DEHORS
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L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN
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LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,
L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES
Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.
Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.
Circuler, pour mieux s'ôter.
Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.
Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.
Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.
Les oiseaux sont les poissons du ciel,
nous en sommes les crabes
Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.
Un vrai sosie, c’est invraisemblable.
Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.
Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.
Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.
Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.
Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.
Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.
Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.
Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il est riche ?
La bouche est elle riche ?
Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?
Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.
On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.
Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.
Au matin, la nuit tombe de sommeil.
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