Partager l'article ! Le chant de Circé: Je me plais à épeler ton nom : hache os et maux A chaud émaux lâche eau aime haut ...
Je me plais à épeler ton nom : hache os et maux
A chaud émaux lâche eau aime haut
Et te dissèque symbole
A peine issu de ton nombril au firmament
Coulant de soie
Je suis celle qui de sel t’abreuve
Je suis l’œil qui te scrute goutte à goutte
Te délite
De tes serrements feuille à feuille
Muse Déglingue des brinqueballes des anicroches
Sur mon ventre de marbre, je sépare, je trie tes fragments
Mais jamais ne triche, jamais ne permets de s’emparer
L’érosion des cœurs jette les pailles
Et les montagnes au même vase à la même meule
Mêle toutes les poussières van de boue
Vautré sali, dans ta tanière,
Lape le lait empoisonné
De mes nuits rouges et limitées
Fausses couches nuptiales
Reine des couronnes au bouc liée
Pleine de morgue de grandes orgues dans les poches
Branches d’yeuses, moche
Foudres et fouets de ronces
Vénéneuse morelle noire
J’inspire le délire j’aspire le mal alternativement
Sauf envie contraire
Car je suis libre et ailée
Je déroute et disperse
La fée mauvaise et maléfique bielle de joie
Acide et fiel sous les falaises de ta foi
Je te corromps et tu me crois
Noir de corbeau plume de jais
Ta fièvre ruisselle sous mes doigts
Et fuit la route sous la Lune
Tu te tords et quand tu appelles
C’est toujours moi que tu appelles
Femme de soie perdue pour toi
Lit de misère là où tu ploies
Feuilles de lierre de tes deux mains
Et maintenant ?
Mais tu ne me connais jamais
Moi que les piocheurs de cailloux
Et résonneurs de l’outre mère
Ont baptisée la Femme Libre
Ou celle qui clôt de murailles
Et sans moi homme de la terre
Sable anonyme jouet du vent
Sans moi qui détruis et instruis
Tu ne serais jamais resté
Qu’un petit cochon.
Un petit cochon.
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Après l’explosion
Nul ne l’a sue
Le jour d’après
Coule la lave
Brûlent les cendres
Lave la lave
Mange la louve
Larmes sans sel
De régime
Cuit et recuit
Frottent les cendres
Récurent
Pas encore nu,
Pas tout à fait ?
Restent des choses
Bien accrochées
Des salissures
De vieux fantômes
D’anciennes guerres
Qui peut le faire, si ce n'est toi ?
Nettoie
Les notes glissent
Comme des larmes
Gouttes de feu
Sur la paroi
Qui m’a volé le cœur ?
Qui m’a trempé vivant,
Comme une lame ?
Qui m’a fouetté les yeux,
M’a déchiré le ventre
Me baisant les paupières
Et m’enduisant de baume,
Me prenant par la main,
Pour me conduire
Dehors ?
LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR
NI BUT, NI QUÊTE
***
QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,
CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?
***
C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ
***
LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?
***
CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT
SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS
***
QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT
***
C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT
***
CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR
***
LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE
***
L’ERREUR EST LA VOIE
***
LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE
***
LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE
***
LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS
***
LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR
C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;
CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,
CE SONT DONC DES PAUVRES ;
CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS
EST DONC LE VERITABLE RICHE.
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VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS
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LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL
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LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES
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UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE
***
UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER
RESTE UN DIAMANT.
MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT
EST DANS UN ECRIN DE SOIE,
ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.
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COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE
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DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX
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LE DEDANS REGLE LE DEHORS
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L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN
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LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,
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