Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 10:18

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A celles et ceux qui aiment les musiques que j'aime, et qu'on écoute sur ce blog : sachez que, comme toujours, rien n'est parfait, et tout est passage et pont.

 

Overblog est maqué avec Deezer. Couchent ensemble. Le pauvre blogueur, sorte de morpion de ce mariage de raison, est obligé d'en passer par les fourches caudines du catalogue de Deezer.

 

Autant dire qu'un mouton à cinq pattes comme votre serviteur n'y retrouve pas ses petits. Il y manque beaucoup de merveilleux disques que j'aimerais vous faire partager.

 

Un jour que je m'insurgeais contre ça, une lectrice m'a dit : de quoi te plains-tu, n'est-ce pas déjà formidable ? Et je dus reconnaître que j'étais un drôle de vilain bonhomme, à se plaindre le ventre plein.

 

Bien que n'ayant pas signé avec Deezer, je n'ai d'autre choix que d'exploiter son fonds. Et, tout étant passage, sachez, amies et amis virtuels mais bien réels, dont je devine l'ombre et le coeur battant derrière votre écran, que bien des musiques ici entendues, écoutées, je les ai découvertes peu avant vous.

 

Le propre de l'océan dont nous sommes des cellules est d'être interactif. Admettons-le, et nageons.

 

Deezer est incomplet. J'en prends acte. Nous le sommes, je le suis, vous l' êtes.

 

Voici donc un complément, que vous devrez acheter, si m'en croyez. Voici deux artistes splendides et presqu'inconnues.

 

Leur point commun est de chanter leur amour de Dieu. VJ tournerait-il mystique, bondieusard ?

 

Ma maman, fervente catholique à l'âme de guide des égarés, ancienne cheftaine des Jeannettes, était la chef de la chorale de son patelin. Parmi ses subordonnées, il y avait la soeur de mon père, qui n'avait pas la moindre envie d'accepter la tutelle de sa belle-soeur.

 

D'en bas, où j'étais enfant de choeur, je percevais les coups de fleurets : quand ma maman disait : trois quatre (tout le monde est censé décoller à cinq), à quatre un quart ou quatre et demi, ma tante partait, foutant tout le truc en l'air. Régulièrement.

 

Le propre de l'homme, au début, c'est son sale. Faut pas lui demander d'aimer son prochain, même à la messe.

 

Le propre de l'homme, c'est quand il a enfin fini de laver tout son caca.

 

Alors, moi, les musiques religieuses...

 

Oui, il y a, rien que ça, l'essentiel de la musique occidentale du XIIème au XVIIIème siècle. Mais après ? Après Penderecki, Messiaen, Fauré ? Les curés avec leur guitare ? Les brebis bêlant dieu, dieu, dieu, t'es le meilleur au pieu ?

 

Vers quinze ans, j'ai laissé - sans haine , mais avec détermination et soulagement - les cathos à leur catholicité.

 

Plus tard, découvert les musiques byzantines et orthodoxes, soeur Marie Keyrouz.

 

Puis, coup sur coup, et nous voici au coeur du sujet de ce texte, j'ai entendu Pakoune et Martin Destrée deuxième manière.

 

Faut être prédestiné ou verni pour aborder ces rivages.

 

Pakoune, exceptionnelle chanteuse des oeuvres musicales de Michel Garnier, sur des textes de Daniel Meurois-Givaudan, pour lequel j'ai cependant toujours eu de la réticence, Pakoune, sublime chanteuse dont la voix ouvre le coeur et l'âme ?

 

Il faudra suivre le lien, et acheter de confiance. Le fameux merchandising ne semble pas être leur préoccupation.

 

Quant à Martin Destrée, elle est un peu plus connue.

 

Un peu est un euphémisme. Qui la connaît ?

 

Moi, oui. Parce que j'avais son album "rock" "Entre chien et loup", de grande qualité.

 

Un jour, en cherchant ce qu'elle devenait, je vis qu'elle avait largué les amarres, et enregistré ce fabuleux disque : Psaumes, qu'elle chante en français, latin, hébreu, araméen.

 

Aucun public, ou presque. Elle chanterait Dieu en bas résilles, ça marcherait mieux. 

 

Ces disques de ces deux artistes véritables, véritablement engagées dans le vrai combat d'amour et de lumière sont de vraies splendeurs, des aliments pour le désert.

 

Si vous les trouvez, si vous les achetez, et surtout, s''ils sont aussi beaux que je vous le dis ici, renvoyez le moi, dites le moi.

 

Moi aussi, parfois, j'ai besoin de retour. 

 

 

Par Vieux Jade - Publié dans : fleurs des champs - Communauté : Le Sarmiento
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Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

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Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.

 
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