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La nature nous paraît morte chaque hiver. J'atteste que les chatons des noisetiers n'ont pas craint les quelque moins vingt degrés qui ont nous ont aimablement rafraîchi les organes récemment, en attendant l'arrivée des glomérules et plus tard des noisettes.
Soixante dix millions d'années que les noisettes flirtent avec les écureuils.
Les oiseaux du jardin chantent le matin, et les merles sont de retour.
Les hommes se battent partout, pour une seule et unique raison : faute d'avoir trouvé leur place, ils veulent déloger leurs voisins de la leur.
C'est une sorte de nuit intérieure dans laquelle ils se débattent, persuadés d'y voir clair. Plus ils sont aveugles, plus ils veulent imposer leur lumière.
Les hommes dévastent tout, au nom de la raison. Les hommes souillent tout, au nom de l'intelligence. Les hommes tuent tout au nom de l'humanité.
Ayant trucidé les rois, les laquais triomphent partout. Méprisant les simples et les sages, les marchands de miroirs font fortune.
Sous le gel des bombes et la morsure des hyènes diplomatiques et des chacals financiers, l'humanité véritable semble morte. C'est l'hiver. L'hiver des coeurs, recroquevillés dans l'étau de la peur, que ces démons là instillent savamment, l'hiver de l'espérance, devant la certitude qu'ils affichent de régner bientôt sans partage, en toute obscénité.
Et pourtant j'atteste que chaque femme et chaque homme que je rencontre, de celles et ceux que n'enivrent pas l'égoïsme et la folie du pouvoir, sous les tavelures, les flétrissures, les vicissitudes est comme un bourgeon prêt à craquer.
L'hiver semble gagner chaque jour du terrain, dans le sang et la ruine des peuples, mais il ne faut qu'un rayon de soleil pour qu'éclate le printemps.
Voici ce qu'aujourd'hui j'avais envie d'écrire, moi qui sens profondément la morsure du gel de l'insondable bêtise et de la sauvagerie des crapules institutionnelles.
Parce qu'en moi comme en toute chose la force royale du printemps nargue souverainement les pauvres serviteurs de l'hiver, ivres de rage et de bassesse.
Après l’explosion
Nul ne l’a sue
Le jour d’après
Coule la lave
Brûlent les cendres
Lave la lave
Mange la louve
Larmes sans sel
De régime
Cuit et recuit
Frottent les cendres
Récurent
Pas encore nu,
Pas tout à fait ?
Restent des choses
Bien accrochées
Des salissures
De vieux fantômes
D’anciennes guerres
Qui peut le faire, si ce n'est toi ?
Nettoie
Les notes glissent
Comme des larmes
Gouttes de feu
Sur la paroi
Qui m’a volé le cœur ?
Qui m’a trempé vivant,
Comme une lame ?
Qui m’a fouetté les yeux,
M’a déchiré le ventre
Me baisant les paupières
Et m’enduisant de baume,
Me prenant par la main,
Pour me conduire
Dehors ?
LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR
NI BUT, NI QUÊTE
***
QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,
CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?
***
C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ
***
LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?
***
CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT
SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS
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QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT
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C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT
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CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR
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LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE
***
L’ERREUR EST LA VOIE
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LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE
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LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE
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LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS
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LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR
C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;
CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,
CE SONT DONC DES PAUVRES ;
CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS
EST DONC LE VERITABLE RICHE.
***
VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS
***
LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL
***
LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES
***
UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE
***
UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER
RESTE UN DIAMANT.
MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT
EST DANS UN ECRIN DE SOIE,
ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.
***
COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE
***
DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX
***
LE DEDANS REGLE LE DEHORS
***
L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN
***
LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,
L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES
Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.
Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.
Circuler, pour mieux s'ôter.
Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.
Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.
Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.
Les oiseaux sont les poissons du ciel,
nous en sommes les crabes
Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.
Un vrai sosie, c’est invraisemblable.
Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.
Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.
Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.
Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.
Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.
Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.
Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.
Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il est riche ?
La bouche est elle riche ?
Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?
Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.
On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.
Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.
Au matin, la nuit tombe de sommeil.
cette facilité d'écrire l'acceptation de la décadence commune de maniere poetique .
merci
La facilité est peut-être un don, mais aussi l'exercice naturel du don. En clair : il suffit de se lancer dans une voie pour qu'elle s'ouvre. Principe du Yang pénétrant le Yin. Enfin, un peu d'affinité ne nuit pas.
Bonsoir,
Léa a la varicelle. C'est qui lui a donné les bourgeons?
Gros bisous,
Non, c'est une blague ?
désirez vous vraiment une réponse ?
cette opportunitée (brève) de voir de sentir ,de souffrir est comme le poivre et le sel .
pimenter .
Un Univers d'ennui existe peut etre?
ici ,c'est des X trop assaisoner..
Je croise à chaque instant des univers tristes, désespérés, perdus, angoissés. Nous sommes les maîtres, les créateurs de notre univers.
si cela est ?
en quoi vivre existe d'une perception de plaisir ou autre chose ,
je me pardonne tellement je suis bete .
une catastrophe ??
VJ
la poesie en toute simplicité et si c'est une blague la vie ?
sensible à vos écrits ,j'hésite les réponses quand je bois pas.
bonne route
Si c'est une blague, autant qu'elle soit drôle, non ?
Jade,
La varicelle? Non, pas de varicelle en vue, Jade.
C'est ton texte qui m'a "inspiré", d'ou les boutons.
Printemps, oiseaux qui sifflent, bourgeons.
Avec toutes les bonnes graines que tu as semés, serait il interdit de joliment bourgeonner?
Grosses bises a tous et toutes,
Oups
Joli !
Je mets toutes mes noisettes sur mon compte écureuil car l'écureuil est quelqu'un de sérieux qui sait gérer les réserves (et aussi, il est bien coiffé).
J'ai d'autres échos sur la gestion de l'écureuil : il fait des réserves, et les oublie, enfin, en oublie l'emplacement. Il les retrouve (en retrouve certaines) par hasard. Parfois, celles d'un autre. C'est une gestion sans panache...mais très jem'enfoutiste qui est une sorte de poésie naturelle...
Zai cru voir un Rrrôminet ?
"Parce qu'en moi comme en toute chose la force royale du printemps nargue souverainement les pauvres serviteurs de l'hiver, ivres de rage et de bassesse."
:)
Votre blog Est devenu un vrai refuge pour animaux Jade, c'Est chouette!
Tant qu'il n'y a pas de
C'Est vivant aussi! :)
Ouais. Hélas.
j'ose
tout compte fait ,meme si c'est une erreur de valoir le coup ,je souffre jamais des autres et c'est peut etre qu'ils n'existent que dans mon immagination ?
Il est communément admis par les psyKanalystes que les personnages du rêve sont des représentations de parties de notre conscience. On peut penser la même chose des autres dans la conscience diurne. Étonnant quand même qu'ils n'interfèrent pas. Enfin, moi, chuis pas psy.
merci de votre agréable attention..
si ,SI exister vers la mort ,pourquoi pas l'inverse ..?
Sage VJ,vous avez franchis le chemin ,un atome d'Univers comme une amibe dans l'océan ,désolé je picole pas mal horreur des drogues ,rarement la fumette .
sensif et insensible je vous remercie .
la je suis saoul.
c'est tot suivant les saisons et c'est dommage mais acceptable dans ma configuration qui ainsi donne la parole (sic) à d'autres connexions cervicales des x hors de ma présence.
à pluche cher philosophe.
et surtout
Merci.