Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 19:09

Nous sommes tous victimes de l'autorité. Dès que l'un ou l'autre ont parlé, si nous sommes morcelé, ils ont grignoté notre intégrité. Je connais personnellement des "adultes" qui, après avoir interrogé anxieusement tout le voisinage, prennent le parti du dernier qui l'a ouverte. Jusqu'à ce qu'ils rencontrent quelqu'un d'autre à qui demander son avis.

 

Vous trouverez ici racontée l'histoire de Nicolas Flamel, prétendu alchimiste, et de sa femme, dame Pernelle. Et, dit le texte, cela a une existence historique.

 

Et ma tante en a sûrement deux, avec la moustache qu'elle a.

 

Bien évidemment, mais, je vous en adjure, ne croyez rien de moi que vous n'ayez vérifié par vous-même, comme disait un certain Gautama, cette histoire est une allégorie.

 

L'allégorie n'est pas un mensonge. Peut-être qu'un homme dont le patronyme légal est passé aux oubliettes, resté dans la mémoire collective comme Nicolas Flamel, c'est à dire "celui qui a remporté la victoire sur la pesanteur, grâce au feu divin", peut-être que cet homme là a eu véritablement une compagne digne de ce nom, qui l'a aidé à réaliser cette perfection, auquel cas elle y a été inévitablement associée : dame Pernelle. Ce nom est aussi allégorique que celui de son homme, car il signifie tout simplement : "celle qui porte assistance au travers des temps".

 

Donc, pour dire les choses clairement, le mâle (Yang) et la femelle (Yin) se sont unis et ont vaincu le monde des apparences, c'est-à-dire ont retrouvé leur origine commune.

 

Il ne faut jamais se fier aux réducteurs de têtes, modernes Jivaros qui ramènent tout au sordide prosaïque d'ici-bas. Ce qu'ils disent n'est pas faux. Il n'y manque que le Grand.

 

Voici en scoupe un aperçu de Dame Pernelle, éternelle compagne de l'alchimiste :

 

 

IMGP0965.JPG 

 

Par Vieux Jade - Publié dans : féculents
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Commentaires

Est-ce une harpe que Mme Pernelle tient suspendue à son épaule et que l'on voit au premier plan? Est-ce une statue de plâtre, de bois, de bronze?
Commentaire n°1 posté par Narf le 29/05/2011 à 21h49

Bronze et c'est une harpe, oui.

Réponse de Vieux Jade le 30/05/2011 à 07h06
Mr Vieux Jade,

Si votre tante en avaient, vous l'appelleriez votre oncle.


Cordialement, Léo. :)
Commentaire n°2 posté par Lléa le 30/05/2011 à 00h22

A vrai dire, j'ai pas regardé. :)

Réponse de Vieux Jade le 30/05/2011 à 07h07
Pour enfoncer le clou, cet article lumineux lu ce matin : http://bouddhanar.blogspot.com/2011/05/lhomme-charnel-et-lhomme-spirituel.html
Bonne journée à tous.
Commentaire n°3 posté par vieux jade le 30/05/2011 à 08h01
"Il n'y manque que le Grand."

Juste en passant, le Grand manque toujours, même s'il est toujours là, même s'il est présent. C'est son essence même. Aller le chercher est oeuvre constante. Ya ka fo kon... c'est bien tout le fondement de l'alchimie.

Bon faut qu'j'trouve le temps de lire Bouddhanar... synchronicité?
Commentaire n°4 posté par Narf le 30/05/2011 à 20h38

Oui, il manque toujours, sauf que parfois on le sent en arrière-plan.

Réponse de Vieux Jade le 31/05/2011 à 20h01

Orients

Présentation

Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

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Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

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Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

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Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

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Au matin, la nuit tombe de sommeil.

 
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