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Les tours en poivrière de Sigognac étaient déjà cachées à demi derrière les touffes d’arbres ; le baron se haussa sur sa selle pour les voir encore, et, en ramenant les yeux à terre, il aperçut Miraut et Beelzébuth, dont les physionomies dolentes exprimaient toute la douleur que peuvent montrer des masques d’animaux. Miraut, profitant du temps d’arrêt nécessité par la contemplation des tourelles du manoir, roidit ses vieux jarrets détendus et essaya de sauter jusqu’au visage de son maître, afin de le lécher une dernière fois. Sigognac, devinant l’intention de la pauvre bête, la saisit à hauteur de sa botte, par la peau trop large de son col, l’attira sur le pommeau de sa selle et baisa le nez noir et rugueux comme une truffe de Miraut, sans essayer de se soustraire à la caresse humide dont l’animal reconnaissant lustra la moustache de l’homme. Pendant cette scène, Beelzébuth, plus agile et s’aidant de ses griffes acérées encore, avait escaladé de l’autre côté la botte et la cuisse de Sigognac, et présentait au niveau de l’arçon sa tête noire essorillée, faisant un ronron formidable et roulant ses grands yeux jaunes ; il implorait aussi un signe d’adieu. Le jeune baron passa deux ou trois fois sa main sur le crâne du chat, qui se haussait et se poussait pour mieux jouir du grattement amical. Nous espérons qu’on ne rira pas de notre héros, si nous disons que les humbles preuves d’affection de ces créatures privées d’âme, mais non de sentiment, lui firent éprouver une émotion bizarre, et que deux larmes montées du cœur avec un sanglot, tombèrent sur la tête de Miraut et de Bééelzébuth et les baptisèrent amis de leur maître, dans le sens humain du terme.
Théophile Gauthier, le Capitaine Fracasse, 1863
Après l’explosion
Nul ne l’a sue
Le jour d’après
Coule la lave
Brûlent les cendres
Lave la lave
Mange la louve
Larmes sans sel
De régime
Cuit et recuit
Frottent les cendres
Récurent
Pas encore nu,
Pas tout à fait ?
Restent des choses
Bien accrochées
Des salissures
De vieux fantômes
D’anciennes guerres
Qui peut le faire, si ce n'est toi ?
Nettoie
Les notes glissent
Comme des larmes
Gouttes de feu
Sur la paroi
Qui m’a volé le cœur ?
Qui m’a trempé vivant,
Comme une lame ?
Qui m’a fouetté les yeux,
M’a déchiré le ventre
Me baisant les paupières
Et m’enduisant de baume,
Me prenant par la main,
Pour me conduire
Dehors ?
LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR
NI BUT, NI QUÊTE
***
QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,
CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?
***
C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ
***
LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?
***
CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT
SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS
***
QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT
***
C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT
***
CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR
***
LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE
***
L’ERREUR EST LA VOIE
***
LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE
***
LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE
***
LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS
***
LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR
C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;
CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,
CE SONT DONC DES PAUVRES ;
CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS
EST DONC LE VERITABLE RICHE.
***
VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS
***
LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL
***
LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES
***
UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE
***
UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER
RESTE UN DIAMANT.
MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT
EST DANS UN ECRIN DE SOIE,
ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.
***
COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE
***
DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX
***
LE DEDANS REGLE LE DEHORS
***
L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN
***
LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,
L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES
Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.
Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.
Circuler, pour mieux s'ôter.
Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.
Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.
Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.
Les oiseaux sont les poissons du ciel,
nous en sommes les crabes
Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.
Un vrai sosie, c’est invraisemblable.
Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.
Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.
Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.
Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.
Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.
Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.
Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.
Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il est riche ?
La bouche est elle riche ?
Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?
Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.
On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.
Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.
Au matin, la nuit tombe de sommeil.
Le capitaine Fracasse, c'est un très beau livre que j'ai relu en une traite, grande classe, très symbolique du travail qu'on a tous à faire sur l'amour et le lâcher prise.
J'écrirai sur ce livre.
Le "lâcher-prise" a, encore, pour moi, trop de connotations " Ecoutez ma bonne parole, je peux vous sauvez", " Je détiens la science, la sagesse, le savoir, et je me permets donc de vous professer mes bons conseils...prêchi-prêcha, blabla etc..", là je vous le laisse.
L'amour auquel on s'accroche n'est pas de l'amour.
ATARAXIE.
Bises,Léa.
A la tienne.
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correspondants.
L’ataraxie (du grec ἀταραξία / ataraxía signifiant « absence de troubles ») apparaît d'abord chez Démocrite et désigne la tranquillité de l’âme résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence.
L’ataraxie devient ensuite le principe du bonheur (hêdonê) dans le stoïcisme, l’épicurisme et le scepticisme. Elle provient d’un état de profonde quiétude, découlant de l’absence de tout trouble ou douleur. Cette notion apparaît à l'époque d'Épicure.
L'état d'ataraxie n'est pas uniquement une affaire mentale. L'étude rationnelle d'une éthique et d'une paix intérieure telle que firent ces trois mouvements philosophiques reste limitée par l'expression de ce sentiment de quiétude. Nous ne pouvons que souligner l'importance des exercices corporels dans ces doctrines afin de mieux faire apparaître la relation controversée entre le corps et l'esprit. L'ataraxie est en effet liée, d'une façon non nécessaire, à l'aponie, ou absence de troubles corporels.
Sommaire [masquer]
1 Dans le scepticisme
2 Dans l'épicurisme
3 Dans le stoïcisme
4 En médecine
5 Notes et références
6 Voir aussi
6.1 Articles connexes
Dans le scepticisme [modifier]
Au sein de l’école sceptique, l’ataraxie est le résultat de l’épochè, la suspension de l'assentiment ou du jugement. Elle consiste dans le fait, grâce à l'absence de jugements dogmatiques, de ne pas connaître ses désirs et ses craintes [réf. nécessaire]. Les sceptiques pensent que la valeur de l'ataraxie réside dans son caractère d'absence ou de déni de connaissance, c’est-à-dire que le scepticisme prône l'idée que la connaissance n'est pas nécessaire à l'action, mais qu'au contraire ce sont nos convictions qui nous paralysent.
En revanche, les sceptiques n'arrêtent pas leur réflexion sur les choses et les évènements; ils n'accordent simplement aucun crédit ni aucune véritable certitude sur l'une ou l'autre vision des choses.
Dès lors, une libération intérieure résulte de ce détachement face aux affections rencontrées au fil des jours, et permet à l'individu d'envisager la vie libérée des troubles, d'où résulte cette absence de trouble, l'ataraxie.
Dans l'épicurisme [modifier]
Pour Épicure, la réflexion sur le bonheur est incontournable car l'existence de l'humain est tout entière dominée par la recherche des causes qui le produisent. Épicure enseigne à distinguer les désirs naturels des désirs non naturels, et les désirs nécessaires des désirs non nécessaires :
« Quand nous disons que le plaisir est notre but ultime, nous n'entendons pas par là les plaisirs des débauchés ni ceux qui se rattachent à la jouissance matérielle, ainsi que le disent ceux qui ignorent notre doctrine, ou qui sont en désaccord avec elle, ou qui l'interprètent dans un mauvais sens. Le plaisir que nous avons en vue est caractérisé par l'absence de souffrance corporelle et de troubles de l'âme. [1] »
"Il n'est pas possible de vivre de façon bonne et juste, sans vivre avec plaisir."[1]
Il faut viser la suffisance à soi, car ainsi la douleur provenant du manque est supprimée.
Pour Épicure, une amitié restreinte mais véritable est importante à l'ataraxie. Dans le jardin d'Epicure, seuls ses vrais amis sont présents, ce qui empêche tout trouble de l'âme.
Dans le stoïcisme [modifier]
Pour les adeptes du stoïcisme (chez Epictète il apparaît comme le complément de l'apatheia, l'absence de passion), l'ataraxie désigne un état acquis grâce à la méditation et un travail sur soi, notamment l'étude de leur doctrine. La quiétude stoïcienne résulte de la connaissance du mouvement de l'univers, animé selon eux par un air chaud (le pneuma) animant tout l'univers dans un mouvement infini et cyclique d'inspiration et d'expiration. L'éthique est ainsi imbriquée avec la physique. En méditant sur le cosmos, les stoïciens tentaient de trouver un rythme de vie calqué sur la totalité cosmique, libérée des passions négatives, qui deviennent des troubles et engendrent angoisse et colère. Ce détachement amène donc le stoïcien à considérer chaque évènement comme un moment nécessaire à la bonne marche de l'univers.
En médecine [modifier]
Et plus spécifiquement en neuro-psychiatrie, l'ataraxie est qualifiée de « calme d'esprit ». C'est l'état d'une personne qui ne se laisse troubler par rien. C'est un état d'indifférence émotionnelle totale du sujet, qui peut ressentir les émotions des autres individus par son empathie très développée mais n'éprouve pas d'émotion émanant de lui-même et qui lui serait propre.
Paix de l'âme,via le plaisir et son équilibrage dans la vie de tout les jours pour les épicuriens,l'acceptation du destin pour les stoiciens,ou encore le grand doute des sceptiques,qui avaient déja compris qu'en cessant de vouloir comprendre les choses et en ne fondant aucune certitudes on est plus heureux!
L'ataraxie n'empêche pas d'agir.
L'ataraxie protège de l'agitation mais n'empêche pas l'action,elle est peut-être même la condition de l'action "juste".
Bonne soirée,Léa.
Oui, ça existe, j'y tends de plus en plus, et d'autres y parviennent. Tout est de l'amour, mais l'amour qui veut, c'est l'amour de soi. L'amour ne veut rien.
Votre héros pleure d'émotion de cet amour qu'il reçoit de ses chats. Il le veut bien! Il désirait fortement de se sentir aimé, ne serait-ce que par des animaux. Ce qu'a voulu traduire l'auteur, c'est que parfois, on se sent tellement seul, que l'on se résoud à accepter la moindre marque d'affection. Les animaux éprouvent-ils de l'amour au même sens que ce que nous, humains,nommons amour?
Je n'ai pas un grand feeling avec les animaux, avec les hommes non plus, même si j'ai toujours préféré les relations humaines. Bien maladroite et en souffrance. Désolée ne pas tenir un sage discours bien zen, et de poster des commentaires comme celui-ci. Je sais je devrais plutôt aller voir les courriers du coeur...
En tout cas, j'apprécie tout cet amour généreux (et chaste!) que vous nous offrez par vos billets. Pas facile d'être simplement reconnaissante sans vous remercier. Mais je le veux.
Je vous réponds demain matin par un article. En fait, ne pas vouloir, c'est ne pas vouloir AVOIR, CHANGER l'autre, le GARDER, etc.
Tout m'absorbe intégralement, dites-vous. Faites tout comme si rien n'avait d'importance, pour voir. Mais absorbez-vous y intégralement, ou presque. Faites l'effort au début de ne pas être entièrement dans une seule chose, à titre d'exercice.
"Désolée ne pas tenir un sage discours bien zen, et de poster des commentaires comme celui-ci. Je sais je devrais plutôt aller voir les courriers du coeur..."
Narf,chère Narf,vous dites des bêtises.Pas besoin d'aller monopoliser le courrier du coeur.
Je vous aime et Jade aussi j'en suis certaine.
La nature ne nous demande rien,n'attend rien,elle donne,simplement.Pour les humains c'est pareil.Lorsque vous voyez une belle fleur,vous ne l'arracher pas.Arracher,c'est forcer.Vouloir équivaut a possession.
Ataraxie.Qu'est ce qu'il est moche ce mot!Cela fait penser a taxidermie....
Jade dit:Aimer sans s'accrocher.Ne pas attendre,seul donner.Donner,juste donner.Oui mais ou sont les limites?Le problème est que les êtres doués d'intelligence ne s'accordent pas sur ce point,d'ou les conflits.
Narf,en Amour vous dites y avoir laissé des plumes.Rassurez vous,moi c'est les pieds qui ont morflés.Quand on donne,de grand coeur,sans contrepartie aucune,les autres ont tendance a vous marcher dessus.Trente années de petons écrabouillés.
Pourquoi aussi longtemps?Pour ne pas faire de la peine et du mal a mon entourage.
Je ne me suis jamais amusée autant qu'aujourd'hui,en entendant certaines reflexions.
Ah,bon,tu divorces?
-Oui,je m'en vais!
Tu as un amant?
-Non,pourquoi!
Tu n'as personne,mais alors pourquoi tu pars?
-Pour aider qui je veux,élever des poules et faire un potager géant!
Pas de réponse,mais la bouche en carpe et les yeux de merlan.
C'est rigolo,non!
Narf,chère Narf,ma première poule,je vous laisserais le soin de choisir son prénom.Vous voyez comme je vous aime?
J'arrète la,ce n'est pas un fôôôrûûûm.Jade va gronder!
Gros bisous,Léa.
Alors, on papote dans mon dos ? J'entends tout...
Vous êtes des sacrés pointures Lléa et Vieux jade, tous les deux! J'ai l'impression de jouer dans la cour des grands, sans m'en rend vraiment compte! Je me pose ne "petite fille abandonnée" et je ne réalise pas...
Vous nous avez dégoté là, Vieux Jade, un sacré morceau!! A le lire et le relire, j'essaye d'en retirer, d'en savourer toute la substance! Et cela me confronte à mes limites! Si je pouvais vraiment prendre conscience de l'étendue et de la puissance de ma liberté!
Mais si je pouvais, tout simplement!!!
Théophile Gauthier nous offre là un chef d'oeuvre d'orfèvre sachant exprimer, mettre en forme, donner forme et vie à une telle vérité! ( Hey! Vous m'épatez vraiment Vieux Jade! MERCI!)
Et oui! Vieux Jade! Les poules ça papote, ça kakotte et ça jacasse! Et les coqs font cocorico! C'est comme ça!
Ben!!! Que dire? Merci Lléa et Vieux Jade! D'être là, d'exister, de m'offrir vos paroles... Oui on papote et ce n'est pas le lieu là, du courrier du coeur, mais quand on lance un billet sur l'amour, à quoi peut-on s'attendre? Quel important sujet! S'il y en a un qui ne se sent pas concerné, je m'engage à lui remettre le coeur en place.
Ben Lléa, tu as eu le courage de décider, de choisir! De te rapprocher de "ta nature"! Wouah! Bonne route à toi! Pour le prénom de la poule, vous me mettez dans l'embarras! Quelle responsabilité! Poule rousse, poule qui glousse? Que pensez-vous de Rouglousse...(il faut le prononcer avec des yeux qui sourient et pétillent, en roulant gentiement les "rr",et finir par un long et tendre sourire évocateur, et avec l'enthousiasme vrai du Capitaine Fracasse!). Nommez quelqu'un, simplement dire "Bonjour" à quelqu'un, tout en présence, réelle et consciente, ce n'est pas une mince affaire! C'est tout un art, à travailler, à entretenir, sans relâche! ( Je suis débutante en la matière).
"Rouglousse" peut se décliner en Rougloussette, Rouglouglousse, Rouglasse, Rouglassette, Rouglousasse, selon l'humeur et la situation...
Sinon je pense à la poule Star de Vieux Jade...
"Marylin"? "Greta"? "Madonna"?
"FRIDA"!!!!!!!!!!!! Voilà!!! J'ai trouvé! En hommage à Frida Khalo! Qui peut mieux qu'elle incarner une femelle ( femme ou poule) qui lutte avec une foi et détermination telles, avec tant d'amour et de conscience? Frida Khalo, la noble mexicaine!
Sinon, en dernier recours "Georges" comme Georges Sand! Ou "Colette"? Encore une autre bonne femme remarquable...
Vous voyez, j'ai dû mal à faire dans la mesure ou la demi
-mesure... un peu en "tout ou rien"...comme en amour...où sont les limites? J'apprends, j'apprends, je découvre tous les jours... que c'est bien de vieillir! de gagner en expérience!
En tout cas je vous assure que rien n'est figé, rien n'est fixé, que la vie est une adaptation, une évolution, un changement permanent...ça c'est sûr!
Oui, j'ai laissé des plumes en route ( les poules finissent toutes à la casserole ou en "coq eu vin" n'est-ce pas? C'est sage et raisonnable, c'est la vie!)
Et la vie, je l'aimeuuuuu!!!!!!
De quoi demain sera fait? Je n'en sais rien!!
Mais en attendant, malgré les souffrances et les embûches, l'expérience est magique! Puissais-je en saisir toute la magnificence! Elle m'emporte chaque jour, m'amène son lot de joie et de peine, et m'entraîne toujours...éternel renouvellement. Avec le temps, je devrais m'habituer, mais non, la joie de la découverte est toujours là! Comme l'amour, cela ne s'use pas!
Bon, je vais méditer vos mots, vos intentions, vos paroles, vos conseils... et vous remercier...
"Grâce" c'est un joli prénom aussi. Pour ne pas oublier de remercier chaque jour la vie, la gratitude, d'être en vie, d'être en vie.
Bon je suis entrain de vous répondre, et la Vie me rappelle, là! Un coup de fil inquiet de la voisine, bloquée dans les embouteillages du feu d'artifice, avec ses parents, et qui s'inquiète car son conjoint, qui n'a pas supporté une remarque de sa belle-mère, n'a pas supporté d'être coincé dans les embouteillages et est parti, à pied, à travers champs, en menaçant de se suicider. La voisine a déja perdu le père de ses deux grands enfants (par suicide).. et c'est la première fois qu'elle m'appelle sur mon portable, inquiète, en me disant, "s'il arrive, je sais que toi tu pourras le calmer..." Non non, je ne délire pas! Quand je vous dit que la vie nous emporte envers et contre tout! Alors que j'avais passé aujourd'hui une excellente journée avec une amie...et hier soir une excellente soirée...
Bon ben voilà, je viens d'essayé de parler avec le voisin qui vient de rentrer, et de les rabibocher tous les deux, de calmer les choses doucement, sur la pointe des pieds, de mettre de la mesure ( moi?!!), d'être là simplement , de faire tiers... je vous assure que j'avais rien demandé moi! Ha la vie! Bon ben j'vais me coucher là car en plus demain c'est une grosse big journée hyper importante pour moi. Ha la vie! J'ai fermé ma porte, j'ai mes limites, j'ai un peu peur que ça gueule à côté....déménager bientôt? fuir? Avoir confiance? J'espère que le courrier du coeur ne va pas se transformer en rubrique faits divers. Nan. Bonne nuit à vous!
Hébé, qué prolixité!
Bonne journée à tous!
Pendaison de crémaillère en perspective...s'il y a une cheminée.
Cela fait partie des 4 éléments essentiels:
l'eau, l'air, la terre, le feu....Gaston Bachelard...
Ouf, c'est une vraie maison. Pas une cage. Une grande bibliothèque, pas de télé. Une maison saine, quoi. Une maison humaine. Les détails m'intéressent (type de construction, énergie, etc.) car je ne suis pas un pur esprit et j'envisage de quitter mon île dans quelques années pour un ancrage au port un peu plus réduit et surtout moins coûteux.
C'est drôle ce que vous dites sur les maisons...j'ai vécu avec un architecte naval, qui à force de concevoir des bateaux pour les autres, de concrétiser au mieux leurs rêves, en a pas appris sur la nature humaine et en a pas mal appris sur l'art de faire avec la matérialité des éléments, se frottait à la matière, aus matriaux en tendant toujoiyrs à la combinaison idéale entre forme, poids, vitesse, tenue de route, habitabilité, etc...Il en était arrivé à envisager le bateau idéal comme celui qui ne serait pas trop grand, pas trop coûteux, mais "juste", suffisant. Trouver la bonne mesure, la rechercher, c'est, dans tous les domaines, une philosophie... j'ai connu ça aussi en construisant des maisons, en cultivant la vigne et en faisant ("élevant")du vin , et ça rapproche de la simplicité volontaire ( Lanza d v, Gandhi), de la décroissance ( François Schneider, Pierre Rabby - excusez l'orthographe mais il est tard là et c'est pas mon fort!), de l'écologie et du respect de la vie dans toutes ses dimensions... Comment arriver à en saisir toutes les dimensions, à tendre sans cesse, envers et contre tout, vers l'équilibre...
C'est drôle car j'ai discuté avec Imbert Imbert ( et d'autres!), après le concert, et les échanges tournaient autour du même thème... trouver la mesure entre culture et mémoire ( histoire), conflit de générations entre "djeunes" de 32 ans et "usés ou mûris (?)" de 51 ans...révolution, anarchie, ou demi-mesure, sagesse? Long débat, vivement la prochaine rencontre ( Octobre Montpellier: le vie est BELLE!!!!), seul ça compte...
Pas d'accord avec vous pour la télé...c'est vrai que je la regarde pratiquement pas...mais j'avoue que de temps en temps, certains documentaires me "sauvent"...oui, oui, me sauvent... La télé a encore l'art(noble) de me secouer les méninges et de me sortir de mon petit moi... je ne crache pas dessus! Et je suis même reconnaissante envers elle.. un peu comme les parents! On les critique , on les remet en question, mais c'est aussi grâce à eux que nous sommes là. Il y a plein de reportages que j'ai vraiment appréciés....Je m'en éloigne, c'est vrai, de plus en plus.La vie m'emporte aileurs! Elle est ancienne et je crois qu'on passe bientôt au numérique ou à "je ne sais pas à quoi" et quand la mienne sera obsolète je ne sais pas si je réinvestirai dans une nouvelle. Elle est majoritairement écoeurante c'est bien vrai ça!
Le reportage sur "Tchernobyl 20 ans" après était remarquable ; pour moi, et tant d'autres m'ont nourrie, rafraîchie, régénérée.... Paradoxal..encore!
Se confronter à la matière, à la gravitation, est la meilleure chose qu'il puisse arriver à l'Homme.( Avez-vous remarqué tous les anciens métiers qui ont disparus, tous les savoir-faire, toutes les connaissances acquises grâce à cette confrontation à la matière, qui se sont évanouies, disparues... Ne jamais perdre ce rapport à la terre, au naturel, aux animaux, aux plantes,au poids, à la physique, à la matérialité, au corps quoi... pour créer, il faut faire avec les éléments..c'est incontournable.
Est-ce que vous savez ce que veut dire "mat", "matière" ?
La matière arrête la lumière, la contre, l'arrête, et lui donne vie, lui donne son essence en même temps... si rien ne l'arrêtait on ne percevrait pas la lumière. C'est une drôle de Réflexion... comme l'esprit, les mots, des réflexions... Réfléchissez!
Aïe!!je déborde encore... DODO!
Avec vos mots, Vieux Jade, vous créez de la lumière!
Si le rapport matière/lumière vous intéresse, lisez Burensteinas, ou voyez ses films.