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Dans mon rêve, j'étais armé d'une sorte de fusil qui projetait des taches blanches. Je visais l'endroit où se rattachent les membres de cet énorme robot noir, les articulations, et la peinture ou lumière les dissolvaient.
Et j'étais jeune, souple, et je me glissais dans des endroits où il ne pouvait m'atteindre, pour le flinguer.
Chaque adversaire a un point faible. Il est inutile et même totalement idiot de s'opposer frontalement à un rouleau compresseur de la taille de celui qui arrive. Mais son invulnérabilité est impossible.
Jean de la Fontaine, dans le Lion et le Moucheron nous a envoyé ce message : nous les chétifs insectes, excréments de la Terre, sommes bien plus efficaces et puissants que nous ne le paraissons, et que nous le savons nous-mêmes.
C'est aux articulations de la Bête, aux défauts de la cuirasse qu'il faut viser, projeter l'éclair de notre conscience, de notre intelligence, pour la renverser et la vaincre. Car elle doit être vaincue. C'est elle, ou nous.
La guerre fait rage dans tous les mondes, n'en doutez pas. Au risque de me répéter, le vrai théatre des opérations, c'est en nous qu'il se trouve. Cet énorme robot qui cherche à se goinfrer le monde, c'est l'aboutissement de notre goût pour laisser les autres décider à notre place, faire les choses pour nous, nous laisser dormir.
Deux des principales tactiques traditionnelles de combat sont, l'une, la sournoise, de se faire passer pour faible et d'attaquer l'ennemi rassuré, ce que rappelle la phrase qui dit que l'une des meilleures armes du diable est de faire croire qu'il n'existe pas, l'autre de se gonfler jusqu'à paraître plusieurs fois son volume.
L'ennemi a choisi les deux. Des pratiques émollientes, comme celle qui consiste à nous répéter que tout l'univers accourt à notre secours, et que nous allons bientôt être libérés. Moyennant quoi, rendormez-vous. C'est pourquoi je me suis permis d'attirer récemment l'attention sur le danger de se croire à l'abri, et de ronronner en rond. On n'aurait rien à faire d'autre que d'attendre tranquillement le Sauveur.
Mais il aime beaucoup aussi terroriser et cracher comme un chat. Ses services de propagande inondent le ouèbe et autres torchons de son invincible puissance. Il est partout, il entend tout, il sait tout, il vole de victoire en victoire, et rien ne lui résiste.
C'est faux.
Tant que je serai vivant, je croirai bien plus mes rêves que la pub. Et ce rêve m'a dit : vas-y, démonte le, tu peux le faire. Toi, un petit bonhomme de rien du tout, tu as les armes pour le faire. Exerce ton intelligence, vise là où ça le déglingue.
Pas à l'extérieur, sûrement. En moi, oui, contre la soumission à la peur, aux habitudes, à la paresse, à l'orgueil, oui. Si je fais ça, si je projette la lumière sur son organisation en moi, je peux le foutre en l'air, et libérer l'humain enkysté.
Si je le fais, un coin du monde aura changé, et l'étreinte de fer reculera d'autant.
Si moi, je peux le faire, tout le monde le peut. Et des millions de moucherons renverseront le monstre de fer et de rouages.
Après l’explosion
Nul ne l’a sue
Le jour d’après
Coule la lave
Brûlent les cendres
Lave la lave
Mange la louve
Larmes sans sel
De régime
Cuit et recuit
Frottent les cendres
Récurent
Pas encore nu,
Pas tout à fait ?
Restent des choses
Bien accrochées
Des salissures
De vieux fantômes
D’anciennes guerres
Qui peut le faire, si ce n'est toi ?
Nettoie
Les notes glissent
Comme des larmes
Gouttes de feu
Sur la paroi
Qui m’a volé le cœur ?
Qui m’a trempé vivant,
Comme une lame ?
Qui m’a fouetté les yeux,
M’a déchiré le ventre
Me baisant les paupières
Et m’enduisant de baume,
Me prenant par la main,
Pour me conduire
Dehors ?
LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR
NI BUT, NI QUÊTE
***
QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,
CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?
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C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ
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LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?
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CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT
SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS
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QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT
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C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT
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CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR
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LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE
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L’ERREUR EST LA VOIE
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LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE
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LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE
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LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS
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LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR
C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;
CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,
CE SONT DONC DES PAUVRES ;
CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS
EST DONC LE VERITABLE RICHE.
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VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS
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LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL
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LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES
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UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE
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UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER
RESTE UN DIAMANT.
MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT
EST DANS UN ECRIN DE SOIE,
ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.
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COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE
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DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX
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LE DEDANS REGLE LE DEHORS
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L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN
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LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,
L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES
Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.
Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.
Circuler, pour mieux s'ôter.
Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.
Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.
Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.
Les oiseaux sont les poissons du ciel,
nous en sommes les crabes
Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.
Un vrai sosie, c’est invraisemblable.
Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.
Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.
Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.
Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.
Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.
Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.
Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.
Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il est riche ?
La bouche est elle riche ?
Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?
Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.
On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.
Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.
Au matin, la nuit tombe de sommeil.
Pour rester co'errant, le monstre à besoin de rester rigide, c'est ce qui le fera disparaitre car une fois la rouille démarrée on ne peux plus que la retarder.
Restons souples, donc imprévisibles !
Et la souplesse c'est dans notre esprit qu'elle doit surtout se trouver, le corps suivra comme il pourra, mais il ne pourra "fer" que au mieux et rouiller lui aussi !
Allez lou, y a ...de quoi faire !
Imprévisible est un mot que l'Ennemi ignore, car il a tout prévu dans ce qu'il connaît. Il suscite même certainement des comportements qui le servent. Ce que nous appelons amour le fait ricaner, il l'appelle faiblesse. Une grande partie de la littérature New age est probablement issue de lui, pour désamorcer l'opposition. Ce qu'il redoute, c'est la conscience. Conscience. Et la Conscience est vraiment imprévisible. Elle ne vient pas par l'effort, mais droit du Ciel. Du ciel intérieur si on veut.
Alors, M. Ned Allen, cette interro ? Attention de ne pas regarder des bêtises dans mon dos, j'vous ai à l'oeil.
Lui faire comprendre que ce n'Est pas lui le Boss!
Observation- vigilance- et instant présent.
Faire taire ce mental bavard, c'Est normal qu'au début ce soit un peu difficile nous l'avons tellement laissé s'exprimer a son aise.
Porter notre attention sur notre corps physique et sensoriel Est le seul moyen d'éteindre le mental.
Bisous a tous!
Et les comportements mécaniques ?
Les comportements mécaniques, ils ne sont mécaniques que si nous ne sommes pas présents, ici et maintenant.
Ici et maintenant nous ne pouvons qu'être Conscient.
Bisous.
Ben y a du boulot. Je ne me gratterai la tête que consciemment, je ne frotterai plus mes pieds l'un contre l'autre, etc. Ouilleouilleouille. Conscient, VJ. Non stop.
bzzzzzzzzzz.bzzzzzzzzzzz.Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz.Je suis un moucheron !!!!!
Attention, ils ont quand même des gaz !
Mais si Jade, frotter vous les pieds l'un contre l'autre, mais en vous en rendant compte! :)
Ne croyez pas, il y a encore bien des gestes dans mon quotidien qui sont mécaniques, mais vu que c'Est vraiment notre seule façon d'évoluer, et bien je m'y colle, et c'Est ma passion, j'Aime çà!!!
Là, j'me gratte le nez, et bien j'le sais!:)
Bonne soirée Jade!
Bon, je sais que je bois trop, c'est déjà ça :)))
:)))
Merci Jade. Un de ses gros points faibles, c'est tout ce qui se rapporte a la monnaie. Donc ...
http://www.dailymotion.com/video/x27ld9_pink-floyd-money_music
Gros bécots, :)
Moi aussi, j'ai un problème avec l'argent, et/ou la peur de manquer. Un de mes points faibles. Je le sais. C'est ce que je vais travailler, demain, en régression. Savoir, essayer de déterminer l'origine de cette peur, pour la soigner, la guérir, peut-être. L'application du blanc, de la lumière, sur un rouage de ma propre machine noire. Si je comprends, si je guéris, à mon tour, je pourrai comprendre et guérir la même terreur chez d'autres, et ainsi de suite. C'est ainsi que la lumière gagne. Un par un, la reconquête de notre intégrité.
Bonne nuit, moi dodo.
Moi aussi j'ai des gaz .Sonores pour les melomanes, et puants pour en faire profiter les sourds .
Je vous avais tendu une belle perche :)
oh oui ! merci V J .
Le pet est une sorte d'oeuvre d'art qu'on a bien du mal à faire partager, surtout de près. Hélas. Il est vrai que personnellement, j'ai peu de curiosité pour les expositions de mes contemporains, je l'avoue. Un regrettable manque de curiosité, sans doute.