Partager l'article ! Poulet aux carottes: Depuis le temps que je baroude dans les reliefs mouvementés de la condition humaine, j'ai réus ...
Depuis le temps que je baroude dans les reliefs mouvementés de la condition humaine, j'ai réussi à fixer à peu près mon but.
Ici entré, d'ici je dois sortir. Et comment ? Dans quel état ? Vide ? Plein ? Comment savoir ?
Savoir suffit-il ?
Ce qui est vrai ici, maintenant, pour moi, puis-je être sûr qu'il en sera de même demain, pour moi, pour l'autre ?
Pourtant, les bibliothèques regorgent de traités. Mon blog, qu'est-ce d'autre qu'une suite d'affirmations - il y a de plus en plus de questions, cependant - faites au gré de mon chemin, qui étaient vraies sur le coup, comme une pierre, un arbre ou une source sont vrais quand on marche dans le désert.
Sont-ils vrais encore ? Butera-t-on dans la pierre, boira-t-on l'eau de la source à l'ombre de l'arbre en le lisant ?
Ou ne sont-ce que des recettes, comme on en trouve dans tous les livres ?
Un exemple qui me fait souvent bondir : maître Lambda, célébrissime savant, incomparable guide, assis au coeur de l'oasis assène avec suavité qu'il n'y a rien à chercher, qu'il n'y a qu'à se laisser trouver.
Ce genre de phrases impressionne le néophyte qui s'en gargarise jusqu'au tréfonds. Quelle admirable sagesse !
Mais, arrêtez-moi si je suis médisant, qu'a t-il fait d'autre, le fameux maître Lambda, que de chercher toute sa vie, avant d'en arriver là ? De s'apercevoir qu'après avoir cherché sans cesse, d'avoir traversé le désert et d'être tombé sur la paix de ce coin d'ombre et de fraîcheur, soudain, il faut s'arrêter, qu'il n'y a rien à attendre, rien à chercher ?
S'il n'avait pas cherché, aurait-il découvert cette évidence ? Aurait-il buté sur cette pierre, bu l'eau sous l'arbre ? N'était-il pas dans le désert ? Aurait-il trouvé s'il était resté au lit ? Devant sa télé, aurait-il trouvé, été trouvé ?
On trouve dans les histoires des Pères du désert, vers le IVème siècle celle du moine qui, soudain illuminé, vint finir sa vie dans les bordels d'Alexandrie. N'est-ce pas une magnifique sagesse, que de trouver la paix dans le tourbillon de l'existence ?
Bordels qu'il avait peut-être quittés trente ans plus tôt, rongé par le doute, la culpabilité et toutes les misères.
Facile pour celui qui est au coeur du labyrinthe de dire : pourquoi vous en faire, tout baigne ? A ceux qui sont encore à tourner et retourner dans les méandres. Mais toi, grand sage, tu y es venu comment, au centre, en hélico, en spoutnik, en claquant des doigts ?
Comme dans la recette du poulet aux carottes, on commence par la fin : prenez un poulet, trois carottes et une cocotte en fonte. Facile.
Explique moi d'abord ce qu'est un poulet, comment le trouver, l'élever, le garder des belettes et des renards, des chiens et des voisins faméliques, l'engraisser, le plumer, ou comment gagner les sous pour l'acheter. Et les carottes ? Et la cocotte ?
Après l’explosion
Nul ne l’a sue
Le jour d’après
Coule la lave
Brûlent les cendres
Lave la lave
Mange la louve
Larmes sans sel
De régime
Cuit et recuit
Frottent les cendres
Récurent
Pas encore nu,
Pas tout à fait ?
Restent des choses
Bien accrochées
Des salissures
De vieux fantômes
D’anciennes guerres
Qui peut le faire, si ce n'est toi ?
Nettoie
Les notes glissent
Comme des larmes
Gouttes de feu
Sur la paroi
Qui m’a volé le cœur ?
Qui m’a trempé vivant,
Comme une lame ?
Qui m’a fouetté les yeux,
M’a déchiré le ventre
Me baisant les paupières
Et m’enduisant de baume,
Me prenant par la main,
Pour me conduire
Dehors ?
LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR
NI BUT, NI QUÊTE
***
QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,
CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?
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C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ
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LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?
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CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT
SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS
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QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT
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C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT
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CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR
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LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE
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L’ERREUR EST LA VOIE
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LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE
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LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE
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LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS
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LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR
C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;
CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,
CE SONT DONC DES PAUVRES ;
CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS
EST DONC LE VERITABLE RICHE.
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VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS
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LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL
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LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES
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UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE
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UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER
RESTE UN DIAMANT.
MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT
EST DANS UN ECRIN DE SOIE,
ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.
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COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE
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DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX
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LE DEDANS REGLE LE DEHORS
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L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN
***
LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,
L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES
Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.
Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.
Circuler, pour mieux s'ôter.
Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.
Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.
Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.
Les oiseaux sont les poissons du ciel,
nous en sommes les crabes
Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.
Un vrai sosie, c’est invraisemblable.
Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.
Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.
Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.
Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.
Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.
Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.
Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.
Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il est riche ?
La bouche est elle riche ?
Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?
Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.
On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.
Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.
Au matin, la nuit tombe de sommeil.
Mais la solution est dans le problème : vivre le calme dans la tempête. Vivre la tempête comme la chose qui nous échoit.
NB : je ne prétends pas y être arrivé :)
Vive les sociétés anciennes d'or (et sans argent) où 2 heures par jour suffisent à assurer tout le nécessaire... et disposer de tout le reste pour être là (sans lassitude !) sans "travail sur soi", sans performance à atteindre et maintenir etc
Ouf ! ! ! !
C'est drôle, ton commentaire et celui de Yamma disent que vous lisez mon texte d'un point de vue matériel. En fait, ce n'était pas mon intention. Mais évidemment, le matériel en fait partie. Je m'insurge contre les "gurus" qui, arrivés dans un endroit calme, prêchent le non faire aux autres. Cependant, quand on est dans la tempête, on ne peut pas entendre ce genre de message.
Et puis, celui qui est assis dans le calme, si "grand maître" qu'il soit, est-il certain de ne pas se trouver demain en pleine tempête ? Sera-t-il alors un exemple ? Ou un fétu de paille ?
Beaucoup de questions, mais toi seul peut y répondre ...
Je t'embrasse,
Je ne suis pas sûr qu'il soit important de répondre aux questions. Plus important d'être en question.
Et puis, celui qui est assis dans le calme, si "grand maître" qu'il soit, est-il certain de ne pas se trouver demain en pleine tempête ? Sera-t-il alors un exemple ? Ou un fétu de paille ?
En ce monde, nous sommes tout des fétus de paille, tempète ou pas!
;)
Pffft!
TouS des fétus de paille ...
Moi, tempête ou pas, j'aimerais bien le goûter votre poulet aux carottes! Sûr! M'en fiche de comment vous avez obtenu la casserole, le poulet et les carottes! Ce qui m'intéresse, c'est de goûter le poulet!
Sûre que je me régalerais. Même si les carottes sont trop cuites. Même si la casserole est en alu. Même si le poulet, ho, sacrilège, est aux hormones! Mais vôtre, avant tout!
Il n'y a pas de recettes, Vieux Jade, sauf celles qui sont, là, au moment-même, pour nous-même. Que nous avons l'immense chance de pouvoir partager. Seul ça compte!
Maha, un jour, m'a répondue, à un mail privé: " Ceux qui ne veulent pas voir... ne peuvent pas. ils ne supporteraient pas. il faut les comprendre, et les laisser. n'essaye pas de "partager", on ne peut que les aimer" [...] "garde confiance, tout change".
Je pense au christ, qui pour moi, représente le moment où l'on passe à l'acte, où l'on crée quelque chose, aussi insignifiante soit-elle... je ne sais pas moi... comme se lever un lundi matin pour aller bosser quand il fait froid dehors, par exemple, ou bien, lancer une lessive, faire la vaisselle (j'adore!! surtout quand c'est après la fête, quand tout le monde est parti dormir, qu'il ne reste apparemment plus rien que la vaisselle salie). Ce moment particulier où on se lance, où la pensée devient secondaire, où l'acte prévaut. Silencieux mais actuel.
Aime, aime, aime!!! Vieux Jade! Et va! Va! Va!:))
@ Yamma, dont les nombreuses contributions sur ce blog m'ont tant régalée, et à Ned aussi sur son blog: bigre!!! Acceptez ce temps que vous croyez vous être volé! Cela fait partie du jeu! On a rien sans rien! Tout fait partie d'un tout! Vous itou! Pas de poulet aux carottes sans cocotte! ACCEPTEZ!!! Ne passez pas à côté du jeu...qui en vaut la chandelle! A C C E P T E Z ! Et entrez dans la danse!
Recette du poireau VJ (une sorte de poireau en salade que j'ai expérimentée hier) :
Émincer un beau poireau, le cuire à la vapeur avec des graines de fenouil. Lorsque cuit, laisser refroidir. Assaisonner à volonté (moi j'y mets poivre blanc, piment d'espelette, ras el hanout, un peu de carvi, du gros sel). Faire une vinaigrette épaisse avec moutarde, vinaigre balsamique, huile d'olive et de noix, y ajouter du persil à volonté, une échalotte hachée et des cerneaux de noix.
Voilà pour le solide. Pour le liquide, ça vous regarde.
Intéressante, votre notion du Christ. C'est vrai qu'il est à la croisée des chemins.
Ceci dit, celui qui se prétend maître de ceci ou de cela, trompe forcément son monde.
Belle journée à vous, VJ
Voilà, c'est ça. Comme toujours. c'est vrai, dans l'instant, et chacun cherche à s'en emparer pour l'ériger en dogme. Un instant de grâce coulé dans le béton. Merci.
J'aime beaucoup les poireaux... mais Sainte Hildegarde dit que ça rend pessimiste... Bigre! Qui croire? Qui suivre? Soi ou les autres? Un peu des deux?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hildegarde_de_Bingen
Ch'est bon, mais poireau n'en faut.
Poireaux et compagnie ... Bien sûr, merci Jade.
ras el hanout, ???
Bien a toi,
C'est fabriqué dans le Grand Nord : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ras_el_hanout