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Fatigué, je m'allonge sur le dos entre midi et le retour dans la jungle.
Détends autant que possible, jambes, fesses, nuque, dos, desserre les mâchoires, les sourcils, le front.
Vient la sensation inaccoutumée de flotter dans mon corps, comme si je faisais la planche. Petits mouvements lents, faible amplitude.
Soudain vient cette idée/question : si j'étais en train de me détacher de mon corps, ce serait la mort, bien sûr. Et si je meurs...soudain une bouffée d'émotion me saisit : si je meurs, je ne pourrai plus marcher sur la Terre, dans les chemins, dans le soleil et dans l'air pur, embrasser le ciel et les paysages, croiser des bêtes et des oiseaux, des gens, aussi.
Plus de randonnées en montagne. C'était si précieux, si beau...
Alors, je pense à ceux que j'aime, ici, et qui voudraient que je reste le plus longtemps possible, mais ça ne procure aucune réponse émotionnelle. Pas de regret, de nostalgie. Tout est en place, rien n'a été omis, oublié, non dit.
Non, c'est juste d'abandonner cette merveille qu'est la Terre qui me fait cet effet là, cette bouffée de regret, ce pincement au coeur.
Après l’explosion
Nul ne l’a sue
Le jour d’après
Coule la lave
Brûlent les cendres
Lave la lave
Mange la louve
Larmes sans sel
De régime
Cuit et recuit
Frottent les cendres
Récurent
Pas encore nu,
Pas tout à fait ?
Restent des choses
Bien accrochées
Des salissures
De vieux fantômes
D’anciennes guerres
Qui peut le faire, si ce n'est toi ?
Nettoie
Les notes glissent
Comme des larmes
Gouttes de feu
Sur la paroi
Qui m’a volé le cœur ?
Qui m’a trempé vivant,
Comme une lame ?
Qui m’a fouetté les yeux,
M’a déchiré le ventre
Me baisant les paupières
Et m’enduisant de baume,
Me prenant par la main,
Pour me conduire
Dehors ?
LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR
NI BUT, NI QUÊTE
***
QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,
CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?
***
C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ
***
LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?
***
CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT
SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS
***
QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT
***
C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT
***
CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR
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LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE
***
L’ERREUR EST LA VOIE
***
LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE
***
LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE
***
LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS
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LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR
C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;
CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,
CE SONT DONC DES PAUVRES ;
CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS
EST DONC LE VERITABLE RICHE.
***
VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS
***
LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL
***
LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES
***
UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE
***
UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER
RESTE UN DIAMANT.
MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT
EST DANS UN ECRIN DE SOIE,
ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.
***
COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE
***
DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX
***
LE DEDANS REGLE LE DEHORS
***
L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN
***
LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,
L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES
Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.
Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.
Circuler, pour mieux s'ôter.
Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.
Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.
Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.
Les oiseaux sont les poissons du ciel,
nous en sommes les crabes
Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.
Un vrai sosie, c’est invraisemblable.
Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.
Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.
Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.
Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.
Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.
Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.
Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.
Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il est riche ?
La bouche est elle riche ?
Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?
Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.
On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.
Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.
Au matin, la nuit tombe de sommeil.
Cher Vieux Jade planté au milieu de son jardin entre 2 choux pomme.
De Théodore Monod : ABORDER LA MORT AVEC CURIOSITE.
Hugh
C'est un livre ? Pas trouvé sur amazon. Sur Price minister, ils me proposent : Harry Potter et les reliques de la mort. J'adore les prouesses de la machine. Rien de plus con qu'une machine. Evadons nous.
Les choux ont gelé et ça pue. :)
De toute façon quand cela sera le moment on ne saura pas , envol ....
alors cueille ce jour avec amour comm d'hab!
que j'aime ce texte dit par Serge tant écouté pdt mon enfance nourrie par de très grands frères et soeurs , quel chance d être " tombée sur ces cassettes les écouter et les apprendre par coeur , et les connaitre encore après tant d'années .
merci vieux jade ,
Si, si, on le sait. Je ne sais pas (plus) comment je le sais, mais je le sais. Nuance : probablement que certains ne le savent pas, mais d'autres si. Mourir les yeux ouverts, c'est le nom que ça porte. Autant dire qu'il doivent être ouverts avant. :)
Sur la plaie liste de Daniel Mille, morceau N° 5, il y a une autre version de ce poème de Boris Vian par Jean Louis Trintignant, très "soft", mais je n'ai jamais pu la poser sur le blog.
Pas spécialement la Mort Jade, il y a aussi cette particularité de sortir hors du corps, phénomène psychique, il y a des personnes qui on cette particularité sans le souhaiter particulièrement. Le corps astral se détache du physique.
Voyage astral!
Lors de mon éveil, j'ai ressenti cela aussi, j'était debout et tout d'un coup c'Est comme si je me soulevais de terre, là par contre j'ai eût peur, et tout c'Est arrêter!
Bonne nuit!
J'y pensais en l'écrivant, et Mme VJ me l'a fait remarquer, parce qu'elle l'a fait, mais c'est exactement pareil, car on n'est jamais sûr de revenir.
Très peur, ça arrive. Ça m'arrive encore. Dès qu'on aborde des expériences qui frôlent les limites de notre étable, la peur arrive. Sauf si les expériences sont spontanées.
les miens sont verts ;
et je m'attèle à ce qui soit ouverts ,
merci , encore
:) les miens aussi, sont verts. Avec des reflets dorés. :)
Le vieux jade dans l'odeur de ses choux.
Aborder la mort avec curiosité est une phrase trouvée dans un de ses bouquins. Lequel????
J'aime beaucoup la phrase; il est mort dans son sommeil. (entre parenthèse dit par quelqu'un qui a vachement la trouille de mourir).
Alors que tout le monde se rend compte de sa mort. Bien sur personne est revenu pour raconter le voyage.
L'important est de ne pas se réveiller mort (LOL)
Je connais quelques personnes qui ont fait des EMI (expérience de mort imminente, en anglais NDE). Ils n'abordent plus la mort de la même façon.
J'ai l'impression que c'est la même chose lorsqu'on fait un reset de son disque dur.
On vide son cerveau de ce que l'on connait et ça part dans la mémoire collective.
Sous toute réserve : La malasie d'alzeimer permet de mourir sans s'en rendre compte.
Continuons le débat.
hugh
On ne vide pas son cerveau : on revoit tout. C'est très connu, je l'ai vécu vers 30 ans. C'est très difficile à expliquer, j'ai le souvenir d'une EMI sans le contexte, comme si je l'avais fait en rêve ?
On aborde les états limites. Je suis personnellement très étonné par la constante "tube lumineux" (et pourtant, j'ai assisté à la régression d'une personne qui arrivait devant un tuyau lumineux, l'ange placé devant qui la retenait et disait : trop tôt), mais étonné parce que je connais des gens qui lors d'opérations très lourdes, sont descendus aux Enfers, et pas du tout montés.
Je n'ai pas de théorie, mais, comme d'habitude, des questions.
Sauf pour ce que je SAIS. Pas avec ma tête. La tête ne sait rien, elle a peur ou échaude des trucs pour se rassurer. Il y a des choses que je sais, et que ma tête ignore.
Alzheimer : beaucoup de théories aussi, oui, ça pourrait être une mise en retrait, mais, le survol de la vie, on le fait en quelques instants. Alors pourquoi des années ? Mais le temps n'existe pas. Mystères...
Je vais dodo. Bonne nuit.
Il y a des choses que je sais, et que ma tête ignore.
D'où...
Je ne sais pas que je ne sais pas.
Je sais que je ne sais pas.
Je sais que je sais.
Je ne sais pas que je sais.
Les autres ne savent pas que je ne sais pas.
Les autres ne savent pas que je sais.
Les autres savent que je ne sais pas.
Les autres savent que je sais.
Bonne nuit aussi. Pour moi, vers minuit.
Bonsoir,
Si les humains avaient vraiment profonde conscience qu'ils sont mortels, il n'y aurait pas de bordel, ici bas.
Regret, tu parles n'avoir que des regrets pour la Terre, au cas ou, mais pour l'instant, tu es vivant, alors ...
Si le médecin t'annonçais ta mort prochaine, que ferais tu? Trouvé? Fais le avant que tu ne partes!
Je t'embrasse fort,
Rien de spécial, rien de plus, rien d'autre.
Aie,
Excuse moi, j'ai oublié le Merci. :)
Bonjour,
Deux hommes, les deux sérieusement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. Un des deux hommes pouvait s'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d'évacuer les fluides de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L'autre homme devait passer des journées couché sur son dos.
Les hommes parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, leurs maisons, leurs emplois, leur participation dans le service militaire et où ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il pouvait voir dehors. L'homme dans l'autre lit commença à vivre pour ces périodes d'une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et couleurs du monde extérieur.
De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l'eau tandis que les enfants naviguaient leurs bateaux modèles. Les jeunes amoureux marchaient bras sous bras parmi des fleurs de chaque couleur de l'arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et une belle vue de la ville pouvait être vue dans la distance. Pendant que l'homme près de la fenêtre décrivait tout ceci dans le détail exquis, l'homme de l'autre côté de la chambre fermait ses yeux et imaginait la scène pittoresque. Lors d'un bel après-midi, l'homme près de la fenêtre décrit une parade qui passait par là. Bien que l'autre homme ne pouvait pas entendre l'orchestre, il pouvait la voir avec l'oeil de son imagination tellement son compagnon l'a dépeint avec des mots descriptifs.
Les jours et les semaines passèrent. Un matin, l'infirmière de jour est arrivée pour apporter l'eau pour leurs bains et trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, qui est mort paisiblement dans son sommeil. Elle était attristée et appela les préposés pour prendre son corps. Dès qu'il senti que le temps était approprié, l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L'infirmière était heureuse de le transférer et après s'être assurée qu'il était confortable, elle le laissa seul.
Lentement, péniblement, il se monta vers le haut sur un coude pour jeter son premier coup d'oeil dehors. Enfin il aurait la joie de le voir lui-même. Il s'étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Tout ce qu'oeil vu, fut un mur. L'homme demanda à l'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé avait décrit de si merveilleuses choses. L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. Elle dit: “Peut-être, il a juste voulu vous encourager.”
Epilogue
Il y a un bonheur énorme à rendre d'autres heureux, en dépit de nos propres situations. La peine partagée est la moitié de la douleur, mais le bonheur une fois partagé, est doublé. Si vous voulez vous sentir riche, vous n'avez qu'à compter toutes les choses que vous avez que l'argent ne peut pas acheter. Aujourd'hui est un cadeau, c'est pourquoi il s'appelle le présent.
Anonyme.
http://yog.lavie.over-blog.com/article-les-yeux-de-l-ame-66659039.html
Belle journée, bisous,
Peut-être que toutes les histoires que raconte ce blog sont nées de la contemplation d'un mur par un aveugle ?
:)
bonjour
je vous informe que c'est MOI DIEU qui crée l'environement qui me PLAIS..
la sensation éphemere de MA création permet à travers vos réactions de tester la viabibilitée de mon système d'amour..
La diabolisation de mon NOM à travers les pitres mitrées me désole (un sentiment invaincus avant )
Ouch ,mes excuse aux Poetes que j'ai la chance de lire ici,ma création vaut le coup,mais je ferais mieux,c'est promis,juré..
Merci de cotoyer grace à internet (mon invention) des gens simples et aimants..
DIEU
DIEU, justement ça tombe bien. J'attendais ce contact. J'ai quelques réclamations. Mineures, rassure-toi.
D'abord, j'en ai un peu marre de me lever le matin. Surtout en ce moment. Deuzio, tu pourrais me filer un chauffage un peu plus mieux bien, et surtout pas cher du tout ? Passque je me les caille.
Troizio : Mme VJ et moi, on aimerait boire un peu de Romanée Conti de temps en temps, mais on n'a pas les moyens.
Quatzio : si t'es capable d'arranger les 3 premiers, tu devrais pouvoir foutre un peu de ménage sur cette p... de planète, non ?
j'ajoute que sans MOI vous n'existez PAS..
MOI n'on plus (votre réponse anticipée)
Mais c'est vous les croyants,DIEU invente sa masturbation créatrisse ,vous inventez QUOI ?
ne reviendrez pas avant déssoulé
à pluche les amis
DIEU
Jade, bonsoir,
"Peut-être que toutes les histoires que raconte ce blog sont nées de la contemplation d'un mur par un aveugle ?"
Jade ... Ne sais pas ... toi seul sais ... et alors? Cela change quoi? :)
Aveugle ou non, nous avons tous un mur. Un mur à longer, à tâter de la main, pour y trouver la porte. Les vrais aveugles ont la finesse de pouvoir ressentir les courants d'air.
Grosses bises,
Le mur de l'état bleu. Meuh.
:)
" Ne reviendrez plus avant d'avoir déssoulé".
Oui, vaudrait mieux, faut pas vomir sur le clavier
:)
Serpillière !
DIEU ne vomis pas meme Saul sans Prof etes participe aux noces de Cana..
Merci de m'aider
DIEU
Seul vous dans votre plénitude êtes en mesure de vous aider. Nous ne pouvons vous donner que de l'attention, visible ou non.
Pourquoi m'en vouloir ?
N'est pas DIEU par hazard quand meme ?
Je suis et si cela ne vous plais pas ,changer de DIEU et de GALAXIE ...