Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 08:01

gorges du Tarn mai 2009 324
J’ai récemment observé lors d’une averse la formation de grosses gouttes translucides sur la face inférieure d’un garde-fou. Alimentées par de microscopiques ruisselets, elles oscillent, vacillent, tremblotent, prennent du poids, de l’ampleur, se tendent, reviennent, gonflent encore puis soudain…décrochent et s’écrasent au sol.

 

Comme en toutes choses, il y a un seuil de saturation, une masse critique, un point de bascule, un poids insoutenable, une tension insupportable, un vomissement irrépressible.

 

Le monde de 2010 présente tous les aspects d’une énorme goutte sur le point de lâcher. Gonflé des innombrables ruisseaux que forment les petites ordures quotidiennes, les lâchetés inavouées, les grands crimes, la somme incommensurable des mensonges et des rapines, toute la structure vibre à fond, à tel point même que la terre se remue, se secoue et devrait inspirer les plus vives inquiétudes.

 

Il n’y a plus de temps à perdre en postures ou en échappatoires. Que voulez-vous vraiment ?

 

Il n’y avait pas de bureau de douane à notre entrée en ce monde. Nous ne devons rien à personne. Nous n’avons aucun contrat avec qui que ce soit d’autre que nous-même, dans toutes nos dimensions. Se souvenir que le pèlerin est le symbole de l’âme voyageant dans un habit de peau, nu en dessous. Le mot des Jacquaires était : Ultreia, plus loin, au-delà… ("Ultra ea, et sursum ea, Deus adjuvet nos", ou "Au delà de ces choses, et au dessus de ces choses, Dieu nous aide"). De passage, nous n’avons aucun lien ici-bas. Comme le Christ, sommes nous dans ce monde, ou de ce monde ?

 

Le Christ a voulu se charger des péchés du monde. Il a aussi distingué le bon grain de l’ivraie, les fils de Dieu des fils de Satan, ce qui approche son enseignement de celui des Gnostiques. Il y a des fardeaux qui ne sont pas les nôtres. Il est important est de ne pas sombrer avec ce qui ne nous concerne pas. Le temps presse.

 

Les belles âmes s’indignent : comment, le sort de l’humanité souffrante et solidaire, de notre mère Gaïa ne vous émeut pas ? Lapidons le salaud, brûlons l’égoïste !

 

Les millions ou milliards de crétins vautrés dans l’adoration du monde moderne vous étriperont à la moindre panique si vous croisez leur chemin, et sont surtout désireux de demeurer dans leur fosse. Aider qui ne le veut pas est la chose la plus dangereuse qui soit.

 

Le prix Nobel (du nom du célèbre inventeur de la funeste dynamite, faut-il le rappeler ?) a distingué en 2009 des petits plaisantins qui cherchent à rendre l’homme immortel. Est-ce une blague ? Il y a longtemps que tous les Faust de la création attendent ce moment. Les techniques d’éternelle jeunesse, des bains de sang d’Erszébet Bathory et de Gilles de Rais aux rites des satanistes actuels ou des raëliens démontrent surtout l’infantilisme et la stupidité de leurs adeptes. Quel intérêt de devenir éternel en enfer ? Misérables fous et malades, cousus d’or. Leur or c’est de la boue.

 

Comme on fait son lit on se couche. Reste qui veut. Les appels à la fraternité indistincte et à l’amour tous azimuts sont des pièges, comme les fleurs mortifères du magicien d’Oz.

 

Si ta route, ton cœur parfaitement nettoyé te mènent vers la sortie, bouche tes oreilles au chant des sirènes qui cajolent ou menacent afin de te noyer dans la mer de la culpabilité, une fois encore. Prends avec toi les petits qui peinent et trébuchent, appuie toi sur ceux qui peuvent t’aider, et marche.

 

Les jours, les semaines, les temps qui restent doivent servir à s’éveiller enfin, se redresser, devenir des hommes et des femmes adultes, pour aller au-delà, ultreia.

Par vieux jade - Publié dans : légumes verts
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Présentation

Lisez-moi Lisez moi Lisez moi

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

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Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

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***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

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***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

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Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

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Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

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